vendredi 7 novembre 2008

L'arme fatale 3




C'est souvent le cas avec les suites à succès.
Les premiers épisodes sont souvent noirs et violents, les suites se concentrent plus sur la comédie et le grand spectacle.

Ce qui est bien avec la série des Arme Fatale, c'est que le réalisateur et les acteurs ne sont jamais remplacés.

Le duo de tête est toujours aussi charismatique.
Danny Glover et Mel Gibson prennent un plaisir fou à se renvoyer la balle et à se moquer les uns des autres. Ca fait plaisir de voir qu'après 3 films, leur complicité reste intacte.
On connait les deux compères ; leurs incessantes prises de bec sans queue ni tête et leur manière explosive de résoudre leurs enquêtes.

On retrouve Joe Pesci dans la peau de l'insupportable Leo Getz.
L'acteur en fait des tonnes et frôle parfois l'hystérie mais attention, Pesci est un bon acteur (oscar pour les Affranchis) et c'est justement en se lâchant complètement qu'il parvient à rendre son personnage attachant.

Au bout du 3ème épisode, on avance en terrain connu.

Difficile donc de se renouveler sans faire de changement important.
Ce changement sera fait en la personne de Rene Russo (pour qui c'est le premier grand rôle à l'écran).
Aussi folle que le personnage de Mel Gibson, son personnage vient rapidement pimenter l'action et s'offre de belles bastons.
Avec une vraie présence à l'écran, l'actrice réussit même parfois à éclipser les autres acteurs.
Un bon choix de casting donc.


Doté d'un scénario pretexte, le 3ème épisode navigue constamment entre les moments de comédie pure et les scènes d'actions d'une violence assez percutante.

Comme à chaque fois les dialogues fusent, souvent pour rien, et les acteurs passent leur temps à s'égosiller mais c'est souvent drôle.
Cette frénésie verbale est devenue la marque de fabrique de la série.

Mais le film sait aussi ralentir le rythme lors de scènes familliales qui peuvent paraître clichés mais qui sont interprétées avec entrain et bonne humeur .
Bien que la comédie demeure, le film reste assez noir, notamment avec des meutres d'adolescents.

Côté action, Donner a fait mieux mais reste un bon artisan.
Montage travaillé, bons cadrages, sens du rythme... on peut juste reprocher le manque d'originalité durant les fusillades.

Comparé aux précédents, le film est moins impressionnant dans ses morceaux de bravoure mais l'humour et la complicité des comédiens fait souvent mouche.
Un film d'action classique mais efficace.
Surtout, restez bien jusqu'à la fin du générique! :)

Note : **

Armageddon



Un feu ne peut pas se propager dans l'espace.

Quand on voit le film, on se rend vite compte que la crédibilité n'a pas été prise en compte.

Spécialisé dans le blockbuster qui ne fait pas trop réfléchir, Michael Bay se préoccupe plus du spectacle que du réalisme. Mais il le fait bien.

Niveau réalisation, le film a plusieurs atouts.

Tout d'abord, le casting est bien choisi.
Aux côtés de Bruce Willis, Peter Stormare et Steve Buscemi apportent beaucoup d'humour.
Billy Bob Thorton est aussi très bon.
Et les jeunes acteurs (Liv Tyler, Ben Affleck), sans atteindre le niveau de leurs aînés, ne font pas que de la figuration.
Sans avoir une personnalité très creusée, les différents personnages du film ne sont pas sacrifiés sur l'autel du spectaculaire.

Visuellement on en prend souvent plein les mirettes avec des effets spéciaux réussis et des explosions impressionnantes (surtout au début) soutenues par des effets sonores de très bonne qualité.

Pour la bande son, Trevor Rabin et Harry Gregson Williams marchent sur les traces de Hans Zimmer avec une musique héroique, qui sait aussi nous tirer quelques larmes quand il le faut...

Mais le film est loin d'être exempt de reproches.

Les clichés abondent : chaque fois qu'on a besoin d'un réacteur, il tombe en panne, il suffit que les américains débarquent dans la station spatiale pour qu'elle explose, les militaires sont des pauvres abrutis qui s'en mêlent toujours quand il ne faut pas, les scientifiques de la NASA ne servent à rien...

Michael Bay n'oublie pas de représenter le reste du monde façon « carte postale ».
Shangai est réduit à une dizaine de jonques qui explosent en gros plan, les musulmans passent leur temps à prier et en France on roule encore en 2 chevaux :)

Le film a un passage à vide vers les ¾ (il dure 2h30).
Une fois sur l'astéroide, il ne se passe plus grand chose et voir un décor noir sur un fond bleu pendant une bonne demi heure, ça finit par lasser.
Heureusement, la fin rattrape le coup.

Enfin, le héros n'hésite pas à tirer au fusil sur un de ses collègues, il est contre les écolos mais comme c'est un catholique (il invoque souvent Dieu), c'est plus triste à la fin....et on s'attache à lui.
Je trouve cette manière de faire un peu douteuse mais bon, ça plait au public américain...

Si on oublie d'être pragmatique et de râler sur les clichés et les incohérences, le film est plutôt réussi. Si je voulais faire dans le cliché moi aussi, je dirais que c'est typiquement le genre de film que l'on regarde en mangeant du pop corn^^

Note : **

1941



On associe souvent Spielberg à ses films les plus connus et qui ont eu le plus de succès.
On oublie vite les autres.

Hook par exemple a fait presque un flop au box office mais c'est un bon film d'aventure pour enfants avec de grands acteurs, une musique inoubliable, des décors impressionnants et un humour parodique de haut niveau.

Spielberg s'est plusieurs fois attaqué au film de guerre et chaque fois avec un style totalement différent.
Caméra à l'épaule et violence à nous faire régurgiter notre 4 heures avec le Soldat Ryan ou thriller psychologique en noir et blanc avec La liste de Shindler.
Peu de gens savent qu'il s'est aussi essayé au genre version « titillage de zygomatiques ».

1941 relate l'attaque des Japonais sur le sol américain mais la mise en scène est totalement décalée par rapport aux faits historiques, le film nous plonge dans la comédie pure.
L'absurdité de la guerre est montrée de manière complètement caricaturale.

Les Japonais comme les Américains sont de parfaits imbéciles.
Si les uns prennent une fête forraine pour Hollywood et se déguisent en sapins de Noël pour passer innaperçu, les autres passent leur temps à se battre entre eux et à tout démolir.

Le film bénéficie de la présence de nombreuses stars de l'époque : Dan Aykroyd, John Belushi, John Candy (qui étaient dans les Blues Brothers), Treat Williams (un cri dans l'océan), Nancy Allen, Christopher Lee (qui parle Allemand!) et l'acteur fétiche de Akira Kurosawa, Toshro Mifune.

A sa sortie, le film a été pris en chasse par les critiques et les puritains.
En effet certaines blagues racistes et l'utilisation du mot « Negro » a du en choquer plus d'un (même si l'on voit que Candy, le militaire raciste, s'amuse et ne se prend pas au sérieux).
Ensuite, l'inefficacité de l'armée US et sa propention à tirer sur tout ce qui bouge a du également être mal prise.

Enfin, le public lui même devait s'attendre à un film d'un autre acabit.
On ne se moque pas impunément de Pearl Harbour sans retour de flamme!

Considéré pendant longtemps pendant l'un des plus mauvais Spielberg, le film a été un échec commercial et a été oublié au fil du temps. Il est d'ailleurs quasi impossible de le trouver en dvd!

Pourtant, il mérite largement d'être vu.
Le budget conséquent du film a permis à Spielberg de mettre le paquet au niveau du spectaculaire et il ne se gène pas pour détruire les décors de manière totalement invraisemblable.

Entouré de ses collègues de longue date dont le monteur Michael Kahn et le compositeur John Williams (la musique est brillante!), il réalise un petit bijou de comédie burlesque et déjantée où gags visuels et répliques hilarantes sont légions.



Imaginez un Hot Shot réalisé par Spielberg et vous aurez une parfaite idée de ce que vaut le film...

Note : ***

Enfermés dehors



Un SDF (Albert Dupontel) trouve un uniforme de flic et le met pour manger dans les cantines de police...

Les bons films français se font de plus en plus rare, je suis d'autant plus content quand j'en vois un!

Dupontel est ami avec l'ex Monthy Python Terry Gilliam (Brazil, Las Vegas Parano). Avec lui, il partage le goût du surréalisme et du burlesque.

Tout comme dans Bernie, Dupontel nous gratifie de scènes plus barrées les unes que les autres auquelles s'ajoutent des dialogues absurdes et vraiment excellents.
Chaque ligne de dialogue est une perle en soi et honnêtement ça faisait longtemps que je m'étais pas marré autant devant un film...français!

- "Qu'est ce qu'elle fout là ta boutique de merde? Tu vois pas qu'elle gêne?"
-"Ah non mais excuse-moi vieux, je t'ai réveillé. Et bon match de foot ce soir!"
/et bam dans la tronche, les sportifs du dimanche!!

Le film est un festival de cascades délirantes. En bus, en moto, à pied sur le capot d'une voiture, suspendu à une antenne télé.. ces scènes sont aussi originales que diversifiées!
Et de séquences surréalistes (Dupontel, complètement shooté, se met à gérer la circulation des nuages et les affiches publicitaires prennent vie) mais il est aussi profondément humaniste.
Tout en peignant notre société de consommation au vitriol, Dupontel réussit une comédie cartoonesque décoiffante et hilarante où les fantômes de Chaplin et Buster Keaton rejoignent le conte de fée moderne.

Bien joué, bien filmé (la caméra devient vite aussi farfelue que les personnages qu'elle filme), doté d'une bonne bande son et d'une belle histoire d'amour (tordue et inventive), le film est une vraie réussite!
Beaucoup moins gore que Bernie mais tout aussi trash, le film perd en noirceur ce qu'il gagne en dérision (on peut rire des choses les plus désespérées).

Doux, dur, dingue" ce titre tiré d'un film de Clint Eastwood lui irait comme un gant.

Note : ***

3 enterrements



Après plusieurs mois d'abscence, je reviens pour poster mes articles de films!
* applaudissements dans le fond...

Je dois vous avertir que je regarde le plus souvent les films en VO désormais.


Dans la lignée de Clint Eastwood et Sean Penn, Tommy Lee Jones passe avec succès derrière la caméra et nous livre un grand film de genre.
Ce n'est pas peu dire qu'il nous offre certains des plus beaux plans jamais vus au cinéma.
La photographie est parfois à couper le souffle. Embellis par un filtre très lumineux, les paysages sont d'une beauté renversante.

Inspiré par Tarantino, son film ne suit pas l'ordre chronologique que l'on attend de lui et se présente explicitement sous 4 parties, chacune annoncée par un titre à l'écran.

Devant la caméra, il est grandiose. Cow boy bourru, le visage buriné par le soleil, il parle peu mais juste. Son interprétation, récompensée à Cannes, le classe parmi les plus grands.

Façe à lui, Barry Pepper (le sniper dans le Soldat Ryan) crie de douleur et crache ses tripes de façon réellement convaincante.
Impitoyable, TLJ le forcera à courir pieds nus sur un sol rocailleux, à se vautrer plusieurs fois à pleine vitesse, les mains attachées par des menottes et ira même jusqu'à l'attrapper au lasso pour le traîner derrière son cheval.

Sous ses airs de western mélancolique, le film s'avère terriblement drôle, instillant un humour très noir. Le cadavre qu'ils doivent aller enterrer est utilisé plusieurs fois de manière glauque et toujours innatendue.

Pas un plan inutile, pas un mot de trop. Le scénario, simple mais efficace, surprend souvent et jusqu'au final où l'on se rend compte que cette traversée du désert a été un voyage initiatique pour les deux personnages.

Note : ***

samedi 20 septembre 2008

Retour vers le Futur 3



En ce qui concerne le dernier épisode, c'est bien le plus gamin de la série.
Beaucoup de gags pour les plus jeunes et une histoire d'amour à l'eau de rose.
Quoi qu'il en soit, la musique du film est probablement la meilleure des 3, le décor western apporte de bonnes idées et les péripéties accrochent toujours autant.
Enfin, l'épilogue répond aux questions qu'on pouvait se poser dans le précédent (qui est Needles? par exemple).
La trilogie « Retour vers le futur» est donc d'une qualité inégale mais se termine pourtant avec brio.
Portée par des comédiens merveilleux, elle fait partie, pour ma part, des meilleurs films que j'ai vu.
Note : ***

Retour vers le futur 2




J'ai beau essayer de faire des articles suffisamment longs pour apporter le maximum d'informations, je n'arriverai pas à maintenir la cadence^^ : les horaires de la fac vont m'obliger à faire plus court.

« Retour vers le futur » fut l'un des plus gros succès américain, et qui dit gros carton dit séquelle.


Le premier film se terminait par un twist final suggérant une éventuelle suite mais il s'agissait d'un simple clin d'oeil. Zemeckis ne pensait même pas rentrer dans ses frais...

Le second volet est probablement le plus riche de la trilogie.

Commençant par un voyage dans un futur coloré (à l'opposé de la décharge de « Blade Runner ») et délibéremment kitch, le film montre rapidement une facette beaucoup plus noire.



Tout comme la trilogie de Spielberg (qui est le producteur du film), ce second épisode est empreint d'une noirceur innatendue.


Malgré tout, la bonne humeur reprend vers la fin où les paradoxes temporels battent leur plein : chaque acteur joue son personnage 2 fois dans la même scène.


Pour certains, le meilleur épisode , pour d'autres le pire... Choisissez votre camp^^


Une chose est sûre, l'hoverboard (qui existe vraiment!!! mais qui n'est pas commercialisé) marque les esprits!

Note: ***