vendredi 7 novembre 2008

Harry Potter à l'école des sorciers



Le premier film d'une série de 7, adaptation du best seller de J K Rowling.


Rowling avait bien stipulé que si son livre devait être adapté, le casting devait être exclusivement britannique.
Et donc quand Spielberg s'est proposé pour réaliser le film (avec Haley Joel Osment/ AI) dans le rôle principal, elle l'a gentiment envoyé se faire voir...^^

Niveau acteurs, on se retrouve avec ce qui se fait de mieux du côté so british : Maggie Smith, John Hurt, Richard Harris, John Cleese ou encore Alan Rickman.
Une fois encore, ce dernier joue de son accent shakespearien et de ses manières quasi théatrâles de manière déléctable et chacune de ses apparitions est un bonheur.

Difficile de choisir de jeunes acteurs crédibles, charismatiques et ne jouant pas comme des pieds. D'autant que le public est parti pour les voir dans 7 films!
Il semble pourtant que le responsable du casting ai fait un très bon boulot en découvrant ses 3 vedettes.

Campant un Harry Potter timide et faussement réservé, Daniel Radcliffe fait désormais partie des jeunes acteurs sur qui il va falloir compter et Emma Thompson n'en fait jamais trop dans le rôle de « mademoiselle-je-sais-tout ».
Quant à Rupert Grint, c'est la révélation du trio!
Il est parfait dans la peau du bon ami comique et attachant, on l'aime de suite.^^

Le scénario bien que taillé dans les grandes lignes reste fidèle au roman et même si l'on ne connait pas l'histoire, on n'aura aucun mal à se laisser emporter par les différentes péripéties qui attendent Harry et ses amis.

On est ravi de voir l'univers de Rowling prendre vie sous nos yeux.
Les lieux comme les personnages ont été extrêmement travaillés.
Certains décors sont magnifiques et les effets spéciaux sont dans l'ensemble assez réussis. Normal avec ILM...^^

La photographie apporte de très belles images, notamment les plans du train et les séquences de Poudlard sous la neige.
Mais surtout c'est la musique que l'on retient du film.

Compositeur mondialement connu, John Williams, nous livre comme toujours des partitions superbes qui apportent la touche de magie et d'aventure qu'il fallait.
La musique rappelle d'ailleurs beaucoup Hook, sur un sujet assez semblable (un monde imaginaire rempli d'enfants).

Chris Colombus, spécialiste de la comédie familliale (les Maman j'ai raté l'avion), s'en sort avec brio dans la représentation du monde de Rowling mais sa mise en scène manque d'inventivité.

Le film dure 2h30.
Normal pour un premier film de passer du temps à présenter ses personnages mais, hormis certaines scènes (le Quidditch, l'échiquier), le montage et les cadrages restent trop formatés pour nous tenir passionnés. Je le noterais donc **.


D'un autre côté le film est avant tout destiné aux enfants et Colombus remplit parfaitement la mission que l'on attend de lui : transposer le roman à l'écran et en faire un divertissement familial.
Malgré sa longeur, le film n'aura aucun mal à captiver les plus jeunes.
Il serait donc injuste de rabaisser sa note sous prétexte que je ne fais pas partie du public ciblé...

Vivement les suites! :)

Note : ***

Darkman



Jeune et brillant généticien, Peyton Westlake effectue des recherches sur la peau synthétique. Il est fiancé avec Julie Hastings, une avocate qui vient de découvrir un document compromettant pour le promoteur immobilier Louis Strack Jr. Afin de le récupérer, les hommes de main de Strack font irruption dans le labo de Peyton..

Avant les Spiderman, Sam Raimi s'était déjà attaqué au genre du super héros.

Pour ce film, il s'est entouré d'une équipe technique brillante.

Niveau réalisation, on reconnaît sans peine la patte de Raimi : ses plans séquences, sa caméra qui suit la trajectoire des projectiles (comme l'oeil dans Evil Dead 2) et surtout ses images en sur impression.

La musique est signée Danny Elfman, compositeur attitré de Tim burton et responsable de la BO de Spiderman. Pas étonnant donc que l'on reconnaisse de temps en temps du Batman, Spiderman ou encore du Beetlejuice.

Le montage et la photographie sont aussi très soignés et les différents maquillages sont de toute beauté (enfin, façon de parler^^).

Comme toujours chez Raimi, les acteurs sont très bien choisis et Liam Neeson est ici impressionnant. Son visage d'ange peut à tout instant refléter la pire noirceur.
Il maîtrise parfaitement la dualité de son personnage.

Le film est assez noir et n'est pas avare en violence (tant physique que psychologique).
Sans pousser jusqu'à l'ultraviolence, il rappelle parfois le Robocop de Verhoven et les maquillages horribles n'auraient pas dépareillés chez Cronemberg.

L'humour est lui aussi très noir et nous réserve quelques perles (le « have a nice flight! » et la scène de l'éléphant rose).

Mais que serait un film de super héros sans scènes d'action spectaculaires?

Je ne sais pas mais ce n'est pas ce film qui nous donnera la réponse.

La première scène est d'anthologie et la suite regorge de moments de bravoures tels que la scène où un méchant tire sur la route au lance grenade ou celle où le héros, suspendu dans les airs par un crochet, passe en rase motte au dessus des pales d'un hélicoptère avant de traverser la vitre d'un immeuble.

Sans oublier la mise en scène des différentes explosions et les séquences où le héros sème la zizanie en se déguisant.

A ce propos, la fameuse scène de Mission Impossble 2 où l'on croit que Hunt s'est fait abattre alors qu'il s'agit en réalité d'un méchant avec un masque a été entièrement récupérée de ce film. Hommage ou plagiat?
On la retrouve plan par plan alors que Darkman a été fait bien avant....

Au niveau des reproches certaines scènes un peu gamines ( les deux méchants dans le portique d'entrée : qui est le vrai, qui est le faux?) dénaturent un peu la noiceur de l'intrigue.
L'action est parfois gâchée par des plans mal cadrés (sur les toits) et des effets spéciaux vieilissants et Sam Raimi abuse des plans extrêmes sur les yeux des acteurs.

Presque rien en comparaison au plaisir que le film procure. On sent que Raimi s'est beaucoup amusé et pour les fans d'Evil Dead, devinez qui pointe son nez?^^

Note ***

Time and Tide




Dans le polar d'action Hong Kongais, trois noms sortent du lot : John Woo, Johnny To et Tsui Hark.

Woo est le maître incontesté de la violence lyrique et To soigne le moindre de ses cadrages.

Tsui Hark, c'est un peu le batard du groupe (pas d'offense^^).
Il n'a pas vraiment de style propre et varie selon ses films.
Difficile, par exemple, de faire des comparaisons entre les Il était une fois en Chine et ce film.

Au début était le chaos, annonce une voix off.
On a du mal à saisir l'implicaton avec le scénario (que par ailleurs j'ai eu du mal à suivre) mais effectivement à l'écran c'est le chaos!

Dans le désordre, on croise :

des militaires pris en embuscade par des tireurs invisibles, des tueurs déguisés en serveurs de restaurant, un chien qui mange les billets de banque, une lesbienne enceinte, des chinois qui parlent espagnol, des adeptes de Yamakasi, une voiture qui roule en marche arrière, une descente en rappel façon Bruce Willis, des explosions en 3d, une blague sur les souris, un type qui se fait arracher l'oreille par une balle mais qui continue de se battre, un sniper qui se planque parmi des pigeons, un rasta qui s'amuse à faire griller des cafards avec sa loupe, un type qui se planque dans un frigo, un autre qui se ballade avec un sac en plastique sur la tête et qui rampe sous des sièges d'attente, une femme qui accouche pendant une fusillade et un skater qui passe au mauvais moment.

Avec tout ça, un réalisateur inexpérimenté pourrait se perdre dans l'esbrouffe visuelle et filmer en bougeant la caméra dans tous les sens pour qu'on est « l'impression d'y être ».

Et Tsui Hark créa l'ordre.
Car, oui, le chaos peut être maîtrisé.

La caméra est sous acide et nous plonge dans le bad trip le plus total : accélérés, ralentis, très gros plans,écrans scindés comme chez De Palma, flous artistiques, montage saccadé, arrêts sur image (comme chez John Woo ou Truffaut)...

Le film entraîne le spectateur dans une débauche d'effets visuels avec rotations de la caméra à 360° à la Matrix, passage de la caméra à travers la lunette d'un fusil, visite de l'intérieur d'un flingue, et traversée d'une explosion au ralenti.

La violence est palpable et terriblement esthétique.
Difficile de trouver les mots justes pour décrire l'intensité des fusillades mais la technique de la caméra à l'épaule associée à un montage complètement hystérique nous plonge directement au coeur de l'action.
La séquence de la ruelle est à tomber!

On peut ne pas aimer le film pour un tas de raison mais visuellement, il ne laissera personne insensible.
Malgré tout ce qui se passe à l'écran on ne se demande jamais qui fait quoi et qui tire sur qui.
Tsui Hark s'en tire avec brio! Chapeau bas...

Le film doit aussi beaucoup à ses acteurs dont un Nicolas Tse, qui hypnotise la caméra.



Time and Tide n'est pas parfait.

En dehors d'un scénario cahoteux, certaines idées manquent de punch (certains impacts de balle sont représentés paf un très bref écran rouge et le film abuse des ralentis flous) et d'autres ne sont pas suffisament crédibles (les explosions en 3d c'est bien mais pas quand elles sont aussi mal faites que dans Beowulf/ de Lambert...). Et les pigeons qui volent au ralenti (merci, John Woo^^), ça va bien cinq minutes...

Mais au final la virtuosité de la réalisation l'emporte sur ces quelques défauts.

Les vingt premières minutes ne m'ont pas vraiment emballé (scénario opaque et esbrouffe too much) mais après, les doigts crispés sur mon canapé, je n'ai pas pu quitter l'écran des yeux!
A voir absolument pour tous les fans d'action!

Note : ***

Dragnet




J'aime beaucoup Dan Aykroyd (Ghostbusters, un fauteuil pour deux...) et Tom Hanks, sans être un grand acteur; a joué dans plusieurs bons films.

Ce film j'ai donc voulu le voir pour son casting.

Dan Aykroyd est paraît il un fan de Joe Friday (un célèbre policier américain) et de la série télévisée qui lui a été consacré.
Il dit donc s'être inspiré de son modèle pour tenter de lui être le plus possible fidèle à l'écran.
Je ne connais pas ce monsieur Friday mais vu l'interprétation de Aykroyd ce devait être un sacré personnage!

L'acteur, quasi monolithique, débite des kilomètres de texte à une vitesse fulgurante et énumère les différents articles du code pénal ou décrit la tenue que se doit de porter un officier sans prendre le temps de respirer. Impressionnant!

D'autant que sa voix off nous accompagne tout le long du film ; ça en fait du dialogue!
Le problème c'est que ses dialogues sont le plus souvent une description précise de ce que l'on voit déjà à l'écran et sont donc assez inutiles...

Passons à Tom Hanks maintenant...
2 oscars et plusieurs films avec Spielberg! Oui sauf qu'avant d'être connu, il était jeune.
Et quand il était jeune, il était mauvais acteur!

Dans ce film c'est une vraie tête à claque! Insupportable serait le mot.
Grimaces, blagues foireuses, rires hystériques, aucune présence à l'écran.... la totale.

A aucun moment, l'alchimie ne se fait entre les deux acteurs.
Ils se contentent de débiter leurs textes et de se lancer quelques regards bovins.

On est loin des Rush Hour et autres Arme Fatale...

Le reste est il à la hauteur?

Apparemment le film est une comédie d'action. Comédie et action, deux mots.

Comédie.
C'est donc censé faire rire.
Vannes à deux balles, rires forcés, acteurs qui surjouent, situations à mille lieux de ce qu'on peut appeler du suspense, dialogues niais et hallucinants de classicisme (on les devine à l'avance).

Mais ma parole c'est pas un film, c'est une série télé!
On s'attend presque aux rires enregistrés...


Action.
Une poursuite en voiture où l'une d'elle accroche des canoes sur la route et un colosse qui soulève une voiture. Je crois que c'est les seuls moments «d'action » que l'on peut conserver.

Les scènes d'action ne sont vraiment pas nombreuses mais quand on y est c'est encore pire.
Des coups de poings qui passent à deux mètres des acteurs, des fusillades molassones, des (une?) explosions ringardes.

Je commence à regarder le film assis, les bras croisés, je finis avachi sur mon canapé, les yeux hagards. C'EST MOOOOOU!!!!

La mise en scène est absolument affligeante. Aucune surprise! Aucun rebondissement!

Le scénario, tout tracé, déborde de clichés!

L'officier modèle fait équipe avec l'officier le plus rebelle, ils ne s'entendent pas bien mais ils finiront par être amis.
On jette une pauvre vierge en sacrifice. Sauvée elle tombe amoureuse de l'officier modèle qui -oh surprise- est vierge aussi.
La police passe la moitié du film à chercher qui est le méchant alors que le spectateur met 10 minutes....
Le héros a perdu son bagde mais le chef de la brigade lui redonne avec un grand sourire au moment opportun.
Alors qu'il s'apprête à s'envoler, le méchant dit à sa complice qu'il va monter dans l'avion et qu'ensuite il la récupère et -oh je m'y attendais pas- décolle sans elle.

Et je ne parle pas des scènes romantiques : la musique commence, les deux amants sont dans une voiture et regardent les étoiles.

C'est incroyable! On est vraiment dans de la caricature de scénario.

On s'attend à ce qu'un acteur appuie sur un bouton et que les sièges se renversent, qu'une cheminée descende du ciel en parachute ( cf Top Secret), que Charlie Sheen fasse une apparition... mais non rien du tout.
C'est bien une comédie et pas une parodie!

J'en suis resté sur les fesses (pour rester poli).
Un scénario aussi insipide je ne pensais pas trouver ça dans un film « sérieux ».

En fait le seul qui tire son épingle du jeu c'est Ira Newborn.
Compositeur de tous les Y a t'il un flic.., il excelle dans la musique faussement héroique et les rythmes entraînants, et il faut reconnaître que même aussi mal utilisés, ses morceaux sont plutôt agréables^^


S'il n'y avait la musique de Newborn et la performance de Dan Aykroyd, je n'aurais aucun remors à utiliser le dvd pour caler un meuble.
Quand au scénario, il devrait être étudié dans les écoles de cinéma pour montrer ce qu'il ne faut PAS faire!


Un film qui mérite d'avoir sa rubrique sur le site Nanarland :)

Note: * (mais c'est vraiment pour Dan et Ira!)

Le Pacte du sang




Alors que la fête étudiante du lycée Spenser bat son plein, Caleb et ses trois amis ont d'autres loisirs. Descendants des familles qui fondèrent la ville à l'époque des sorcières de Salem, ils expérimentent les pouvoirs magiques dont ils ont hérité en secret. Lorsque, au petit matin, on découvre le corps d'un étudiant ayant succombé à ce qui semble être une overdose, Caleb et ses comparses sont immédiatement soupçonnés d'y être pour quelque chose.

Là, je vais aller vite
D'abord les réjouissances.
La musique est sympa et regroupe plusieurs tubes du moment et 2 ou 3 effets spéciaux valent le coup.
C'est tout?
C'est tout.

- la réalisation est ultra clippée et le montage assez classique

- la photographie, toujours limite clip M6, n'apporte rien au film.
On a droit à un filtre bleu/vert pour faire style mais on est aux antipodes d'un Underworld!

- les acteurs ne passeront pas à la postérité. Allez hop on choisit 4 "bogosses", quelques nanas plutôt jolies et c'est parti.
S'ils jouent comme des quiches c'est secondaire...

- les dialogues sont pour la plupart assez affligeants et ne relèvent pas le niveau.

-enfin les scènes d'action ne sont ni nombreuses, ni travaillées (la voiture qui se décompose c'est bien mais ça sert à quoi dans l'histoire?), ni interessantes.
Le combat final est vraiment ridicule... KAMEHAMEHAAAA! XD

Passé l'amusante séquence d'introduction " Harry Potter can KISS MY AAAAAASS!", j'ai alterné les "pff encore une heure..." et les "ouah c'est bien fait. Si au moins ça avait un rapport avec l'histoire".

Je n'arrive toujours pas à comprendre comment un habile faiseur de films d'action ( 58 min pour vivre, Cliffhanger, Au revoir à jamais) en est arrivé à se fouvoyer dans ce genre de production pour pré ado.
+ de 15 ans passez votre chemin!

Note : 0

La guerre des Rose



Un couple apparemment heureux en tout points, se retourne un jour l'un contre l'autre.

Bien avant le Mr and Mrs Smith qui réunissait alors « le couple le plus sexy de la planète » (c'est pas moi qui le dit...), il y avait un film moins connu du grand public.
Ce film réunissait alors le « couple le plus sexy de la planète » des années 80 : Michael Douglas et Kathleen Turner.

Quand on compare les deux films, c'est évident que les Smith doivent beaucoup aux Rose!

Le trio gagnant de A la Poursuite du diamant vert revient sur les écrans dans une comédie féroce et satirique sur les désagréments du marriage.

Derrière et devant la caméra, Danny de Vito s'amuse comme un petit fou à jouer un avocat sentimentaliste et à multiplier les plans choc et les silences embarassés.

Bien meilleur que Balance Maman hors du train (son autre film), il maîtrise parfaitement la caméra et dirige ses acteurs d'une main de maître.


Les deux acteurs sont terriblement charismatiques (Kathleen Turner est une des actrices les plus belles et les plus douées de sa génération!) et c'est un plaisir de les voir se mettre des bâtons dans les roues tout au long du film.

Au lieu de tout jouer sur une simple fusillade, le film aligne des séquences de ménage inventives et débridées.
Et au jeu de celui qui ira le plus loin, chacun va pousser l'autre à l'extrême : duel de voitures, poisson arrosé par les soins personnels de Monsieur, vol de porcelaine à travers la pièce...

Les dialogues sont brillants et certaines répliques sont définitivement cultes

- Je ne suis pas venu te voir à l'hopital parce que je te croyais mor et j'avais peur de ce que je ressentais.
- Tu n'as plus à avoir peur maintenant
- Non, j'avais peur parce que j'étais heureuse!
(c'est sommairement traduit, j'ai vu le film en VO)

On rit beaucoup! Parfois jaune, parfois noir...

Alors bien sûr comparé à son remake, certaines scènes manquent de punch mais une comédie aussi acide, jouée avec talent et réalisée avec brio, on trouve pas ça tous les jours.

Note : ***

La reine des damnés




Après Entretien avec un vampire (de Neil Jordan), le charismatique vampire Lestat (Stuart Townsend) créé par la romancière Anne Rice ressort de son sommeil.
Parce que l'éternité c'est long surtout quand on est tout seul et qu'on s'ennuie...
En quête de popularité, il s'initie à la musique rock et devient chanteur dans un groupe underground dont les paroles racontent justement sa vie de "non-mort".

En rompant avec la traditionnelle discrétion des vampires, Lestat s'attire la haine des autres vampires et de son ancien maître (Vincent Perez), et réveille la soif de pouvoir de la reine Akasha (la chanteuse Aaliyah) , qui décide d'en faire son compagnon.

Un vampire qui se montre au grand jour et qui se met à dos les autres membres de sa race : le scénario partait sur de bonnes bases.

Premier constat, la réalisation est horriblement clippée et les effets spéciaux sont ridicules.

Deuxième constat, les acteurs sont livrés à eux mêmes ( remercions le Seigneur! Jackson a remplacé Stuart Townsend par Viggo Mortensen pour jouer Aragorn!) et Marguerite Moreau, censée jouer le lien humain qui relie le spectateur au récit ne fait que traverser le film.
Son personnage est insipide et n'a aucun intérêt. Ses dialogues surréalistes s'ajoutent à une quête aberrante (retrouver Lestat pour qu'il fasse d'elle une vampire).
Si au moins on connaissait ses motivations ou son passé, on pourrait peut être s'attacher un peu à elle mais, quand à son patron qui lui dit un truc du genre "Ne va pas au concert, ce sera rempli de vampires! Tu vas te faire tuer!" elle répond en souriant :"Mais non ça va aller t'en fais pas.", on a juste envie de l'achever rapidement (pour abréger NOS souffrances! XD)

La violence du film est encore une fois bien au deça de ce que l'on pourrait espérer avec ce genre de sujets (remercions le Seigneur! Len Wiseman a réalisé les Underworld!).
On a droit a quelques inhumations par le feu et une tête coupée. Sinon le reste du temps, les acteurs ont de la confiture sur les lèvres et les mouvements lors des combats sont suivis d'une traînée immatérielle qui rapelle les jeux vidéo (Legacy of Kain par exemple) mais qui fait tâche sur grand écran, surtout quand c'est mal filmé.

Le film a cependant quelques points forts.
Vincent Perez est un des acteurs les plus crédibles du film (je sais que c'est dur à croire!^^).
Il campe le mentor de Lestat avec subtilité et raffinement.
La voix off de Lestat qui nous accompagne durant tout le film créé une atmosphère particulière et plutôt intéressante.
Enfin la bande son est vraiment sympa. Bon montage sonore et morceaux de musique adéquats ( dont Down with the sickness de Disturbed qu'on retrouve dans the One)

Voilà, voilà...

Hein? quoi? la reine des damnés? Ah oui il me semblait bien que j'oubliais quelque chose.

Alors oui Aaliyah est vraiment bonne dans ce rôle (dans tous les sens du terme^^).
Son personnage a du charisme (elle fait crâmer des vampires d'un revers de la main et sa voix gutturale est du plus bel effet ) et on l'apprécie dès qu'elle entre en scène (dans les tous les sens du terme).
Pour son dernier rôle à l'écran -l'actrice est décédée dans un accident d'avion à la suite du tournage - elle enflamme les foules (dans tous les sens du... bon ok j'arrête.)

Problème... elle est présentée comme un personnage principal mais n'apparait pas avant 1h (!) de film (sachant qu'il fait 1h 40...).
Au final, on doit la voir 20 minutes à tout casser...vraiment dommage!

Sans la performance de Vincent Perez et de Aaliyah, le film serrait à jeter à la poubelle mais ils sont là, donc ça relève un peu le niveau... à une étoile...

Note : *