<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019</id><updated>2011-11-15T02:17:23.073-08:00</updated><title type='text'>nazgulantong</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>233</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-5350658833627394806</id><published>2011-03-25T15:57:00.000-07:00</published><updated>2011-03-25T16:41:08.963-07:00</updated><title type='text'>Paul</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-jV_XMxDQPrY/TY0oD-ppDiI/AAAAAAAAAC8/ylhDw7OndM8/s1600/Paul-film-affiche-officielle-Poster-01.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 216px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-jV_XMxDQPrY/TY0oD-ppDiI/AAAAAAAAAC8/ylhDw7OndM8/s320/Paul-film-affiche-officielle-Poster-01.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5588166761459027490" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 60 ans, Paul, un extraterrestre, vit sur terre et collabore avec le gouvernement américain. Il se cache à l'abri des regards dans une base militaire ultra secrète... Hélas pour lui, maintenant que le gouvernement américain lui a soutiré toutes les informations intéressantes sur la vie extraterrestre, il décide de se débarrasser de lui. Paul réussit alors à s'échapper et tombe nez à nez avec deux adolescents attardés fans de science-fiction qui sillonnent les États-Unis en camping car. Paul les convainc de l'emmener avec eux et de l'aider à quitter la terre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une astucieuse relecture des films de zombies (« Shaun of the Dead ») et un film d'action  invraisemblable - mais vrai - (« Hot Fuzz »), les joyeux drilles du cinéma geek Simon Pegg et Nick Frost reviennent chambouler vos zygomatiques, en s'attaquant cette fois à la science fiction avec « Paul ». Si certains peinent encore à croire à l'existence de la vie sur une autre planète, on peut affirmer que les extraterrestres ont déjà colonisé le cinéma, sous des formes diverses et variées, depuis bien des lustres. Les poilus, les baveux, les grands, les petits, tout, tout, tout vous saurez tout sur les E.T. Depuis le temps qu'ils se ramènent sur nos écrans, on pourrait croire que le genre peine à se renouveler et que le public ait fini par se lasser mais avec la véritable invasion qui nous attend cette année (« Battle Los Angeles », « I am number 4 », pour ne citer qu'eux), il semblerait que la (sou)coupe soit loin d'être pleine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la plupart du temps, les films présentent des aliens belliqueux, prétexte à des scènes de destruction à grand spectacle, il arrive parfois que ces derniers fassent moins de dégâts et soient plus affables et drôles, comme le mythique E.T du film éponyme. De même, avec « Paul », Pegg et Frost s'aventurent moins dans le registre du film catastrophe que dans la comédie bon enfant. Quand on est de grands enfants. Car si « E.T » est un adorable compagnon de jeux pour nos chers bambins, Paul serait plus proche du coloc qui passe son temps à roupiller sur le canapé en se grattant le derrière, et à fumer un joint au réveil. Autant dire que le film s'adresse à un tout autre public que celui de Spielberg. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet malgré une apparence classique (petit, gris, grand yeux), Paul n'a rien d'un alien conventionnel. Il s'est d'ailleurs particulièrement bien intégré à la société moderne et ne refuse jamais une cigarette ou un beignet. C'est bien simple, on jurerait Seth Rogen dans « Pineapple Express » et « En cloque mode d'emploi ». Rien d'étonnant puisque c'est justement l'acteur qui lui prête sa voix, reconnaissable entre mille. Le comportement du personnage est d'ailleurs tellement proche de celui de Rogen qu'en écoutant Paul parler on a parfois l'impression de voir l'acteur à l'écran. L'un à la voix, l'autre le physique, ensemble ils forment un personnage charismatique et attachant qui risque bien de devenir un incontournable de la SF aux côtés de E.T. Pour des raisons différentes, bien entendu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Paul n'est pas la seule star du film. Les inséparables geeks Pegg et Nick forment un couple... d'inséparables geeks. On sent qu'ils sont totalement à l'aise dans leur univers et qu'ils s'amusent comme des petits fous. Un plaisir communicatif. Mais la vraie surprise du film vient des rôles secondaires. Entre un vieux fanatique qui ne cesse de citer la Bible, sa fille qui s'initie à un langage moins... châtié, des agents du gouvernement complètement timbrés, des rednecks homophobes ou encore une vieille femme retirée à la campagne qui cultive son « herbe » , le film rassemble une vraie bande de gais lurons farfelus mais attachants avant de les lancer à la poursuite des uns des autres dans une ambiance délirante de road movie à l'ancienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assez surprenant pour ce genre de film, la qualité de l'écriture surprend constamment. Les dialogues sont hilarants et les bonnes répliques fusent. Hormis les -rares- moments dramatiques, l'humour est toujours au rendez vous et promet de franches tranches de rigolade. Entre Paul au comportement très (trop?) humain et Clive et Gramme qui ont l'impression de s'être perdus sur une autre planète, la définition d'"alien" prend un tout autre sens. Et malgré le nombre impressionnant de protagonistes impliqués dans l'affaire et une volonté farouche de constamment placer des références aux grands titres du cinéma de SF, le film ne semble jamais s'égarer en chemin et reste concentré sur le script. En ce qui concerne les références elles mêmes, le danger aurait été d'en faire l'intérêt majeur du film et de construire l'intrigue autour, à la matière d'un « Scary Movie ». Ici, elles sont généralement subtiles (ce qui est encore plus valorisant quand on les reconnaît) et parfaitement intégrées à un scénario qui se déroule sans temps mort. Les clins d'oeil intelligents abondent et on appréciera surtout les caméos de deux légendes du cinéma de SF qui prennent un malin plaisir à démolir leur propre image...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour leur troisième film en commun, les deux compères Pegg et Frost n'ont rien perdu de verve jubilatoire. Joussif de bout en bout, « Paul » est à la fois un superbe hommage à la culture geek, une belle et touchante histoire d'amitié, et un road movie frappadingue. Seth Rogen excelle dans la composition vocale de Paul et une floppée de seconds rôles bien gratinés assurent de passer un très bon moment. Pour peu que vous soyez réceptif à ce genre d'humour. Un film de geeks, fait par des geeks, avec des geeks, pour des geeks. Mais pas que. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-5350658833627394806?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/5350658833627394806/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=5350658833627394806' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/5350658833627394806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/5350658833627394806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2011/03/paul.html' title='Paul'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-jV_XMxDQPrY/TY0oD-ppDiI/AAAAAAAAAC8/ylhDw7OndM8/s72-c/Paul-film-affiche-officielle-Poster-01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-1563995446529671184</id><published>2011-02-10T03:38:00.000-08:00</published><updated>2011-02-10T04:14:49.381-08:00</updated><title type='text'>The Fighter</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-sPGqwCQGKF4/TVPWrlMB1pI/AAAAAAAAAC0/YYwEA_k4w3A/s1600/the-fighter-poster-01.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 205px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-sPGqwCQGKF4/TVPWrlMB1pI/AAAAAAAAAC0/YYwEA_k4w3A/s320/the-fighter-poster-01.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5572033208192718482" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Micky Ward est un jeune boxeur dont la carrière stagne. Il va rencontrer Charlene, une femme au caractère bien trempé, qui va l'aider à s'affranchir de l'influence négative de sa mère, qui gère maladroitement sa carrière, et de ses sœurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est moi ou les films sur la boxe sont de véritables appâts à Oscars? Que ce soit les grands classiques comme « Rocky » ou « Raging Bull », le plus récent « Million Dollar Baby » ou encore le méconnu « De l'ombre à la lumière », tous ces films ont, au moins, été nominés pour une flopée de récompenses. Et avec une impressionnante collection de nominations aux Oscars à la clé (7!), c'est exactement le même parcours qu'attend « The Fighter ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pourquoi ce noble sport qu'est la boxe attire autant l'attention du public et de la critique au détriment des autres sports? En effet Michael Jordan n'a jamais rien obtenu pour sa prestation dans « Space Jam ». Mauvais exemple, admettons. Mais la question reste ouverte. C'est peut être que sur le ring comme dans la rue, la vie d'un boxeur est un combat de tous les instants, ce qui rend les personnages si complexes et leur histoire si passionnante. Sans oublier que la plupart viennent d'un milieu difficile et que c'est à la sueur des poings et la forcr de leur front (ou l'inverse) qu'ils doivent se battre pour gravir les échelons. L'histoire intemporelle du pauvre gars défavorisé qui réussit grâce à son seul talent et à sa détermination. Le rêve américain en somme. « From rags to riches » comme on dit là bas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« The Fighter » ne faillit pas à la règle d'or et présente donc le personnage principal, le jeune Micky Ward (Mark  Wahlberg), durant les différentes étapes de son ascension. Pour le rôle, Wahlberg s'est forgé un vrai physique de combattant d'arène et arbore une musculature de statue grecque. En revanche, grand habitué du film d'action sans prétention (« The Shooter », « Max Payne », « Braquage à l'Italienne »), il a rarement fait parler de lui pour son jeu de comédien. On le voyait donc mal donner de la profondeur à son personnage. Mais c'est oublier que Walhberg a également brillé dans « Boogie Nights » et qu'il a été nominé aux Oscars pour sa prestation de flic sarcastique et dur à cuire dans « The Departed », damant au passage le pion à des comédiens de renom tels que Jack Nicholson et Martin Sheen... Tout ça pour dire que Wahlberg est loin d'être un simple acteur de série B et il le prouve avec élégance et retenue dans « The Fighter ». Malgré sa carrure de dieu vivant (qui l'impose d'emblée sur le ring) c'est en effet son jeu lui même qui retient l'attention. Loin de jouer les gros bras (si j'ose dire), Wahlberg apporte une douceur et un calme inattendu pour ce genre de rôle, faisant de Micky Ward un personnage touchant plus proche du Rocky de Stallone que de De Niro dans « Raging Bull ». Certainement l'un des meilleurs rôles de sa carrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais comme ses prédécesseurs, « The Fighter » ne démontre pas le talent d'un seul acteur mais bien de tout un pan de casting. Et le succès du film doit énormément à une palette de rôles secondaires, étoffés et convaincants. Plus que l'histoire d'un seul homme, « The Fighter » dépeint, avec justesse et force de sentiment, une famille entière, en conflit et réconciliation permanents. En effet, ce qui caractérise le film c'est la relation qu'entretient Micky avec son frère aîné, ancien boxeur un peu simplet et shooté au crack, incarné à l'écran par Christian Bale. De même que pour Wahlberg, Bale était un choix de casting aussi risqué qu'audacieux car l'acteur est surtout mondialement connu pour son interprétation monolithique du justicier masqué de Gotham, ce qui ne sied guère au rôle qui lui est attitré ici. Mais comme Wahlberg, Bale possède deux facettes bien distinctes. Quand il ne joue pas les soldats inexpressifs (« Terminator : Renaissance », « Equilibrium »), Bale sait surtout se glisser dans la peau de personnages bizarres, aussi illuminés que charismatiques (« American Psycho », « Rescue Dawn »). Dans « The Fighter », il se cache derrière son personnage d'huluberlu avec aisance, perdant plus de 20 kilos pour le rôle et arborant un sourire niais et des yeux hagards tout au long du film. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faire l'idiot au cinéma, tout le monde peut le faire. Mais jouer les idiots demande en réalité une grande intelligence de la part du comédien pour éviter de sombrer dans la caricature et le grotesque. Il faut parvenir à faire rire de soi sans pour autant se ridiculiser ce qui n'est pas le plus évident. La preuve en est que les plus grands idiots du 7ème art, Jim Carrey (« Ace Ventura »), Jeff Bridges « The Big Lebowski », ou encore Jacques Villeret (« Le dîner de cons ») pour rester dans nos contrées francophones, sont tous de grands comédiens maintes fois récompensés pour leur talent. Christian Bale est désormais à compter parmi eux. Malgré l'exubérance de son personnage, l'acteur parvient à conserver toute son humanité et sa crédibilité. Mieux encore, il reéussit à rendre attachant un junkie qui ne se rend pas compte qu'en plus de détruire sa vie, il entraîne toute sa famille avec lui. Une performance surprenante qui lui a déjà valu le Golden Globe du meilleur second rôle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux côtés de ces deux superbes prestations masculines s'ajoutent celles de deux actrices, toutes deux dignes d'une nomination pour la statuette. En mère acariâtre et blasée autoproclamée entraineuse de boxe, Melissa Leo impressionne à la fois par l'amour pour ses enfants qui l'anime et la rage intérieure qui la consume. De par sa force de caractère, elle n'a aucun mal à nous convaincre qu'elle a élevé une dizaine d'enfants à elle seule. Dans un registre totalement différent, Amy Adams campe la petite amie de Micky, bien moins niaise et stupide que les bimbos habituelles dans ce genre de rôle. Le genre de fille qui sait gérer sa vie sans l'aide de personne et à qui on la raconte pas. Autant dire que quand les deux femmes se rencontrent, les étincelles fusent et les hommes entament un repli stratégique bien senti...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les louanges des acteurs mis à part, le film en lui même reste remarquable en tout point. La réalisation de David O. Russel est précise et efficace. L'histoire se déroule sans temps mort ni scène d'exposition inutile. Au lieu de présenter longuement chaque personnages, Russel préfère les laisser évoluer librement pour mieux appuyer leurs qualités et leurs défauts. Car dans ce monde de lutte incessante, personne n'est parfait. Et dans ce portrait de famille dysfonctionnelle, on retrouve presque la patte de Sam Mendes (« American Beauty ») en ce sens où le réalisateur se contente de mettre en scène ses personnages sans porter de jugement sur leur façon d'agir. Le film évite ainsi toute moralisation malvenue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne la narration elle même, la mise en scène de Russel lorgne plus du côté de Paul Thomas Anderson (« Boogie Nights », « There Will be Blood »). Non seulement pour ses transitions abruptes et sa chronologie aléatoire mais aussi pour le soin apporté à la musique. Sans oublier une capacité indécente à toujours rester sur le fil du rasoir entre drame et comédie. Enfin en ce qui concerne les matchs de boxe, des effets sonores percutants et un montage acéré (nominé aux Oscars) nous plongent au cœur du ring et nous laissent sur le carreau comme après un coup à l'estomac. Du grand art. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus qu'un excellent film de boxe, la réalisation sans faille et un casting de haut niveau font de « The Fighter » un excellent film tout court. Christian Bale a rarement été meilleur. De nombreux critiques considèrent « The Fighter » comme le « Rocky de la nouvelle génération ». Néanmoins, contrairement à son modèle et en dépit de nombreux moments forts, le film de David O. Russel ne possède aucune scène d'anthologie, ce qui l'empêche de prétendre à la ceinture de champion. Il n'en reste pas moins un sacré poids lourd dans sa catégorie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ****&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-1563995446529671184?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/1563995446529671184/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=1563995446529671184' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/1563995446529671184'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/1563995446529671184'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2011/02/fighter.html' title='The Fighter'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-sPGqwCQGKF4/TVPWrlMB1pI/AAAAAAAAAC0/YYwEA_k4w3A/s72-c/the-fighter-poster-01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-872404629231002922</id><published>2011-02-08T05:35:00.000-08:00</published><updated>2011-02-08T05:53:07.091-08:00</updated><title type='text'>Black Swan</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TVFKtOADH4I/AAAAAAAAACs/x8JFVfEHpIg/s1600/black-swan-une-affiche-troublante-pour-natalie-portman1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 216px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TVFKtOADH4I/AAAAAAAAACs/x8JFVfEHpIg/s320/black-swan-une-affiche-troublante-pour-natalie-portman1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5571316354746883970" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rivalités dans la troupe du New York City Ballet. Nina est prête à tout pour obtenir le rôle principal du Lac des cygnes que dirige l’ambigu Thomas. Mais elle se trouve bientôt confrontée à la belle et sensuelle nouvelle recrue, Lily...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je vous dis de penser au Lac des cygnes, il est très vraisemblable que vous aller voir défiler devant vos yeux des jeunes filles en fleur à la légèreté peu commune, des tutus affriolés difficile à porter dans la rue et des soupirants bondissants aux costumes un peu trop étriqués au niveau de la ceinture. En revanche, peu d’entre vous songeraient à associer de classique de la danse qui ne l’est pas moins à des thèmes moins recommandables tels que la schizophrénie, la bisexualité, l’abandon de soi à travers la consommation de drogues, ou encore l’onanisme féminin. Tout le contraire du réalisateur Darren Aronofski qui s’en donne à cœur joie en abordant sans retenue les sujets précédemment cités…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Méconnu du grand public, Aronofski n’en reste pas moins une figure de proue du cinéma indépendant. Difficile en effet d’oublier le cultissime « Requiem for a Dream », ses personnages pris dans une spirale infernale et sa musique obsédante. Après un passage à vide de quelques années suite à l’échec commercial de « The Fountain », le cinéaste est revenu sur le devant de la scène avec l’émouvant « The Wrestler » prouvant à ses détracteurs qu’il en avait encore dans le ventre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et dans « Black Swan » en avoir dans le ventre, c'est que l'on demande au spectateur pour supporter ce qu'il voit à l'écran. Car si l’univers du ballet et du catch n’ont à priori rien en commun, le film partage de nombreuses similitudes avec son prédécesseur, et spécialement dans la démonstration des capacités physiques intenses des comédiens. En s’approchant au plus près des danseuses, Aronofski nous dévoile la dure réalité des répétitions. Ici les côtes fêlées et les os broyés des lutteurs sont simplement remplacés au pied levé (c’est le cas de le dire) par les tendons étirés à l’extrême, les ongles écrasés et autres déchirures musculaires assez désagréables et peu ragoûtantes. Cette plongée dans les coulisses de la danse nous dévoile un univers finalement peu connu où la vie n'est certainement pas aussi rose que sur les planches. Les danseuses doivent s'entrainer sans relâche, souvent au détriment (voire au mépris) de leur propre corps, pour à la fin atteindre la perfection dans leurs gestes les plus infimes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est bien à cette perfection que tend Nina, jeune danseuse mal dans sa peau et psychologiquement instable, interprétée – à la perfection pour sûr – par Natalie Portman. Révélée à 11 ans (!) aux côtés de Jean Reno dans « Léon », l'actrice n'a depuis cessé de prouver son talent, jonglant sans peine entre blockbusters commerciaux (la nouvelle trilogie Star Wars) et films au budget plus intimistes, entre drame (« Brothers ») et comédie (« Garden State »).  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa carrière, courte mais prolifique, lui vaut l'admiration des critiques comme du grand public et l'affirme comme l'une des comédiennes les plus talentueuses de sa génération. Grâce à sa prestation dans « Black Swan », elle a déjà remporté le Golden Globe de la meilleure actrice et il est possible que la fameuse statuette tant convoitée lui soit enfin accordée. C'est que pour jouer Nina, Portman s'est physiquement métamorphosée afin d'effectuer elle même les nombreux pas de danse demandés dans le film. Mais plus que dans le jeté et les pas de deux, c'est bien dans son jeu que l'actrice se révèle la plus surprenante. Maitrisant à merveille la dualité de son personnage, elle se fait d'abord vulnérable et prude avant de nous dévoiler un côté cruel insoupçonné et une sensualité exacerbée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tantôt fragile, tantôt effrayante, l'actrice ne recule devant aucun tabou et déploie une palette d'émotion impressionnante mais toujours juste. Nina est sans conteste le plus grand rôle de l'actrice à ce jour. Et si Portman est de tous les plans, on retiendra également les interprétations superbes de Mila Kunis (sexuelle et libérée), Barbara Hershey (mère sur-protectrice et désespérée à mi chemin entre « Requiem for a Dream » et « Carrie ») et de Vincent Cassel (suintant de virilité). Sans oublier la courte apparition de Winona Ryder dans une scène qui marquera les esprits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais autant que les comédiens, « Black Swan » ne serait rien sans les talents derrière la caméra. Loin des mondes féériques et enchanteurs que décrit la danse classique, le film nous plonge dans un univers malsain et glauque où sexe et perversion sont rois. En privilégiant des couleurs criardes, des images crues et un grain photoréaliste, Aronofski instaure un malaise constant qui n'est pas sans rappeler l'univers poisseux de Gaspard Noé (« Irréversible »). Caméra à l'épaule, il adopte un style quasi documentaire  qui renforce l'impression de faire partie intégrante de la scène. La caméra ne quitte jamais les acteurs des yeux, nous dévoilant tout de leur intimité. Le spectateur devient alors voyeur et le mal être n'en est que plus intense. Mal être accentué par la musique incessante et obsessionelle du compositeur attitré du réalisateur, Clint Mansell.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourra reprocher au scénario de « Black Swan » d'être un peu trop simpliste. Mais ce n'est qu'une apparence. Alors qu'il s'agit aux premiers abords d'une vulgaire relecture du Lac des cygnes, « Black Swan » joue entièrement sur la dichotomie cygne noir/cygne blanc, et de ce fait sur les deux personnalités de l'héroine. Mais là encore, difficile d'y voir clair. Abusant d'un ingénieux jeu de miroir, d'hallucinations terrifiantes et d'un maquillage outrancier (plusieurs clin d'oeil au cinéma de Cronenberg), Aronofski brouille habilement les pistes dès le début à propos de ce qui est réel et de ce qui ne l'est pas. Ainsi, l'histoire basique instaurée lors du spectacle de danse se mue en un de ces labyrinthes  scénaristiques vertigineux à la David Lynch où aucune sortie n'est visible. Pour ceux qui ont passé des jours à se triturer les méninges pour tenter de décrypter la fin d'« Inception » (tombera, tombera pas?), les dernières minutes de « Black Swan » vous promettent de nombreuses nuits blanches supplémentaires.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sex, drugs et danse classique. Profondément dérangeant mais aussi terriblement excitant, « Black Swan » sonde les tréfonds de l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus noir. Les thèmes abordés, l'univers sombre et sordide et certaines scènes à la limite de l'écœurement ne rendent définitivement pas le film abordable au tout public. D'après un des personnage du film : « le ballet n'est pas ennuyeux. C'est juste pas pour tout le monde ». On peut dire de même pour « Black Swan ». Mais passer à côté, c'est risquer de manquer l'un des meilleurs films de l'année et la performance exceptionnelle et bouleversante d'une actrice qui donne le meilleur d'elle même pour supporter un scénario d'une rare maturité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note: ****&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-872404629231002922?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/872404629231002922/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=872404629231002922' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/872404629231002922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/872404629231002922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2011/02/black-swan.html' title='Black Swan'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TVFKtOADH4I/AAAAAAAAACs/x8JFVfEHpIg/s72-c/black-swan-une-affiche-troublante-pour-natalie-portman1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-4148322158582832659</id><published>2011-01-11T07:01:00.000-08:00</published><updated>2011-01-11T07:46:07.170-08:00</updated><title type='text'>127 heures</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TSx5AJ5ga-I/AAAAAAAAACg/260op1XsVuQ/s1600/127-heures-poster.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 203px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TSx5AJ5ga-I/AAAAAAAAACg/260op1XsVuQ/s320/127-heures-poster.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5560952683459800034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Parti pour une randonnée en solitaire dans les gorges de l’Utah, Aron Ralston, jeune alpiniste expérimenté, se retrouve bloqué au fond d’un canyon isolé lorsqu’un rocher s’éboule, lui emprisonnant le bras. Parti pour une randonnée en solitaire dans les gorges de l’Utah, Aron Ralston, jeune alpiniste expérimenté, se retrouve bloqué au fond d’un canyon isolé lorsqu’un rocher s’éboule, lui emprisonnant le bras. Pris au piège, menacé de déshydratation et d’hypothermie, comprenant que les secours n’arriveront pas, il va devoir prendre la plus grave décision de son existence…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ATTENTION CETTE CRITIQUE CONTIENT DES SPOILERS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’histoire d’un mec (comme dirait Coluche). Il part se promener dans un canyon et paf il tombe. Il se fait écraser le bras par un rocher et il reste coincé  pendant cinq jours. A la fin, il se coupe le bras pour s’en sortir. Voilà c’est tout. Dit comme ça, « 127 heures » a l’air peu palpitant. Et pourtant, il s’agit probablement d’un des meilleurs films de l’année (même si elle vient juste de commencer). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« 127 heures » est tiré d’un livre (« Between a rock and a hard place ») basé sur une histoire vraie, celle de Aron Ralston qui raconte son périple et comment il a survécu. Car cinq jours ça parait rien comme ça, mais quand on ne peut même pas bouger le petit doigt (dans ce cas aplati sous quelques tonnes de roche), ça peut sembler particulièrement long. Surtout quand on manque d’eau et de vivres, qu’on est coincé à quelques dizaines de mètres de la surface et que le seul habitant à des kilomètres à la ronde est un aigle qui passe (et qui rapace…) à intervalles réguliers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si le titre est suffisamment explicite et les jours notés à l’écran, l’histoire n’a rien d’une course contre la montre. Au contraire, le film nous plante là avec Aron et laisse le temps s’écouler sans que l’on s’en rende réellement compte. Entre deux regards fréquents sur sa montre et les batteries de sa caméra qui s’épuisent, pour Aron comme pour nous, le temps devient une notion abstraite et aléatoire qui prend un sens différent. Les secondes deviennent des minutes, les minutes des heures et les heures des jours. Et à mesure que les jours défilent, on partage sa solitude, captifs à notre tour d’une prison de pierre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus surprenant c’est que le film n’a rien de déprimant, bien au contraire. Aussi bizarre qu’il puisse paraître, il donne même une pêche incroyable. Alors que le personnage demeure statique, la caméra jouit d’une liberté totale et se déplace constamment pour aller se placer dans les endroits les plus inattendus. Quand elle ne survole pas le canyon pour nous laisser contempler la beauté des paysages désertiques, elle va se nicher entre les orteils d'Aron, sous ses narines, voire au fond de sa bouteille d’eau alors qu’il est en train de s’abreuver. Elle (et donc le spectateur) partage alors une intimité totale avec le personnage principal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le plus impressionnant, c’est quand le film nous plonge dans l’univers mental du protagoniste. Car si ce dernier est physicalement restreint, son esprit vagabonde à loisir à travers le temps et l’espace. Accélérés labyrinthiques, écrans multi-facettes ou mobilier surréaliste, rien n’est trop extravagant pour représenter les pensées, rêves, souvenirs et sensations d’Aron à mesure que sa raison l’abandonne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est que la qualité du film doit énormément à son développement sensoriel. « 127 heures » est réalisé par Dany Boyle dont le dernier film, « Slumdog Millionaire » a remporté (entre autres) les oscars du meilleur son, meilleur montage et meilleure photographie. Inutile de dire que « 127 heures » est sur la bonne voie pour prendre la relève. Le débordement de couleurs explosives contraste parfaitement avec le sinistre de la situation, la bande son fabuleuse donne au film une énergie communicative et le montage frénétique mais calculé ne perd pas une miette des événements – quitte à les montrer plusieurs fois à la suite ou en simultané. Enfin, le travail sur le son est juste exemplaire et suffit à nous maintenir en immersion constante. C’est simple, on a presque l’impression de caresser la roche avec les mains. Les moments d’exception ne manquent pas : alors qu'Aron cherche à étancher sa soif, une avalanche de boissons fraîches, aux bulles frémissantes, jaillit à l’écran nous laissant à notre tour salive en bouche, et quand il se blottit sous son sac à dos pour se protéger du froid, il suffirait de peu pour que sa transpiration nous envahisse les narines. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la fameuse séquence de la libération, disons simplement que ceux qui n’ont pas le cœur bien  accroché seront priés de quitter la salle en gardant une main devant la bouche jusqu’aux toilettes. Ce n’est pas juste le sang écarlate qui emplit l’écran qui manque de faire tourner de l’œil, et ce n’est pas non plus cet effroyable craquement d’os brisé qui va vous faire serrer les dents à vous écorcher la machoîre. Non. C’est cette sensation viscérale de douleur (suggérée par des effets sonores effroyables et crispants) qui va vous transpercer l’échine et laisser vos ongles profondément enfoncés dans les accoudoirs. La scène n’est certes pas longue mais elle va vous rester en mémoire bien après la fin du générique. Depuis «Petits meurtres entre amis » et « 28 jours plus tard », on savait que Boyle était un petit génie quand il s'agit de filmer la douleur de manière réaliste mais là il s’est surpassé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir à son énergie, ce qui rend le film si euphorisant c’est aussi la présentation et l’interprétation  du personnage. On pourrait s’attendre à ce qu'Aron se lamente sur son sort tout au long du film, s’auto flagelle pour s’être retrouvé dans une telle situation (Pourquoi moi ? Pourquoiii ?) et passe sa vie en revue pour admettre ses regrets et ses remords. Ce n’est pas le cas. Même s’il y a effectivement un moment où le personnage admet ses fautes, le film évite avec brio l’écueil si évident de l’apitoiement à outrance et se révèle au contraire une leçon de force intérieure et d’optimisme. Aron n’est qu’un jeune homme ordinaire dans une situation désespérée mais il retrouve espoir en prenant conscience de la véritable situation dans laquelle il se trouve. Véritable épiphanie, aussi bien pour le personnage que pour le spectateur, ce moment clé du film se rapporte à un sujet que le réalisateur affectionne tout particulièrement, et qui était déjà la piece maitresse de son œuvre précédente : le destin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir donc, c’est bien l’interprétation du personnage qui mérite toute notre attention. Vous vous rappelez le Tom Cruise bodybuildé suintant de virilité,escaladant un canyon au début de « Mission Impossible 2 », tout droit sorti d’une couverture « For Men »? Bien. Oubliez. Aron est une vraie personne. Au physique et aux capacités ordinaires et limitées. Et surtout, pas forcément sympathique (son égoïsme le perdra). Problème quand on sait qu’on va devoir passer tout le film coincé avec lui. Mais à l’écran, il est brillamment incarné par James Franco qui lui procure un charisme indéniable. Remarqué avec la trilogie « Spiderman », le jeune acteur s’est depuis forgé une excellente réputation aussi bien au niveau de la comédie que du drame. Et dans « 127 heures», il joue sur les deux tableaux avec un talent fou. Sa prestation à la fois passionnée et amusante n’est d’ailleurs pas sans rappeler Emile Hirsh dans « Into the Wild », dans un registre similaire de l'Homme face à la nature. Dès les premières images, Franco rend le personnage terriblement attachant. Lorsqu’il rencontre deux jolies filles perdues sur sa route, son humour décalé et son audace suffisent à les faire craquer. Et nous avec. On n’a certes aucun mal à imaginer la peine qu’il endure une fois tombé dans la crevasse mais quand il commence à imaginer sa propre émission de télé pour passer le temps, il est irrésistible de drôlerie. On se prend littéralement d’affection pour lui. Dès lors, passer 90 minutes en sa compagnie est un régal de tous les instants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré un synopsis qui laisse redouter un drame psychologique somnolent et peu captivant, « 127 heures » a l’effet d’une boisson énergisante. Passionnant de bout en bout, il exploite tous vos sens pour vous plonger corps et âme dans la peau du personnage et vous faire ressentir ses émotions les plus extrêmes (gare à l'électrochoc final). James Franco est parfait. On en ressort essoufflé mais conquis.&lt;br /&gt;Note : ****&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-4148322158582832659?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/4148322158582832659/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=4148322158582832659' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/4148322158582832659'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/4148322158582832659'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2011/01/127-heures.html' title='127 heures'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TSx5AJ5ga-I/AAAAAAAAACg/260op1XsVuQ/s72-c/127-heures-poster.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-3232962751795321094</id><published>2011-01-11T06:37:00.000-08:00</published><updated>2011-01-11T07:01:40.132-08:00</updated><title type='text'>The Next Three Days</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TSxwyq_mwlI/AAAAAAAAACY/1PyB1nc5AQA/s1600/Next_Three_Days_Movie_Poster.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 217px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TSxwyq_mwlI/AAAAAAAAACY/1PyB1nc5AQA/s320/Next_Three_Days_Movie_Poster.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5560943655732560466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;John Brennan, sa femme Lara et leur enfant forment une famille sans histoire jusqu'au jour où Lara est arrêtée pour un meurtre qu'elle nie avoir commis. Trois ans après sa condamnation, John se débat pour préserver l'unité de sa famille, élevant seul leur fils, tout en se démenant pour prouver l'innocence de sa femme.&lt;br /&gt;Lorsque leur dernière tentative d'appel échoue, Lara s'enfonce dans la dépression au risque de mettre fin à ses jours. John n'a plus qu'une seule solution pour sauver sa femme : la faire évader.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« The Next Three Days » est le remake américain du film français « Pour Elle » sorti en 2007 mais n’ayant pas vu l’original, je ne me permettrai aucune comparaison. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A première vue, le film est un thriller classique au déroulement prévisible : la fin se révèle sans surprise. Néanmoins, on se rend vite compte qu’il a ce petit plus qui fait toute la différence entre un film convenable mais poussif et deux heures de pure adrénaline. Et pourtant malgré une course poursuite finale endiablée, le film maintient un rythme lent et mesuré qui contredit cette affirmation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est sans compter sur le talent du réalisateur Paul Haggis (« Collision ») qui déploie tout l'attirail du bon cinéaste observateur pour constamment nous maintenir sous pression. Hormis les  - rares - scènes d’action, le film repose essentiellement sur la préparation de l’évasion. Minutieuse et calculée à la seconde près comme un casse de banque, cette dernière bénéficie surtout d’une approche documentaire efficace et captivante. C’est que le film baigne dans une ambiance de XXIème siècle réaliste et informatisé à outrance où la moindre information est accessible aux badauds qui savent se servir d’un clavier. Grace à  Youtube vous savez désormais comment ouvrir la portière de votre voiture (ou celle du voisin) sans la clé. Et après avoir vu le film, vous pourrez toujours tenter de fabriquer votre propre passe partout… Malgré l’énormité du procédé, on reste donc scotché à l’écran, impatients de connaitre le déroulement des opérations. Et quand la séquence de l’évasion arrive enfin, Haggis nous montre une fois de plus qu’il n’est pas le dernier quand il s’agit de créer suspense et tension – et la partition sombre et menaçante de Danny Elfman n’y est certainement pas étrangère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le film ne valait d’être vu que pour sa réalisation, il ne serait déjà pas si mal. S’il peut se permettre de monter au grade supérieur, c’est grâce à un casting de qualité. John est interprété par un Russel Crowe en excellente forme, parfaitement à l’aise, tant pour l’action musclée que pour le drame. Même si son interprétation de prof de fac penche plus du côté vieux flic à la retraite qu'érudit mathématicien (on n’est pas dans « Un homme d’Exception »), il n’a aucun mal à nous convaincre de sa capacité d’analyse et de l’obstination de son personnage à faire évader sa femme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce lien d’amour passionné est bien entendu au cœur du film et se devait d’être crédible afin de nous permettre de croire à la sincérité de leur couple, et dès lors de nous attacher à eux. C’est le cas grace à Elizabeth Banks qui manifeste une véritable alchimie avec Crowe. Remarquée dans des rôles secondaires (« Attrape moi si tu peux » ou encore la série aux multiples récompenses « Scrubs ») cette actrice s’est affirmée en quelques années comme l’une des plus talentueuses de sa génération (« Zack et Miri font un porno ») et nul doute qu’Hollywood ne tardera pas à lui ouvrir grand les portes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, on pourra toujours apprécier le trop rare Daniel Stern (« Maman, j’ai raté l’avion », « Very Bad Things ») en avocat couard et borné et le toujours excellent Liam Neeson (« La liste de Schindler », « La Menace Fantôme », « Taken »…) en ancien évadé sinistre et défiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul véritable défaut du film est qu’après s’être cantonné à un réalisme soutenu durant la majeure partie de l’intrigue, la fin étonne par sa facilité d’exécution. Non pas que la dramaturgie soit soudain sacrifiée sur l'autel d'une action spectaculaire et superficielle mais on se pose juste la question : « Et ensuite ? ». Ce qui ne nous ôte pas l’impression que les deux heures du film ont filé sans qu’on s’en aperçoive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« The Next Three Days » est un thriller particulièrement réussi, servi par un casting de choix, qui vous tient en haleine jusqu’au dénouement. Certainement pas le film d'action dramatique de l’année mais un très bon divertissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-3232962751795321094?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/3232962751795321094/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=3232962751795321094' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/3232962751795321094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/3232962751795321094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2011/01/next-three-days.html' title='The Next Three Days'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TSxwyq_mwlI/AAAAAAAAACY/1PyB1nc5AQA/s72-c/Next_Three_Days_Movie_Poster.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-6505702944679840994</id><published>2010-12-01T05:36:00.000-08:00</published><updated>2010-12-01T05:56:16.282-08:00</updated><title type='text'>Monster</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TPZT9x6KDfI/AAAAAAAAACM/g1Zw4sxwVCo/s1600/monster_movie2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 216px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TPZT9x6KDfI/AAAAAAAAACM/g1Zw4sxwVCo/s320/monster_movie2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5545712311987736050" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis déjà longtemps, Aileen erre sans but et se prostitue pour survivre. Lorsqu'un soir elle rencontre dans un bar la jeune Selby, c'est le coup de foudre. Pour protéger leur amour et leur permettre de subsister, Aileen continue de se vendre jusqu'à cette nuit où elle est agressée par un de ses clients et l'abat...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jolies filles et les oscars ont rarement fait bon ménage. Il semblerait même que pour recevoir la fameuse statuette, plus on est moche, plus on a de chances...Et cela ne date pas d'hier. Bette Davis nominée pour son rôle dans « What happened to Baby Jane? », ou Kathy Bates dans « Misery » pour ne citer qu'elles. Plus recemment Marion Cotillard fait sensation grimée à la Edith Piaf et la top model Charlize Theron enflamme la foule avec « Monster ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut bien l'avouer si l'actrice n'avait pas reçu les honneurs de la presse pour son interprétation, le film serait certainement passé inaperçu dans les salles. Ce film, glauque et violent, est en effet loin d'être commercial et aurait difficilement pu attirer autre qu'un public élitiste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Monster » raconte l'histoire vraie de Aileen Wuornos, prostituée depuis son plus jeune âge, qui devient la première tueuse en série d'Amérique. Cette femme meurtrie et ravagée tant physiquement que moralement, Charlize Theron l'interprète à la perfection. Largement aidée par un maquillage haut de gamme (masque en latex, lentilles, faux dentier...), sa transformation est saisissante. L'actrice réputée pour sa beauté n'a pas hésité à s'avilir physiquement pour coller le plus possible à son personnage. Finie les robes élégantes et les coiffures exotiques. Place aux haillons informes et aux cheveux gras et hirsutes. Adieu la taille de guêpe qui fait la couverture des magazines, bonjour aux 15 kilos en trop et à la peau d'orange qui font fuir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais un personnage de cinéma, ce n'est pas seulement une apparence qui masque une enveloppe vide. Si la métamorphose de l'actrice est en tout point remarquable, c'est bel et bien son jeu qui laisse pantois. Pour composer le personnage d'Aileen, Theron s'est plongée dans d'innombrables recherches et a fréquenté de nombreuses personnes qui connaissaient la vraie Aileen, ce qui lui a permis de capter la véritable essence de cette femme hors du commun. On sent que l'actrice a été bouleversée par son histoire et elle nous fait ressentir ce traumatisme à travers des expressions criantes de vérité. Tout comme la fameuse scène du miroir brisé l'explicite, elle souligne à merveille la dualité de son personnage. En une scène, elle nous enchante avec un de ses sourires ravageurs dont elle a le secret avant d'hypnotiser la caméra par un regard sanguinaire à faire reculer une meute de loups. Lorsque on voit l'actrice à l'écran, ce n'est plus elle mais bien le personnage qu'elle incarne. &lt;br /&gt;Oscar, Golden Globe ou n'importe quelle autre récompense reçue sont largement mérités!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il serait injuste de résumer tout le film par la seule présence de l'actrice. &lt;br /&gt;Tout d'abord, il n'y a pas une actrice mais deux. La deuxième c'est Christina Ricci qui est comme toujours magnifique et dont le jeu en retrait contraste admirablement avec celui terriblement physique de Charlize Theron. Les personnages d' Aileen et Selby n'ont rien en commun mais se complètent à merveille comme le font les deux comédiennes à l'écran: chaque scène où elles sont ensemble nous fait profiter du formidable talent des deux actrices, qui par ailleurs ne reculent devant rien pour donner corps à leur interprétation...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais « Monster » c'est aussi l'histoire poignante d'une personne qui sombre dans le mal en tentant de faire le bien. Le quotidient d'Aileen n'est que misère et indifférence. Selby devient alors sa lumière dans les ténèbres et quand elle la trouve elle ne cherche qu'à s'enfuir avec pour la garder précieusement. Plus que le récit sordide d'une tueuse en série, c'est avant tout une histoire d'amour impossible qui mène à la tragédie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalisatrice Patty Jenkins a été profondément troublée par l'histoire de la vraie Aileen et ne cherche qu'à dévoiler la vérité sur sa vie. En aucun cas, elle ne se laisse aller à l'auto-censure, aux passages édulcorés et à la happy end hollywoodienne de rigueur. Non. Ici le manichéisme n'est pas de mise, les relations entre les personnages sont aussi complexes qu'ambigües et l'impression de vérité qui se dégage de leur relations n'en est que plus forte.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette impression de vérité est à la fois la force et la faiblesse du film. La force parce que les personnages sont incroyablement crédibles et que l'on entre tout de suite dans le film, la faiblesse parce que comme la réalisatrice se contente de raconter les faits sans donner de jugement, la mise en scène reste souvent très froide et quelques longueurs peuvent finir par rebuter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Monster » mérite avant tout d'être vu pour l'interprétation sensationnelle de Charlize Theron, pour le couple qu'elle forme avec Christina Ricci et pour le portrait sans détour qui est fait de cette prostituée aux abois. En revanche, son côté poisseux, sa noirceur très prononcée et quelques passages moins réussis que d'autres ne feront certainement pas l'unanimité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : **&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-6505702944679840994?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/6505702944679840994/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=6505702944679840994' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/6505702944679840994'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/6505702944679840994'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2010/12/monster.html' title='Monster'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TPZT9x6KDfI/AAAAAAAAACM/g1Zw4sxwVCo/s72-c/monster_movie2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-927964955152375853</id><published>2010-12-01T05:20:00.000-08:00</published><updated>2010-12-01T05:35:48.622-08:00</updated><title type='text'>The Monster Squad</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TPZPKISoN5I/AAAAAAAAACE/83hyv3MbgCo/s1600/the-monster-squad-horror-movie-poster.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 202px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TPZPKISoN5I/AAAAAAAAACE/83hyv3MbgCo/s320/the-monster-squad-horror-movie-poster.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5545707026596247442" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Dracula est en vie et il veut dominer le monde, pour cela il demande l'aide d'autres monstres légendaires. Cependant,un groupe d'adolescents fans de monstres et considérés comme des loosers, déjouent son plan machiavélique et préparent une contre-attaque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2004, Stephen Sommers faisait la une de la presse spécialisée avec son « Van Helsing » en osant intégrer dans le même film trois figures célèbres des films d'horreur de la Hammer : Dracula, le monstre de Frankenstein et le loup-garou. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était oublier que, dans les années 80, un petit film pour enfants, « Monster Squad », s'offrait le luxe de réunir à l'écran à la fois Dracula, le monstre de Frankenstein, le loup-garou ET la momie ET l'homme poisson (« La créature du Lac Noir »). Autrement dit, il réussissait l'exploit de rassembler toutes les figures mythiques du cinéma fantastique des années 40! Chapeau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais mettre en scène toutes ces créatures n'est pas chose aisée. Tant au niveau du scénario que de leur representation et de la place que chacun occupe dans le film.&lt;br /&gt;La preuve avec « Van Helsing » qui manque de peu de ressembler à un vaste fouillis numérique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans « Monster Squad » pas d'images de synthèse, ou si peu. Chaque monstre est incarné par un comédien en costume qui parvient aisément à donner du charme et de la personnalité a sa creature, même caché derrière une épaisse couche de latex. Et les costumes eux memes sont une vraie réussite; pas étonnant quand on sait que c'est le grand Stan Winston qui en est à l'origine. On ne présente plus ce génie incontesté des effets spéciaux multi-oscarisé qui a officié pour les plus grands, notamment sur les « Star Wars » et la plupart des films de Spielberg...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et surtout, chaque monstre bénéficie de son moment de gloire. Même si Dracula vole évidemment la couverture, chacun possède un temps d'antenne raisonnable pour la durée du film. Leur présence est d'ailleurs si réjouissante qu'on est déçu lorsqu'on sait que l'un deux ne reviendra pas. C'est le comble des meilleures choses d'être toujours trop courtes...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les effets spéciaux surprennent également, dans le bon sens du terme. Bien que datés, ils éblouissent par la qualité de leur utilisation. La métamorphose de Dracula en chauve souris se fait sans plan de coupe, la transformation du loup-garou rappelle celle vue dans le grand classique « Le loup garou de Londres » et enfin l'homme poisson nous ferait presque sursauter à toujours apparaître sans prévenir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au niveau du scénario, on reste dans le classique: à savoir, Dracula et ses potes  sont à la recherche d'une amulette magique pour régner sur le monde. Un script caricatural mais qui laisse la part belle à nombreux rebondissements et une foule d'idées inattendues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, le film regorge de bonnes surprises; à commencer par cette ambiance décalée et cet humour enfantin mais jamais niais. Non seulement, le film fait appel - et détourne malicieusement - à tout l'attirail gothique que l'on connait (gousses d'aïl, pieu, balles en argent, reflets dans le miroir, pleine lune, maison hantée...) mais en plus les héros ont beau ne pas dépasser 12 ans, ils se révèlent tous terriblement attachants et crédibles, joués par des acteurs étonnament convaincants.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans « Monster Squad », les années 80 transparaissent à chaque plan par leur liberté de ton et la bonne humeur communicative. Les sous-entendus sont légions, les insultes et autres vulgarités jouissives et le film se révèle parfois bien plus violent qu'on ne l'imagine (avec explosions de corps et broyages de crâne à mains nues...), ne lésinant jamais sur le sang et oubliant qu'il ne s'agit que d'un film pour les plus jeunes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais après tout, est-ce vraiment « un film pour les plus jeunes »? Peut être pas au final. Si certains gags sont vraiment mignons (surtout ceux avec le chien), les adultes y trouveront certainement leur compte parmi toutes les références aux grands classiques (le monstre de Frankenstein et la petite fille au bord de l'eau, Dracula et ses trois fiancées...) et apprécieront les mises en abyme (« les monstres c'est pour de faux, la science c'est réel », la discussion sur les slasher movies, la référence aux camps de concentration...) et se reconnaitront sans problème dans cette joyeuse bande d'aventuriers en culotte courte qui déborde d'imagination...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Monster Squad » est donc un film pour les chasseurs de monstres en herbe et pour les grands nostalgiques qui rêvaient, minots, de sauver le monde des terribles forces du mal. Il bénéficie d'effets spéciaux exemplaires ( un peu vielliots mais utilisés avec talent), d'un humour à la fois bon enfant et décapant et d'une ambiance accrocheuse à mi-chemin entre « Evil Dead » et « Scoobydoo ». C'est une comédie familliale légère mais intelligente, remarquablement mise en scène par un réalisateur qui connait son affaire. Un fleuron des années 80, le genre de film qui vous maintient avec un sourire bêta du début à la fin... Une réussite totale! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-927964955152375853?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/927964955152375853/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=927964955152375853' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/927964955152375853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/927964955152375853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2010/12/monster-squad.html' title='The Monster Squad'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TPZPKISoN5I/AAAAAAAAACE/83hyv3MbgCo/s72-c/the-monster-squad-horror-movie-poster.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-8826662453083734738</id><published>2010-11-03T08:03:00.000-07:00</published><updated>2010-11-03T08:11:39.707-07:00</updated><title type='text'>Doux, dur et dingue</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TNF7p1V-HiI/AAAAAAAAAB8/L2NKY1RhLjk/s1600/DOUX%2520DUR%2520ET%2520DINGUE.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 256px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TNF7p1V-HiI/AAAAAAAAAB8/L2NKY1RhLjk/s320/DOUX%2520DUR%2520ET%2520DINGUE.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535341375639133730" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philo Beddoe a trois passions: la bière fraîche, la bagarre et Clyde, un orang outang qui ne le quitte jamais. Il gagne sa vie en participant à des combats de boxe à poings nus jusqu'au jour où il tombe amoureux fou d'une chanteuse de cabaret, qu'il se met à poursuivre de ville en ville...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clint Eastwood et un orang outang. A t'on déjà vu un duo plus loufoque et atypique? &lt;br /&gt;« Doux, dur et dingue » est un vrai virage dans la filmographie de Clint. Après la brutalité du flic Harry Callahan (« L'inspecteur Harry »), l'acteur prend manifestement beaucoup de plaisir à interpréter Philo Beddoe, un boxer de rue sentimental qui cogne d'abord et pose les questions ensuites. Tout en muscles saillants et sourire enjôleur, Eastwood joue à fond la carte de l'autodérision, n'hésitant jamais à se moquer des rôles qui l'ont rendu célèbre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand à Clyde, cet orang outang de 11 ans, il faut avouer qu'il est terriblement drôle et attachant. Cette immense boule de poil orange est remarquablement bien dressée à faire des choses... plus ou moins catholiques mais toujours en rapport avec l'esprit farceur du film: il ingurgite des litres de bière, étend le linge, conduit un camion et sait se montrer moqueur vis à vis des importuns en leur faisant au choix un doigt d'honneur bien placé ou en les embrassant goûlument sur la bouche...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Doux, dur et dingue » regorge également de seconds rôles savoureux. On appréciera notamment la présence de Sondra Angelo qui prête au film son joli minois et sa voix ravissante en interprétant bon nombre de chansons et surtout Ruth Gordon (oscarisée pour « Rosemary's Baby »), hilarante en vieille mégère misanthrope qui passe son temps à cracher sa haine à qui veut l'entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Doux, dur et dingue » c'est aussi des scènes de castagne nombreuses et réalistes. &lt;br /&gt;Si Philo Beddoe n'a rien q'un Rocky Balboa, force est d'avouer que les combats de boxe sont plutôt crédibles et de ce fait, impressionnants. D'autant qu' entre deux « bagarres de saloon » et des combats dans les règles de l'art, Philo aura fort à faire avec une bande de motards et des policiers rancuniers à ses trousses...&lt;br /&gt;Les scènes d'action sont dans l'ensemble assez réussies malgré des angles de caméra parfois... hasardeux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un scénario qui repose avant tout sur un duo homme/singe aurait pu donner un film pour les enfants, idiot et navrant . Heureusement, on voit tout de suite que « Doux, dur et dingue » n'est pas (que) pour les enfants. Si l'ambiance générale est bien à la légèreté (en même temps avec un titre pareil...), l'humour est davantage axé pour les adultes que pour les plus petits. C'est d'ailleurs une excellente surprise que « Doux, dur et dingue » n'ait pas choisi le chemin de la comédie familliale. Pas de surenchère de violence ou de sexe dans le film, mais un bon nombre d'insultes  et de sous entendus évitent de le destiner aux plus jeunes. D'autant que loin de n'être qu'une grosse farce sans profondeur, le scénario joue également la carte du romantisme et de la nostalgie. Ce qui plaira certainement aux plus grands. &lt;br /&gt;Nostalgie, mise en valeur avec bon goût par une bande son country particulièrement agréable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la réalisation de James Fargo manque parfois de panache, elle reste de bonne facture notamment lorsqu'il met en scène cette bande de motards incapables qui ne font peur qu'à eux mêmes. Une véritable bande de pieds nickelés dont le nombre de bécanes se restreint tout au long du film. Sans oublier les clins d'oeil du réalisateur, appuyés mais innatendus, aux grands classiques comme « Tarzan » ou encore « Le bon, la brute et le truand ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hormis Clint Eastwood et Clyde, qui forment un duo totalement original et décalé, le film fait la part belle à une belle série de personnages frappadingues. L'humour et l'action sont au rendez vous sans éclipser un scénario simpliste mais émouvant.&lt;br /&gt;En dépit de quelques plans (volontairement?) mal cadrés , « Doux, dur et dingue » reste une sacrée comédie, mouvementée et jubilatoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-8826662453083734738?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/8826662453083734738/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=8826662453083734738' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/8826662453083734738'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/8826662453083734738'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2010/11/doux-dur-et-dingue.html' title='Doux, dur et dingue'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TNF7p1V-HiI/AAAAAAAAAB8/L2NKY1RhLjk/s72-c/DOUX%2520DUR%2520ET%2520DINGUE.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-2920677830339057649</id><published>2010-11-03T07:50:00.000-07:00</published><updated>2010-11-03T08:02:09.986-07:00</updated><title type='text'>La route d'Eldorado</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TNF4zpdFybI/AAAAAAAAAB0/YwBJbJF0zww/s1600/220px-Road_to_el_dorado_ver3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 215px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TNF4zpdFybI/AAAAAAAAAB0/YwBJbJF0zww/s320/220px-Road_to_el_dorado_ver3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535338245711579570" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux escrocs, Miguel et Tulio, partent à l'aventure afin de trouver la légendaire cité d'Eldorado.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La route d'Eldorado » est un film d'animation produit par les studios Dreamworks. Si Dreamworks ont prouvé qu'ils savaient offrir le meilleur (« Shrek »), ils ont aussi démontré qu'ils étaient capables du pire (« Spirit »). « La route d'Eldorado » se situe exactement entre les deux. Ni brillant, ni totalement à côté de la plaque. En réalité, il est difficile de catégoriser un tel film car ses qualités, comme ses défauts, suffisent à diviser les foules. Là où la simplicité du scénario (pour ne pas dire la molesse) permet aux plus petits d'apprécier l'histoire sans se fouler un neurone, les plus grands seront certainement reboutés par le manque de rebondissement et les personnages sans réelle profondeur (on n'est pas chez Pixar). &lt;br /&gt;De même, si les adultes apprécieront les dialogues bourrés d'humour et de références sous-jacentes, les plus jeunes risquent de s'ennuyer à cause d'un trop plein de dialogue et un manque flagrant de péripéties quelconques – même si la fin rattrape le coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, si les couleurs chatoyantes et les décors luxuriants enchanteront les amateurs, force est d'avouer que le design (personnages et environnement) manque cruellement d'inventivité. Visuellement, les personnages sont bien animés mais ils semblent trop conventionnels. Sans oublier qu'ils passent leur temps à nous gratifier d'un large sourire éclatant comme s'ils vantaient le mérite d'un nouveau dentifrice... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce fait, il est assez difficile de réellement s'attacher au film, mais ce serait mentir de dire que l'on ne passe pas un bon moment malgré tout - ce qui est essentiellement du à la qualité du doublage. En effet, les deux héros loufoques et maladroits bénéficient d'une voix de renom puisque Kevin Kline (oscarisé pour « Un poisson nommé Wanda ») et Kenneth Branagh s'occupent de leur donner vie - oralement. Les deux acteurs ont pris un malin plaisir à se prêter au jeu et vu la vitesse et la précision à laquelle ils se renvoient la balle durant les joutes verbales, on a parfois l'impression qu'ils ont improvisé la moitié de leur texte. Les répliques fusent et l'énergie des deux comédiens insuffle une véritable énergie communicative. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A eux deux, ils forment une sacrée paire de anti-héros farfelus et sympathiques, mais lorsque un troisième larron s'en mêle, la jolie Chel, le film prend vraiment une excellente tournure. Adorable mais fourbe, Chel est quant à elle doublée par Rosie Perez (inoubliable Perdita Durango). Son célèbre accent de Brooklyn et son charme naturel apportent un timbre volontairement décalé au personnage, ce qui suffit pour la rendre attachante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, Edward James Olmos, fameux fer de lance du cinema Mexicain-Americain prête sa voix débonnaire et chaleureuse au chef la tribu, un pater familias imposant mais tendre et amical. Mais la surprise vient du méchant prêtre Inca, doublé par Armand Assante (« Judge Dredd »), à la fois effrayant de colère non contenu et amusant par son côté faussement machiavélique. Un méchant appréciable et particulièrement réussi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le doublage donc se veut la meilleure qualité du film, ce qui n'inclut pas toute la bande son. En effet, musique et chansons sont étonnament fades et décoivent par un rythme aléatoire et des paroles peu inspirées. C'est d'autant plus étrange qu'elles sont due au trio gagnant et oscarisé du « Roi Lion » (Hans Zimmer, Tim Rice et Elton John). Il est clair que ce n'est pas dans « La route d'Eldorado » que l'on trouvera des thèmes à la hauteur de « Hakuna Matata ». Et si la musique de Zimmer reste agréable, sans pour autant se hisser au niveau du « Roi Lion », « Gladiator », « Rain Man », « Pirates des Caraibes », « The Rock » et j'en passe, elle est bien trop peu exploitée pour retenir un tant soit peu l'attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La route d'Eldorado » n'est pas un mauvais film, il est juste trop formaté et de fait, sans réelle surprise. Il est intéressant de noter qu'il possède de nombreux points communs avec « Kuzco, Empereur Megalo », notamment cette frénésie dans la mise en scène, l'extravagance des personnages et le fait qu'ils présentent tous deux une civilization mésoaméricaine de manière volontairement absurde et décalée. En revanche, il lui manque hélas l'étincelle de génie, le petit côté frappadingue qui fait tout le sel de ce dernier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Film d'animation pour petits et grands, « La route d'Eldorado » risque bien de ne plaire à aucun des deux. Si l'on rit de bon coeur à de rares reprises, l'ensemble et trop conventionnel et simpliste pour nous captiver jusqu'au bout. En dépit de beaux efforts pour marier dessin traditionnel et animation 3D, le visuel du film demeure fade. Et si les doubleurs ont fait un excellent travail, les chansons plombent  rapidement l'ambiance. Tulio et Miguel sont partis à la recherche de l'or mais ils ne ramènent qu'une médaille de bronze. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note: *&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-2920677830339057649?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/2920677830339057649/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=2920677830339057649' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/2920677830339057649'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/2920677830339057649'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2010/11/la-route-deldorado.html' title='La route d&apos;Eldorado'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TNF4zpdFybI/AAAAAAAAAB0/YwBJbJF0zww/s72-c/220px-Road_to_el_dorado_ver3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-86541157289931692</id><published>2010-11-03T07:15:00.000-07:00</published><updated>2010-11-03T07:46:06.324-07:00</updated><title type='text'>Clockwise</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TNF1qZtjUoI/AAAAAAAAABs/4e5xPrztyt0/s1600/244401_1010_A.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 315px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TNF1qZtjUoI/AAAAAAAAABs/4e5xPrztyt0/s320/244401_1010_A.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5535334788331950722" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Un chef d'établissement scolaire, fraîchement à la tête d'une association, s'apprête à prononcer un discours. Les choses vont plutôt mal tourner...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Clockwise » c'est la comédie britannique dans ce qui se fait de mieux. Complètement décalé et bourré de séquences aussi farfelues qu'inattendues (visite d'un champ boueux, d'un monastère ou encore séquence de strip tease bucolique...), le film aligne les quiproquos et les sous-entendus avec une élégance rare. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus gros danger dans ce genre de comédie reste souvent de sacrifier l'histoire au gag pur et simple ou de manquer de rythme mais malgré sa courte durée (1h30 seulement), le film ne contient aucun temps mort et nous amène de surprise en surprise jusqu'au générique final. Mais le plus important c'est que chaque scène, aussi abracadabrantesque soit-elle, finisse toujours par se rapporter à l'intrigue principale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du côté de la réalisation, rien à redire: tout est absolument impeccable. &lt;br /&gt;La photographie crée des images plutôt belles pour le genre et les plans sont souvent remarquablement travaillés, avec un goût prononcé pour les gags au second plan. De même l'excellente partition de George Fenton ("Un jour sans fin")apporte aux images un ton déjanté tout à fait approprié et l'absence de musique durant certaines scènes rendent ces dernières vraiment hilarantes (la voiture embourbée...). Mais c'est bien le montage qu'il faut applaudir. Peter Boyle ("Waterworld") a accompli une fois de plus un travail rythmique exemplaire et non seulement le montage permet quelques gags visuels bien sentis (le tracteur) mais le « timing » nous offre des moments à se tordre de rire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, « Clockwise » ne serait rien sans ses acteurs et ce n'est autre que John Cleese lui même que l'on retrouve dans le rôle titre. Longtemps membre émérite de la troupe des Monty Pythons (les génies du « nonsense » d'outre-mer), John Cleese reste célèbre pour sa faculté à interpréter des personnages symbolisant le fameux flegme britannique mais qui peuvent disjoncter à tout moment. C'est le cas ici où son personnage de directeur d'école, obsédé par le temps et d'un sérieux inébranlable, n'est pas sans rappeller l'avocat malchanceux de « Un poisson nommé Wanda ». &lt;br /&gt;Dans « Clockwise » il est savoureux! Il n'y a pas d'autre mot pour décrire sa performance. Le passé de l'acteur sur les planches ressurgit à chaque grimace, chaque geste déplacé: il maîtrise parfaitement sa gestuelle comique et cet accent « so british » reconnaissable entre mille, et qu'il adore employer à outrance pour mieux le ridiculiser, fait des merveilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les seconds rôles sont également très réussis, proposant une floppée de comédiens beaucoup moins connus mais tout aussi réjouissants. Chacun joue son rôle à la perfection et même si certains n'ont que quelques lignes de dialogue à se mettre sous la dent, cela ne les empêche pas de camper des personnages inoubliables. Et même si « Clockwise » possède parfois une allure débridée digne du muet, les dialogues sont légion. Et ici pas question de débiter des flots de paroles inutile  pour le simple but de meubler certaines scènes. Non, les répliques sont particulièrement bien choisies et inspirées et promettent à elles seules de bonnes tranches de rigolade. Et même si en tant que telles, elles ne renouvellent pas le genre (le quiproquo « right/right », difficilement traduisible en français, la grande variété de leur utilisation ne cesse de nous surprendre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous aimez le genre, ne ratez pas ce joyeau de la comédie anglaise, très sérieuse sur la forme mais complètement barrée sur le fond... John Cleese prouve qu'il demeure une valeur sûre du comique british et le film lui-même est bourré de séquences cultes à se plier en quatre. « Clockwise » tourne à plein régime, est réglé comme une horloge et on ne voit pas le temps passer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-86541157289931692?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/86541157289931692/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=86541157289931692' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/86541157289931692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/86541157289931692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2010/11/clockwise.html' title='Clockwise'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TNF1qZtjUoI/AAAAAAAAABs/4e5xPrztyt0/s72-c/244401_1010_A.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-6901125003428332775</id><published>2010-08-22T07:11:00.000-07:00</published><updated>2010-08-22T07:21:23.738-07:00</updated><title type='text'>Fido</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/THEyV5Iy2BI/AAAAAAAAABU/6qzYF6bsNqo/s1600/Fido.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/THEyV5Iy2BI/AAAAAAAAABU/6qzYF6bsNqo/s320/Fido.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5508239170947176466" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a bien longtemps, la Terre traversa un nuage stellaire de poussière radioactive qui sema le chaos sur notre planète en déclenchant un effroyable appétit de chair humaine. La terreur dura jusqu'à ce que la toute-puissante compagnie ZomCon mette au point un collier qui domestique littéralement les zombies.&lt;br /&gt;Devenues jardiniers, livreurs de lait ou même véritables animaux de compagnie, ces créatures sont désormais partout, sous le parfait contrôle de leur collier, dans un monde réglé comme du papier à musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant que film d'horreur qui se respecte, le film de zombie a toujours eu pour but d'effrayer le spectateur. Mais, dans les oeuvres majeures principalement, il est possible de distinguer un second niveau de lecture inhérent au contexte socio-politique de la réalisation de tels films. De ce fait, les films de George Romero (le grand manitou du genre), comportent chacun une approche subversive et satirique de la société contemporaine et le réalisateur prend à chaque fois un malin plaisir à mettre au pied du mur les tares de son temps : la guerre du Vietnam et les valeurs puritaines (« La nuit des Morts Vivants »), les excès de la société de consommation (« Zombie »), du totalitarisme (« Land of the Dead »), voire l'explosion des nouveaux médias (« Diary of the Dead »). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais hormis Romero et quelques confrères, la plupart des films de zombies se définissent comme de vulgaires séries Z où le gore grand gignolesque des situations l'emporte sur l'intelligence du script et la crédibilité des acteurs. A toujours monter d'un cran dans la surenchère, le film de zombie a ainsi très vite été codifié (certaines scènes sont devenues des passages obligés dont on ne peut se défaire) et a perdu de son impact au fil du temps. Il faut dire que le zombie a beau se nourrir de cervelle et de chair fraiche, sa lenteur aberrante n'en a jamais fait un adversaire si redoutable et aujourd'hui, le genre fait plus rire que frémir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edgar Wright et ses comparses l'ont bien compris et le succès critique et public de « Shaun of the Dead », la première comédie romantique avec des zombies, prouve bien que le vent a tourné. Les recettes de « Shaun of the Dead » au box office ont évidemment engendré de nombreux films de zombies d'un ordre nouveau. Si certains continuent à se prendre au sérieux, la plupart lorgnent désormais vers la comédie satirique. Le zombie devient alors le médiateur de la critique sociale au cinéma.&lt;br /&gt;Avec plus ou moins de talent, de nombreux participants se sont lancés dans l'aventure et même les moutons ont eu leur heure de gloire (« Black Sheep »)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dans ce contexte que « Fido » débarque sur les écrans. Et dans le film, on découvre une facette inédite de la célèbre créature non-morte : si hier, les zombies vous sautaient dessus pour vous dévorer, aujourd'hui ils peuvent promener le chien ou tondre la pelouse pendant que vous lisez le journal du matin. De danger mortel, ils sont devenus de simples domestiques dont on contrôle les pulsions primales à l'aide d'un simple collier électronique. Une idée fort appréciable qui renouvelle le genre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'opposé des oeuvres de Romero, « Fido » n'est pas un film horrifique. S'il y a bien quelques effets gores (le film n'est en aucun cas destiné aux plus jeunes...), ils sont toujours relégués au second plan au détriment de la comédie. En revanche, en digne héritier des films du maître, « Fido » entreprend de rassembler les éléments d'une satire sociale et ceux d'un pur divertissement. Et pour le coup, il fait mouche sur les deux tableaux.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que la majorité des films de zombies récents se déroulent dans un monde contemporain, les scénaristes ont eu la brillante idée de mettre en scène l'histoire de « Fido » dans les années 50 ; certainement l'époque la plus conservatrice des Etats Unis. Et c'est au coeur d'une banlieue chic caucasienne que se déroule le film. Le réalisateur insiste évidemment sur le comportement stéréotypés des habitants qui, dans des costumes tirés à quatre épingles pour les hommes et tabliers colorés pour les femmes, ne cherchent qu'à passer pour des saints aux yeux de leur voisins...et ce, quelqu'en soit le prix. On assiste donc à un florilège de scènes complètement absurdes comme celle où une femme au foyer décide d'employer un zombie à son service pour ne pas être la seule dans son quartier sans domestique... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ton du film prend d'étonnantes libertés pour une comédie de ce genre et c'est dans un pur esprit décalé que le film met en scène des collégiens pratiquant le tir à la carabine pendant les cours, sans oublier que les-dites armes ne sont pas censées êtres possédées par un enfant...avant ses 12 ans. Une critique féroce de la société américaine où la législation du port d'arme à feu n'est plus que jamais d'actualité.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, toutes les valeurs conformistes et la morale puritaine des années 50 en prennent pour leur grade : quand un père de famille est incapable de prendre une décision et accorde plus d'importance à son sport favori qu'à son propre fils, pourquoi ne pas le remplacer? En l'occurence, un zombie fera très bien l'affaire... &lt;br /&gt;Ces quelques exemples ne constituent bien entendu que la partie émérgée de l'iceberg (pour ne pas gâchêr le plaisir de la découverte) mais ils permettent d'illustrer le ton délicieusement cynique abordé par le film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne le divertissement pur, « Fido » frappe un grand coup. Non seulement le script est remarquable mais la réalisation elle même est un renouvellement constant de belles surprises. Pour commencer, le film bénéficie d'une ambiance géniale qui nous replonge immédiatement dans les 50's. Les magnifiques décors de la banlieue chic sont mis en valeur par une photographie chatoyante et des cadrages exemplaires (la scène de la pleine lune...) et les différents morceaux de musique sont tous empreints d'une certaine nostalgie, volontairement caricaturale.  &lt;br /&gt;Cette volonté d'exagération se retrouve tout au long du film :  du court métrage en noir et blanc en guise de présentation jusqu'au générique final qui défile sur un vieil encadré de théâtre, le film fourmille de petites trouvailles qui lui donnent une atmosphère unique.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le casting est également une petite réussite en soi. Les acteurs, sans êtres particulièrement connus; campent des personnages formidablement bien écrits. Voir Carrie Anne Moss, en fée du logis, troquer la tenue en cuir moulante de Trinity pour un tablier de cuisine à fleurs surprend, d'autant que son interprétation est fort appréciable. Mais la vraie révélation du film c'est Fido justement, joué par Billy Connoly. Aucune ligne de dialogue et pourtant il est certainement le personnage le plus expressif du film. Le regard de l'acteur à lui seul traduit les pensées et les émotions de son personnage et sa gestuelle parfaitement maîtrisée est un exemple à suivre. On n'avait pas vu de zombie aussi « humain » depuis Bob dans « Le Jour des Morts Vivants » de Romero.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une réalisation exemplaire, un casting impeccable, un scénario original et bien écrit, un ton aussi cynique que réjouissant, un humour noir et absurde, quinze idées par plan..., « Fido » risque bien de devenir la nouvelle référence de la « zombie comedy » aux côtés de "Shaun of the Dead" et "Zombieland". Que dire de plus? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-6901125003428332775?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/6901125003428332775/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=6901125003428332775' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/6901125003428332775'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/6901125003428332775'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2010/08/fido.html' title='Fido'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/THEyV5Iy2BI/AAAAAAAAABU/6qzYF6bsNqo/s72-c/Fido.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-6719681832671462677</id><published>2010-08-22T06:59:00.000-07:00</published><updated>2010-08-22T07:10:15.770-07:00</updated><title type='text'>L'Ombre du  Vampire</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/THEvv1XI1aI/AAAAAAAAABM/98HGz9KsAuo/s1600/048609_af_w434_h_q80.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/THEvv1XI1aI/AAAAAAAAABM/98HGz9KsAuo/s320/048609_af_w434_h_q80.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5508236318075311522" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les années 1920, le réalisateur allemand Friedrich Murnau entreprend de tourner un film de vampires inspiré du « Dracula » de Bram Stoker. Il fait appel à Max Schreck pour tenir le rôle principal mais les  méthodes de travail du comédien déroutent de plus en plus l'équipe du film... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la culture populaire contemporaine, le vampire reste une figure récurrente et incontournable du film d'horreur, et ce depuis la publication du célèbre « Dracula » de Bram Stoker. Au cinéma, on ne compte plus les adaptations du roman, qui ont su, à travers les différentes approches du scénario et le développement des moyens techniques, faire perdurer le mythe et donner à Dracula ses titres de noblesse pour de multiples générations. Et malgré l'engouement pour les vampire next-gen qui brillent au soleil, aujourd'hui encore, Dracula demeure certainement le vampire le plus connu de l'histoire du 7ème art. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, le premier vampire ayant vu le jour sur les écrans ne s'appelait pas Dracula mais Orlock. En effet, « Nosferatu », film allemand muet réalisé à la fin des années 20, fut le premier à mettre en scène la célèbre créature. En revanche c'est bien Dracula qui est à l'origine du film puisque « Nosferatu » n'est que l'adaptation non officielle du roman de Stoker : la veuve Stoker refusant de céder les droits du livre, l'équipe du film décida simplement de modifier le nom des personnages. Si cette histoire est bien connue des amateurs, elle ne l'est pas pour autant du grand public et méritait donc d'être signalée. Mais la supercherie tourna court et l'on ordonna que le film soit détruit. Fort heureusement, certaines copies échappèrent au massacre, ce qui permit à « Nosferatu » de faire la carrière remarquable qu'on lui connait. Jeux d'ombres et de lumières prononcés et angoissants, décors distordus et tortueux, ambiance inquiétante et personnages sinistres, le film est un chef d'oeuvre de l'Expressionisme allemand et, pour beaucoup, reste considéré comme le meilleur film de vampire jamais réalisé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, en dehors de ces considérations purement techniques et artistiques, « Nosferatu » a également marqué les esprits par la présentation de son vampire, interprété alors par Max Schreck. Glabre, émacié, les yeux perçants, les ongles effilés comme des griffes et surtout le corps d'une rigidité surnaturelle, la composition de l'acteur aura fait parler d'elle. Et justement, le bruit court que Schreck était en fait un véritable vampire... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette histoire peu banale sert justement de point de départ à « L'Ombre du  Vampire », qui raconte le tournage de « Nosferatu » par Murnau. « L'Ombre du  Vampire » est un film indépendant et peu connu mais remarquablement réalisé. D'un côté, il décrit avec une précision quasi documentaire les conditions de tournage de l'époque, d'un autre il tend à romancer ce qui aurait pu se passer entre Schreck et l'équipe du film si celui ci avait réellement été un vampire. Le réalisateur E. Elias Penetrez réussit son coup sur les deux tableaux grace à une mise en scène superbe, une intrigue efficace et non dénuée d'humour et un casting fabuleux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L'Ombre du  Vampire » est sorti en 2000 alors que « Nosferatu » date de 1922. Il est donc évident qu'un fossé technique gigantesque sépare les deux oeuvres. De fait, pour tenter de coller à l'esthétisme de l'époque, le cinéaste aurait pu opter pour un vieux sépia, voire un simple noir et blanc pour tenter de vieillir artificiellement l'image et faire ainsi correspondre visuellement son film et celui dont il raconte le tournage. Mais si les scènes de « Nosferatu » sont bien tournées en noir et blanc, le film ne bénéficie d'aucun effet particulier, ce qui lui donne une proximité inattendue et permet de se plonger plus facilement dans le contexte. De plus, le film n'alterne pas constamment couleur et noir blanc, ce qui aurait pu alourdir la mise en scène, mais au contraire, lorque une séquence est en train d'être tournée, le spectateur « entre » dans la caméra et la couleur disparaît progressivement. Il est alors très agréable de voir certaines scènes mythiques de « Nosferatu » prendre vie sous nos yeux alors que l'on se trouve tourjours sur le plateau de tournage. Une mise en abyme astucieuse et un procédé ingénieux qui évitent tout sentiment de lassitude. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre point fort, la sobriété de la mise en scène. Malgré le caractère fantastique de la situation, le film ne sombre jamais dans la démesure que l'on pourrait attendre d'un film d'horreur traditionnel. Si « L'Ombre du  Vampire » est souvent violent, il ne cède jamais à la gratuité malsaine du gore. L'horreur est en effet plus psychologique et, sans trop en dévoiler, le réalisateur (Murnau) se révélera bien plus cruel et terrifiant, dans sa folie créatrice démesurée, que le monstre lui même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin donc, le casting du film est de grande qualité. Murnau est joué ici par John Malkovich qui se révèle très crédible et la hantise finale de son personnage en est d'autant plus dérangeante. A ses côtés, les seconds rôles sont tous très appréciables et l'on retiendra surtout la courte apparition de Cary Elwes. Aussi à l'aise pour la comédie (« Hot Shot! », « Sacré Robin des Bois ») que pour le drame (« Saw »), Elwes joue ici sur les deux registres avec un talent fou; un acteur qui mérite assurément une meilleure reconnaissance publique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est bien évidemment Max Schreck, incarné par un Willem Dafoe habité, qui retiendra l'attention du spectateur. Que ce soit le psychopathe violent de « Sailor et Lula » ou le méchant schyzophrène de « Spiderman », Dafoe est un habitué des rôles de méchants dérangés. Pourtant, il réalise ici une performance hors du commun et son personnage de Max Schreck mérite d'être aussi connue que celle de l'acteur pour « Nosferatu ». Malgré la difficulté physique du rôle (Dafoe y est défiguré, méconnaissable, se déplace de manière erratique et s'encombre d'un accent allemand à couper au couteau), Dafoe ne sombre jamais dans le ridicule et ne surjoue pas. Et bien que le personnage lui même soit un tueur monstrueux et sanguinaire, l'acteur parvient à lui donner un certain charme, et réussit même à ce que le spectateur le prenne en pitié et se rende compte à quel point Schreck souffre de sa condition. Une composition à la fois tragique et effrayante qui lui vaudra une nomination aux Oscars comme meilleur second rôle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fois documentaire d'époque et film d'épouvante, « L'Ombre du Vampire » nous donne l'occasion de nous plonger dans les coulisses de l'un des films d'horreur les plus célèbres de tous les temps. Une mise en scène subtile et un casting superbe desservent cette histoire étrange et atypique de ce vampire qui se fait passer pour un acteur censé incarner un vampire. Un film macabre et dérangeant mais qui n'exclue pas quelques touches d'humour. Dans la peau de la créature, Willem Dafoe trouve probablement l'un des meilleurs rôles de sa carrière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note: ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-6719681832671462677?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/6719681832671462677/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=6719681832671462677' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/6719681832671462677'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/6719681832671462677'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2010/08/lombre-du-vampire.html' title='L&apos;Ombre du  Vampire'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/THEvv1XI1aI/AAAAAAAAABM/98HGz9KsAuo/s72-c/048609_af_w434_h_q80.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-7312576536159859548</id><published>2010-08-14T05:35:00.000-07:00</published><updated>2010-08-17T11:01:58.130-07:00</updated><title type='text'>Inception</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TGaO2U8HlzI/AAAAAAAAABE/b6SAIyXlPzs/s1600/inception-poster.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 216px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TGaO2U8HlzI/AAAAAAAAABE/b6SAIyXlPzs/s320/inception-poster.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5505244658491954994" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dom Cobb est un voleur expérimenté – le meilleur qui soit dans l’art périlleux de l’extraction : sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu. S’ils y parviennent, il pourrait s’agir du crime parfait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encensé par la critique et le public et prévu pour être le carton de cet été, « Inception » est définitivement un film à voir. Mais mérite t-il tant de louanges?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Inception » marque le grand retour de Christopher Nolan sur les écrans, après avoir conquis à la fois la presse, le public et la technique (2 oscars) l'an dernier avec « The Dark Knight ». Vu le succès colossal de ce dernier, il était évident que le prochain film du réalisateur ne passerait pas inaperçu. Et c'est peu dire que la campagne publicitaire entourant la sortie d' « Inception » a marqué les esprits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'esprit c'est précisément le coeur du film, et plus exactement le rêve. Et ces matérialisations de notre inconscient permettaient de rêver (justement) à un film tout bonnement révolutionnaire aux possibilités scénaristiques et visuelles infinies. De ce fait, alors que l'histoire originale et complexe a suscité de nombreuses interrogations, la bande annonce du film, elle, à base d'immeubles en mode origami, de combats en apesanteur et de chambres d'hôtel qui jouent les roues à hamster, aura été annonciatrice d'une attente fébrile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, « Inception » est loin d'être un pionnier en la matière et ce n'est certainement pas la première fois au cinéma que l'on pénètre dans le subconscient d'un autre ou que l'on ne parvienne plus à distinguer le rêve de la réalité. Les exemples ne manquent pas. D'ailleurs, Verhoeven (« Total Recall ») ou Gondry (« Eternal Sunshine of the Spotless Mind », « La Science des Rêves »), pour ne citer qu'eux, ont laissé une empreinte indélébile dans le domaine de l'iréel perturbé et perturbateur. De plus, les mondes virtuels prenant le pas sur la réalité ont également été sujet à beaucoup d'attention ces derniers temps et malgré la décennie qui les sépare, il sera impossible de ne pas penser à « Matrix » en regardant « Inception » tant les deux films abordent parfois une esthétique similaire (distortion du temps, agents éliminateurs...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi si le scénario d' « Inception » paraît inédit au premiers abords, Nolan part malheureusement avec une bonne longueur de retard et parvient difficilement à se distinguer de ses prédécesseurs. Hormis un excellent jeu de miroirs entre rêve et réalité (quand les conditions physiques ou climatiques affectent directement l'univers onirique) et une mise en abyme aux niveaux multiples qui donnerait presque le vertige, « Inception » marche desespérément dans les pas de ses modèles. L'intrigue, remarquablement bien ficelée, mélange allègrement drame, action, suspense et romance sur fond de thriller politique. Hélas, malgré tous les efforts des scénaristes pour nous tenir en haleine, l'histoire se révèle au final trop classique et manque cruellement de rebondissements. Si les 2h20 du film se font à peine sentir, ce serait mentir de dire que l'on ne finit pas par trouver le temps long. Certaines scènes bancales tendent à le tirer vers le bas quand d'autres ne font que ressasser les inévitables « Croyez vous que votre monde soit réel ou êtes vous en train de dormir en ce moment même? » en tentant d'interpeller intelligemment le spectateur. L'idée est certes bonne mais elle n'en reste pas moins éculée. Même la fin ouverte, censée laisser le doute dans la tête du public, laisse de marbre tant le procédé a été souvent employé par le passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir à la bande annonce, personne n'aura oublié l'image de la rue parisienne qui se replie soudainement sur elle même. Une telle séquence ne pouvait qu'annoncer une claque visuelle sans précédent et vu le talent graphique quasi visionnaire de Nolan (« Memento »), on était en droit d'attendre d'en prendre plein les mirettes. Force est d'avouer que certains moments d' « Inception » laissent pantois. Le problème est que ces scènes (dont le pliage routier) demeurent purement démonstratives et ne s'intègrent pas à la suite du récit. C'est d'autant plus regrettable qu'elles se font rares. Pour un court affrontement en apesanteur bluffant de réalisme, on doit se contenter d'une longue séquence de poursuite dans la neige, banale et filmée sans inventivité ; ca commence comme « Matrix » et ça finit comme un mauvais James Bond...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène de Nolan est ainsi rarement à la hauteur des espérances. L'action est souvent étrangement molassone et les péripéties s'enchaînent sans passionner pour autant. En lui même le film n'est pas mal réalisé mais comparées aux dernières aventures du célèbre justicier chauve-souris, celles de ces pilleurs de rêves ont de quoi décevoir. En revanche, Hans Zimmer, déjà à l'oeuvre sur « The Dark Knight », nous gratifie d'un thème principal superbe et la musique à elle seule suffit à captiver l'attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, l'action n'est pas le pilier central du film. « Inception » n'a en effet rien du blockbuster Hollywoodien traditionnnel (beaucoup de muscles et pas de cervelle) et le manque d'action est d'ailleurs flagrant. « Inception » est au contraire un film très bavard, ce qui n'est pas déplaisant pour autant, bien au contraire. Il nous permet ainsi de bien comprendre la complexité des évènements dans lesquels nous somme plongés et garder ainsi en mémoire les nombreux enchevêtrements d'un sacré scénario à tiroirs. Là où le bas blesse, c'est que les personnages (tous incarnés par d'excellents acteurs) n'ont pas une psychologie suffisament approfondie (le comble pour un récit qui nage dans la métaphysique) pour que l'on s'intéresse réellement à leur sort. Hormis Cobb (Di Caprio dans un de ses meilleurs rôles), le film laisse peu de place aux pensées et sentiments des autres protagonistes. C'est d'autant plus dommage que ces derniers sont bien trop lisses et que le film se révèle au final si simpliste dans son déroulement. Il manque à « Inception » la noirceur inhérente aux autres films de Nolan qui aurait pu donner au film la maturité nécessaire à ce genre d'intrigue. Paradoxalement, malgré le scénario atypique et le récit déstructuré du film, « Inception » est certainement l'oeuvre la plus conventionelle et accessible du réalisateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Inception » ne rime pas avec déception pour ce qu'il est mais pour ce qu'il n'est pas, et surtout ce qu'il aurait pu être. Avec un tel sujet de départ et un cinéaste aussi talentueux aux commandes, « Inception » aurait pu être le « Matrix » du nouveau millénaire ; une oeuvre visionnaire qui aurait marqué toute une génération par ses qualités purement esthétiques et par un scénario révolutionnaire, le mariage parfait entre réflexion métaphysique, scènes d'action démentielles et technique visuelle inoubliable. Bref, un film instantanément culte dont on aurait parlé pendant une bonne décennie. Dans l'état, « Inception » est un film soigné et intelligemment construit, doté d'un casting international exemplaire et d'une intrigue originale mais qui aurait gagné à mettre en scène des personnages plus complexes, à mieux gérer les scènes d'action et à ne pas s'éterniser dans des discours sans surprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note: **&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-7312576536159859548?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/7312576536159859548/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=7312576536159859548' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/7312576536159859548'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/7312576536159859548'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2010/08/inception.html' title='Inception'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TGaO2U8HlzI/AAAAAAAAABE/b6SAIyXlPzs/s72-c/inception-poster.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-7625182525459209498</id><published>2010-08-08T05:12:00.000-07:00</published><updated>2010-08-08T05:24:41.236-07:00</updated><title type='text'>The Great Outdoors</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TF6h-0nX3NI/AAAAAAAAAA8/28na38CxUZI/s1600/win-pics-great-outdoors.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 218px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TF6h-0nX3NI/AAAAAAAAAA8/28na38CxUZI/s320/win-pics-great-outdoors.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5503013895341071570" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand une famille de joyeux casse-pieds débarque en vacances pour rendre visite à des parents, le résultat est tout sauf apaisant... Commence alors une lutte sans merci pour déterminer qui saura profiter du grand air.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le délirant John Hugues (« La folle journée de Ferris Bueller », « Un ticket pour deux », « Breakfast Club ») a encore frappé. Si cette fois il n'est pas derrière la caméra, il nous a encore pondu un scénario d'apparence classique mais riche en surprises et rebondissements. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contrairement à la plupart des comédies de ce genre, Hugues parvient à mettre en scène des personnages aussi crédibles qu'attachants et même s'il ne sort pas vraiment des sentiers battus, joue à merveille des personnalités antagonistes sans jamais forcer sur la caricature. Dans tous ses films, Hugues présente des êtres humains et non de simples stéréotypes. Chacun a une personnalité qui lui est propre et sait faire preuve de sentiments. En ce sens, « The Great Outdoors » se rapproche beaucoup de « Un ticket pour deux », où les deux personnages principaux se haïssaient au plus haut point avant d'apprendre à se connaître. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;John Candy joue une fois de plus un personnage sensible et débonnaire, comme il sait si bien le faire (« Un ticket pour deux », « Rasta Rockett »...). Il incarne Chet, un plaisancier tranquille venu se détendre au soleil avec sa femme et ses enfants, à qui il prête sa bonne bouille, son air amène et son rire irrésistible et communicatif. Il doit faire face à Roman, interprété par Dan Aykroyd, un homme d'affaire friqué, qui débarque sans prévenir avec sa femme glaciale et ses deux jumelles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout comme John Candy, Aykroyd reste l'un des plus grands acteurs comiques des années 80.  Capable de jouer une large gamme de personnages (« S.O.S Fantômes », « Evolution », "Miss Daisy et son chauffeur"), il reprend ici son air vaniteux et hautain qui faisait son succès dans « Un fauteuil pour deux ». Dégoulinant d'amour propre, son personnage devient rapidement antipathique au possible, mais c'était sans compter sur le talent de l'acteur qui sait aussi le rendre attendrissant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;John Candy et Dan Aykroyd s'étaient déjà croisés dans l'hallucinant « Les Blues Brothers » sous la houlette de John Landis. Ils récidivent pour le plus grand plaisir du spectateur qui se régale de leurs mimiques grotesques et leurs répliques hilarantes. Un excellent choix de casting! Casting qui bénéficie également de la présence de Annette Bening, Stephanie Faracy et du loufoque Robert Prosky (« Gremlins 2 », « Last Action Hero » en seconds rôles étonnants et savoureux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le travail des acteurs est impeccable, on peut reprocher en revanche une mise en scène parfois un peu trop basique et un scénario qui ne décolle jamais vraiment. En ce qui concerne la réalisation, Howard Deutch manque d'originalité quand il s'agit de donner du punch aux scènes mais cela ne se remarque qu'à de rares moments. En revanche, il sait employer à bon escient les chansons endiablées (The Coasters : Yakety Yak », « Wilson Pickett : The land of a thousand dances ») et les compositions animées de Thomas Newman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, le scénario de John Hugues aligne les bons moments mais ne surprend que très rarement. Plus de la moitié du film se contente de montrer John Candy et Dan Aykroyd tenter de se mettre des bâtons dans les roues. Que ce soit la scène de l'histoire au coin du feu, du ski nautique ou encore de la chauve souris, le film regorge de scènes amusantes mais qui ne font pas avancer le schmilblik. Et quand enfin, l'inévitable dispute/réconciliation arrive, l'histoire prend une autre tournure avec la séquence de la mine qui ne semble exister que pour atteindre les 90 minutes règlementaires. Heureusement, le grand final (avec l'ours) reste un sacré moment de comédie et nous laisse malgré tout sur une bonne impression. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« The Great Outdoors » n'a rien d'exceptionnel. Surtout pour une histoire écrite par John Hugues. Pourtant, il fait bien mieux que la plupart des comédies américaines du même style. Non seulement, il met en scène des acteurs talentueux mais il nous offre en plus de sympathiques moments originaux et innatendus. Les hauts et les bas, dans la mise en scène comme dans le scénario, n' enlèvent rien à la bonne humeur ambiante et communicative du film. Par contre, mieux vaut éviter la VF...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : **&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-7625182525459209498?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/7625182525459209498/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=7625182525459209498' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/7625182525459209498'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/7625182525459209498'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2010/08/great-outdoors.html' title='The Great Outdoors'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TF6h-0nX3NI/AAAAAAAAAA8/28na38CxUZI/s72-c/win-pics-great-outdoors.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-534900563168161414</id><published>2010-08-08T04:54:00.000-07:00</published><updated>2010-08-08T05:10:28.608-07:00</updated><title type='text'>Dolls</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TF6eqni9mnI/AAAAAAAAAA0/5GLfESy-RDQ/s1600/dolls.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 239px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TF6eqni9mnI/AAAAAAAAAA0/5GLfESy-RDQ/s320/dolls.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5503010249700645490" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois histoires d'amour inspirées d'un spectacle de poupées du théâtre Bunraku.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dolls » est ce qu'on appelle un film contemplatif. La caméra reste fixe, les personnages parlent peu et agissent encore moins. L'action est réduite à peau de chagrin et le scénario, parfois inpénétrable, demeure avare en explications. Pour autant, et c'est ce qui fait sa force, le film est loin d'être ennuyeux, bien au contraire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est que « Dolls » est réalisé par Takeshi Kitano, cinéaste japonais émérite qui n'en est pas à son premier coup de maître. Mais parvenir à décrire un film de Kitano relève parfois de la gageure tant il est difficile de trouver les mots justes qui définissent son style. Reconnu à la fois pour l'ultraviolence qui émane de ses films et la poésie visuelle intrinsèque à chacune de ses oeuvres, le style de Kitano est unique en son genre. Présent à la fois derrière la caméra, au niveau du montage et lors de l'écriture du scénario, Kitano élabore soigneusement chaque aspect de « Dolls » avec une véritable âme artistique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peintre à ses heures perdues, Kitano rate rarement l'occasion de placer ses propres tableaux dans ses films, comme dans le remarquable « Hana-Bi » ou le plus récent « Achille et la Tortue ». Si ce n'est pas le cas dans « Dolls », le soin apporté à l'image mérite néanmoins le respect et certains plans du film rivalisent aisément avec de vraies toiles de maître. Surtout lorsque l'environnement urbain oppressif laisse place à des paysages enchanteurs et bucoliques de toute beauté. Ceux qui connaissent les peintures de Kitano savent à quel point son art se veut enfantin et surréaliste à la fois. Et l'on ne peut s'empêcher de ressentir le même sentiment à la vue de « Dolls », constamment magnifié par une utilisation prononcée des couleurs primaires qui donnent à la réalité du film un aspect onirique qui se rapproche souvent du conte pour enfants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche le film ne s'adresse certainement pas à un jeune public. Si le film retrace plusieurs histoires d'amour qui s'enchevêtrent, le scénario est empreint d'une tristesse et d'une noirceur incomparables. Chaque personnage, masculin ou féminin, traverse le film comme une ombre, éphémère, rongé par la culpabilité ou le remord et ne parvient à trouver de délivrance que dans la mort. En effet, si chaque histoire est inspirée du théâtre de marionettes, les protagonistes ne sont rien d'autre que de fragiles poupées (Dolls) de porcelaine qui risquent à tout moment de se briser, manipulées et reliées entre elles par le fil invisible du destin. Enfin, « Dolls » illustre bien l'expression « fou d'amour » au sens littéral du terme – et dans toute sa cruauté : entre la femme qui dévoue sa vie à attendre que son amant revienne mais qui ne le reconnaît pas lorque celui ci se présente à elle, celui qui sacrifie sa vue pour demeurer au côtés de sa bien aimée, ou bien les deux amants condamnés à errer sans fin, les personnages du film sombrent tous peu à peu dans une démence silencieuse qui finit par les couper du monde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme toujours chez Kitano, la mise en scène se révèle à la fois brillante et surprenante d'efficacité. Si « Dolls » est bien une tragédie, le réalisateur instille de petites touches de cet humour à froid dont il a le secret. On ne rit pas car le film reste triste mais on ne pleure jamais non plus car Kitano ne cherche jamais à ce l'on plaigne les personnages. Au contraire, il demeure constamment, avec un génie et une habileté qui frisent parfois l'indécence, sur le fil du rasoir entre drame et comédie sans jamais se laisser aller à la facilité. Et si justement le couple principal du film est lié par une corde rouge vif bien voyante, véritable connexion visuelle entre certaines séquences, Kitano, lui, n'utilise jamais les grosses ficelles. Sa mise en scène est alerte et travaillée dans les moindres détails. Evitant le côté répétitif des films à sketches, les trois histoires ne se succèdent pas mais sont au contraire reliées entre elles avec une ingénieuse simplicité et le montage sec et abrupt ne cesse de retenir l'attention des spectateurs.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus intéressant encore, le film ne suit pas de chronologie établie mais associe alégrement flash backs, répétitions et ellipses narratives pour mieux nous captiver. De ce fait, la narration du film est en tout point remarquable et l'on ne peut que saluer le talent du réalisateur qui parvient à nous toucher, voire à nous frapper en plein coeur, avec une incroyable économie de moyens. L'action n'est jamais montrée telle quelle ; seules les conséquences sont visibles à l'écran. Que ce soit une fusillade dans un hôtel ou un accident de voiture, rien n'est dévoilé si ce n'est le corps des victimes. « Dolls » ne cesse de jouer sur les non-dits, les ellipses et le hors champ pour nous plonger dans un climat d'angoisse et d'anxiété permanents. Ainsi, l'imagination du spectateur se retrouve constamment sollicitée et le style froid et impersonnel du réalisateur ne fait qu'accentuer l'horreur banale des situations. Malgré les nombreuses scènes choc, la caméra demeure imperturbable aux pires atrocités et le film en devient réellement terrifiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant, « Dolls » n'est pas un film d'horreur proprement dit. Si le caractère perturbant et malsain du film ressort aisément, l'ambiance reste insaisissable et une constante mélancolie balaye chaque saynète d'un souffle doux-amer. Et il est certain que la musique étrangement nostalgique - presque « Porco Rossoesque » - du célèbre Joe Hisaishi n'est pas étrangère à ce ressenti. Et le spectateur de se laisse porter par cette fable noire et poignante, au rythme des souvenirs et des saisons. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dolls » est un film atypique dans lequel il est difficile d'entrer. Il est évident que son austérité narrative en reboutera plus d'un, tandis que ses qualités picturales seules charmeront les autres. Faussement intellectuel mais véritablement bouleversant, « Dolls » est une fable moralisatrice cruelle et noire, mise en scène par un cinéaste exceptionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note: ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-534900563168161414?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/534900563168161414/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=534900563168161414' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/534900563168161414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/534900563168161414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2010/08/dolls.html' title='Dolls'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TF6eqni9mnI/AAAAAAAAAA0/5GLfESy-RDQ/s72-c/dolls.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-8724666181669258347</id><published>2010-07-18T13:30:00.000-07:00</published><updated>2010-07-18T13:49:11.605-07:00</updated><title type='text'>La route d'Eldorado</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TENopi6dKgI/AAAAAAAAAAs/ewcuyr1oA9s/s1600/affiche_Route_d_Eldorado_2000_1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 220px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TENopi6dKgI/AAAAAAAAAAs/ewcuyr1oA9s/s320/affiche_Route_d_Eldorado_2000_1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5495351033278048770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux escrocs, Miguel et Tulio, partent à l'aventure afin de trouver la légendaire cité d'Eldorado.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La route d'Eldorado » est un film d'animation produit par les studios Dreamworks. Si Dreamworks ont prouvé qu'ils savaient offrir le meilleur (« Shrek »), ils ont aussi démontré qu'ils étaient capables du pire (« Spirit »). « La route d'Eldorado » se situe exactement entre les deux. Ni brillant, ni totalement à côté de la plaque. En réalité, il est difficile de catégoriser un tel film car ses qualités, comme ses défauts, suffisent à diviser les foules. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où la simplicité du scénario (pour ne pas dire la molesse) permet aux plus petits d'apprécier l'histoire sans se fouler un neurone, les plus grands seront certainement reboutés par le manque de rebondissements et les personnages sans réelle profondeur (on n'est pas chez Pixar). De même, si les adultes apprécieront les dialogues bourrés d'humour et de références sous-jacentes, les plus jeunes risquent de s'ennuyer à cause d'un trop plein de dialogue et un manque flagrant de péripéties quelconques – même si la fin rattrape le coup. Enfin, si les couleurs chatoyantes et les décors luxuriants enchanteront les amateurs, force est d'avouer que le design (personnages et environnement) manque cruellement d'inventivité. Visuellement, les personnages sont bien animés mais ils semblent trop conventionnels. Sans oublier qu'ils passent leur temps à nous gratifier d'un large sourire éclatant comme s'ils vantaient le mérite d'un nouveau dentifrice... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce fait, il est assez difficile de réellement s'attacher au film, mais ce serait mentir de dire que l'on ne passe pas un bon moment malgré tout - ce qui est essentiellement du à la qualité du doublage. En effet, les deux héros loufoques et maladroits bénéficient d'une voix de renom puisque Kevin Kline (oscarisé pour « Un poisson nommé Wanda ») et Kenneth Branagh s'occupent de leur donner vie, oralement. Les deux acteurs ont pris un malin plaisir à se prêter au jeu et vu la vitesse et la précision à laquelle ils se renvoient la balle durant les joutes verbales, on a parfois l'impression qu'ils ont improvisé la moitié de leur texte. Les répliques fusent et l'énergie des deux comédiens insuffle une bonne humeur communicative. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A eux deux, ils forment une sacrée paire de anti-héros farfelus et sympathiques, mais lorsque un troisième larron s'en mêle, la jolie Chel, le film prend vraiment une excellente tournure. Mutine mais fourbe, Chel est quant à elle doublée par Rosie Perez (inoubliable Perdita Durango). Son célèbre accent de Brooklyn et son charme naturel apportent un timbre volontairement décalé au personnage, ce qui suffit pour la rendre attachante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, Edward James Olmos, fameux fer de lance du cinema Mexicain-Americain prête sa voix débonnaire et chaleureuse au chef de la tribu, un pater familias imposant mais tendre et amical. Mais la surprise vient du méchant prêtre, doublé par Armand Assante (« Judge Dredd »), à la fois effrayant de colère non contenue et amusant par son côté faussement machiavélique. Un méchant appréciable et particulièrement réussi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le doublage donc se veut la meilleure qualité du film, ce qui n'inclut pas toute la bande son malheureusement. En effet, musique et chansons sont étonnament fades et décoivent par leur rythme aléatoire et leurs paroles peu inspirées. C'est d'autant plus étrange qu'elles sont dues au trio gagnant et oscarisé du « Roi Lion » (Hans Zimmer, Tim Rice et Elton John). Il est clair que ce n'est pas dans « La route d'Eldorado » que l'on trouvera des thèmes à la hauteur de « Hakuna Matata ». Et si la musique de Zimmer reste agréable à l'écoute (sans pour autant se hisser au niveau du « Roi Lion », de « Gladiator », de « Rain Man », de « Pirates des Caraibes », de « The Rock » et j'en passe) elle est bien trop peu exploitée pour retenir un tant soit peu l'attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« La route d'Eldorado » n'est pas un mauvais film, il est juste trop formaté et de fait, sans réelle surprise. Il est intéressant de noter qu'il possède de nombreux points communs avec « Kuzco, Empereur Megalo », notamment cette frénésie dans la mise en scène, l'extravagance des personnages et le fait qu'ils présentent tous deux une civilization mésoaméricaine de manière volontairement absurde et décalée. En revanche, il lui manque hélas l'étincelle de génie, ce petit côté frappadingue qui fait tout le sel de ce dernier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Film d'animation pour petits et grands, « La route d'Eldorado » risque bien de ne plaire à aucun des deux. A chacun de voir. Si l'on rit de bon coeur à de rares reprises, l'ensemble et trop conventionnel et simpliste pour nous captiver jusqu'au bout. En dépit de beaux efforts pour marier dessin traditionnel et animation 3D, le visuel du film demeure fade. Et si les doubleurs ont fait un excellent travail, les chansons plombent  rapidement l'ambiance. Tulio et Miguel sont partis à la recherche de l'or mais ils ne ramènent qu'une médaille de bronze. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note: *&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-8724666181669258347?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/8724666181669258347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=8724666181669258347' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/8724666181669258347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/8724666181669258347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2010/07/la-route-deldorado.html' title='La route d&apos;Eldorado'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TENopi6dKgI/AAAAAAAAAAs/ewcuyr1oA9s/s72-c/affiche_Route_d_Eldorado_2000_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-4533414524064815839</id><published>2010-07-18T13:24:00.000-07:00</published><updated>2010-07-18T13:29:22.426-07:00</updated><title type='text'>Marathon Man</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TENkGIOvyVI/AAAAAAAAAAk/skN8i07SHIE/s1600/MarathonMan060610.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 226px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TENkGIOvyVI/AAAAAAAAAAk/skN8i07SHIE/s320/MarathonMan060610.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5495346026773465426" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Babe Levy, étudiant d'Histoire et coureur de marathon, mène une enquête pour retrouver l'identité de son père disparu. Il plonge malgré lui dans le monde impitoyable des intrigues internationales. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mondialement connu pour sa célèbre scène de torture qui implique un dentiste sadique et psychotique, « Marathon Man » est certainement l'un des meilleurs thrillers des années 70. De sa mise en scène chirurgicale, au scénario captivant et inventif, en passant par un casting international de haute volée, chaque aspect du film mérite le respect. Dirigé d'une main de maître par John Schlesinger (« Macadam Cowboy »), il plonge le spectateur au coeur d'une intrigue implacable et sombre qui le tient en haleine, crispé aux accoudoirs, jusqu'au dénouement final. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incisive et brutale, la mise en scène apporte au film une force peu commune et multiplie les scènes choc. D'ailleurs, l'impact de la fameuse séquence de torture mentionnée ci-dessus aura été tel que la production ordonna de nombreuses coupes afin de respecter la censure de l'époque. Redoutable dans sa présentation de la violence à l'écran (dont une fusillade dans une maison abandonnée qui n'est pas sans rappeler le « Chiens de Paille » de Peckinpah), la patte de Schlesinger emprunte également au célèbre « French Connection » de Friedkin. En effet, même si chaque séquence de « Marathon Man » a été répétée de multiples fois pour parvenir à un niveau d'interprétation qui frise l'excellence, le film donne souvent l'impression d'avoir été filmé dans la rue parmi les badauds, inconscients de la trame principale. Et c'est aussi c'est aspect parfois quasi-documentaire qui crée cette empathie avec les personnages et qui, en un sens, rend l'histoire plus réaliste – donc plus effrayante. Sans compter que plus qu'un divertissant thriller d'espionnage, « Marathon Man » est un sacré pavé dans la mare du politiquement correct et lorque les noms Auschwitz et « Der Weisse Engel » se font entendre, les vieux demons du passé ressurgissent alors avec haine et fracas. Une mise en abîme inhabituelle pour un film de ce genre mais qui réflète idéalement la noirceur du scénario. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si « Marathon Man » est aussi réussi c'est également parce qu'il emprunte aux meilleurs. Le scénario du film est de William Goldman, d'après son propre roman. Ceux qui connaissent un peu son oeuvre savent à quel point les qualités de son écriture reposent sur une intrigue bien ficelée (il est également auteur de « Les Hommes du Président » sorti la même année) et des personnages charismatiques, souvent inoubliables (« Princess Bride » et "Butch Cassidy et le Kid", c'est lui). « Marathon Man » réunit les deux avec un brio qui frôle parfois la perfection. En totale adéquation avec Levy, le spectateur est malmené par des personnages à l'identité douteuse tout au long du film sans savoir de quoi il retourne, et à mesure que l'intrigue s'éclaircit, les retournements de situation ne cessent d'accentuer le suspense. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, chaque rôle est parfaitement écrit et interprété par de talentueux comédiens. Babe Levy est joué avec conviction et naiveté par un Dustin Hoffman impeccable. Acteur phare des années 70, Hoffman est surtout un véritable caméléon et au cours de son imposante carrière, il a su démontrer à plusieurs reprises l'étendue de son jeu d'acteur. Dans « Marathon Man », il campe un jeune étudiant particulièrement crédible (il a pourtant déjà la quarantaine au moment du tournage) et livre une interprétation parfois désarmante de naturel. On est d'autant plus ébloui par sa performance quand l'innocence de son personnage se mue en une rage implacable et vengeresse; là encore « Chiens de Paille » nous revient immédiatement à l'esprit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ses côtés pullulent des seconds rôles savoureux. Si Hoffman demeure l'un des fers de lance du cinéma dans les années 70, que dire de Roy Scheider qui enchaîne les succès au box office de l'époque. Quand sa carrière explose avec « Les Dents de la Mer » de Spielberg en 1975, il a déjà conquis le public et la critique dans « French Connection ». Il interprète ici le frère cadet de Babe mais son double-jeu et son charisme mystérieux rendent son personnage bien plus fascinant qu'il n'y paraît. Mais si Scheider crêve l'écran (la scène du dîner, brillante et audacieuse), que peut-il faire face à l'immense Lawrence Olivier? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvent cité comme le plus grand acteur du siècle dernier (plus d'une dizaine de nominations aux Oscars!), Olivier est une légende vivante dont les compositions Shakespeariennes théâtrales résonnent encore dans la mémoire de beaucoup. En trois mots énigmatiques (« Is it safe? »), il parvient à nous convaincre du caractère implacable et cruel de son personnage. D'un coup, ce qui aurait pu n'être qu'une « simple » scène de torture devient instantanément une séquence culte de grand cinéma. Encore plus impressionant, il parvient à faire de ce dentiste adepte de la terreur psychologique, non pas un bourreau sanguinaire et stéréotypé, mais un vieux medecin faiblissant qui prend plaisir à faire son travail. Le personnage échappe alors à toute approche manichéenne du méchant sadique classique du cinéma de genre et gagne de ce fait en humanité. Le résultat est aussi dérangeant par la cruauté du personnage que jouissif par l'interprétation de l'acteur. Malgré une présence à l'écran assez réduite, Olivier campe sans conteste l'un des meilleurs méchants du cinéma et sa composition lui vaudra une nomination aux Oscars comme meilleur second rôle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le film n'est pas exempt de défauts - notamment une fin un peu trop conventionelle - « Marathon Man » surprend encore par la qualité de son interprétation et l'efficacité parfois insoutenable de certaines situations. En d'autres mains, le film aurait finit en tant que série B sans éclat, mais il demeure encore aujourd'hui un modèle de film d'espionnage, intense et immoral. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note: ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-4533414524064815839?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/4533414524064815839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=4533414524064815839' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/4533414524064815839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/4533414524064815839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2010/07/marathon-man.html' title='Marathon Man'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_x0Vp_Wh9AGg/TENkGIOvyVI/AAAAAAAAAAk/skN8i07SHIE/s72-c/MarathonMan060610.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-4143773959975021136</id><published>2010-04-09T15:46:00.000-07:00</published><updated>2010-04-09T16:38:40.742-07:00</updated><title type='text'>Le Choc des Titans</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://media.paperblog.fr/i/250/2509400/trailer-choc-titans-louis-leterrier-L-1.jpeg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 350px; height: 502px;" src="http://media.paperblog.fr/i/250/2509400/trailer-choc-titans-louis-leterrier-L-1.jpeg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né d'un dieu mais élevé comme un homme, Persée ne peut sauver sa famille des griffes de Hadès, dieu vengeur du monde des Enfers. N'ayant plus rien à perdre, il se porte volontaire pour conduire une mission dangereuse et porter un coup fatal à Hadès avant que celui-ci ne s'empare du pouvoir de Zeus et fasse régner l'enfer sur terre. A la tête d'une troupe de guerriers courageux, Persée entreprend un périlleux voyage dans les profondeurs des mondes interdits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attendu comme l’un des gros succès de cette période pré-estivale, ce "Choc des Titans" nouvelle génération se présente comme l’archétype même du projet de film passionnant qui, une fois à l’écran, aboutit à un blockbuster, bêta, brouillon et sans saveur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant avec Louis Leterrier (réalisateur de films d’action honorables tels que L’incroyable Hulk ou Danny The Dog) derrière la caméra et Sam Worthington (la révélation de Terminator : Renaissance et d’Avatar) devant, ce remake musclé d’un classique des années 80 partait sous des augures plutôt favorables. &lt;br /&gt;Malheureusement, le film cumule les mauvaises idées et des fautes de goût difficilement pardonnables. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Choc des Titans original, bien qu’ayant aujourd’hui accédé au rang de film culte, n’était pas non plus une perle de mise en scène : la réalisation de Desmond Davis avait souvent un arrière goût de téléfilm à gros budget et Persée était joué par un bellâtre inexpressif.  &lt;br /&gt;En revanche, le film bénéficiait d’un univers visuel aussi captivant qu’attachant, avec une jolie pelletée de créatures mythologiques et faisait la part belles aux  trahisons internes qui sévissaient au sein même de l’Olympe. &lt;br /&gt;Mais ce qui donnait au film tout son charme c’était le talent incomparable du légendaire animateur Ray Harryhausen. Considéré comme le pape de l’animation image par image, Harryhausen aura inspiré la carrière de cinéastes reconnus tels que Peter Jackson, James Cameron ou encore George Lucas...c’est dire la popularité du bonhomme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est qu’à l’inverse de nombreux animateurs de l’époque, Harryhausen ne se contentait pas « seulement » de donner du mouvement à ses créatures, mais il leur insufflait la vie. Grâce à sa maîtrise incomparable de l’image par image, il parvenait à retranscrire ce souffle de vitalité qui élevait ses créatures au rang de personnages à part entière, et non plus à de simples monstres de plasticine aux mouvements maladroits. &lt;br /&gt;Le Choc des Titans fut le film testament de Ray Harryausen, et à défaut d’être son œuvre la plus prestigieuse, il comporte des scènes devenues mythiques, tel l’antre de Méduse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la version de Leterrier, toutes les créatures, sans exception, sont animées à l’aide d’images de synthèse dernier cri. Non seulement, elles ne sont pas aussi visuellement réussies que celles de l’original (un comble, vu la technique) mais leur interaction avec les acteurs est quasi inexistante, ce qui les ramène à un vulgaire tas de pixels sans âme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l’âme, c’est certainement ce dont le film manque le plus. &lt;br /&gt;Primo, les monstres du film n’ont plus une once de personnalité (avoir donné à Méduse un visage humain n'en fait pas moins un beau ratage numérique) mais côté casting le bilan n’est pas si réjouissant non plus. Alors que Saw Worthington confirme tout le bien que l’on dit de lui, le Persée qu’il incarne manque cruellement de profondeur pour que l’on s’attache réellement à sa destinée. &lt;br /&gt;En revanche, les seconds rôles rivalisent de fadeur et leurs personnages se révèlent plus insipides les uns que les autres. Ainsi les compagnons d’armes de Persée ne font guère plus que de la figuration et les divinités elles mêmes n’ont de divin que leur nom. Dans la peau de Zeus, Liam Neeson ne parvient jamais à faire oublier le jeu autoritaire et patriarcal de Lawrence Olivier et seul Ralph Fiennes parvient à tirer son épingle du jeu en campant un Hadès inattendu, en pleine déchéance physique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, si Leterrier démontre une volonté farouche à se référer à l'oeuvre originale (le petit clin d’oeil à la chouette mécanique...), il en dénature l’histoire et occulte les relations primordiales entre les personnages (Calibos ne fait que passer...). &lt;br /&gt;Pire, s’il rajoute des personnages plus ou moins indispensables (les djinns du désert, les harpies), il fait disparaître par là même certains monstres qui, eux auraient pu bénéficier d’une cure de jouvence numérique, comme le « cerbère » bicéphale et le vautour géant; pour ceux à qui ça parle.&lt;br /&gt;Sans oublier les séquences « la mythologie grecque pour les nuls » où l’origine des créatures et savamment explicitée, ce qui reste absolument sans conséquence par la suite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne Louis Leterrier, ce dernier est plus connu pour sa maîtrise visuelle, lors de scènes d’action spectaculaires, que pour sa faculté à créer des moments plus intimistes. Là encore, il s’attaque aux scènes dites « émotionnelles » avec la subtilité d’un char d’assaut et écrase littéralement le scénario jusqu’à le réduire à un vulgaire prétexte pour amener l’action sur le tapis. &lt;br /&gt;On pourrait lui pardonner si encore il parvenait à se rattraper sur la baston qui, ne nous le cachons pas, reste le principal argument de vente du film. Malheureusement, le résultat est là aussi plus que mitigé. &lt;br /&gt;D’un côté, on sent l’envie du réalisateur à se dépasser pour nous livrer des affrontements titanesques (si j’ose dire) et il faut avouer que l’aspect homérique de certaines séquences donne un sacré coup de fouet à l’ensemble. &lt;br /&gt;Mais, d’un autre côté, le film souffre d’un montage épileptique (pourtant absent des précédentes productions de Leterrier...) particulièrement pénible qui élimine d’emblée l’intensité de la violence et rend les affrontements aussi brouillons que ceux de "Transformers" (une référence en la matière...). &lt;br /&gt;Au passage, la scène des scorpions est visuellement très proche de celle filmée par Michael Bay, allez comprendre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les dégâts sont loin d’être finis. En dépit de l’infini potentiel qu’offrait le thème de la mythologie grecque, l'esthétique du film est particulièrement convenue,pour ne pas dire superficielle. &lt;br /&gt;Leterrier brasse les références en veux tu en voilà aux récents succès commerciaux et artistiques mais ne parvient jamais à les digérer totalement.  &lt;br /&gt;On y décompte entre autres, des squelettes marins à la "Pirates des Caraïbes", des sorcières aveugles sorties tout droit du "Labyrinthe de Pan", une Méduse dont la mâchoire s’allonge à la manière des vampires de "Van Helsing", ou encore des armures rutilantes empruntées à l’"Excalibur" de Boorman. Quant au Kraken, le monstre « ultime » du film, il a la tête des extraterrestres du jeu vidéo "Gears of War". &lt;br /&gt;Elle est belle la mythologie grecque...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, là où la musique du film original soulignait l’aspect héroïque et merveilleux de l’aventure, la nouvelle mouture réussit l’exploit de se faire oublier instantanément. Alors que des dizaines de compositeurs talentueux auraient pu apporter à l’ensemble le semblant d’âme qui lui manque, le film écope de la musique brouillonne et volontairement assourdissante de Ramin Djawadi, qui tente de donner un souffle épique aux images de Leterrier. En vain.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est étonnant de voir que malgré tous ses défauts et un budget bien moins conséquent (de 15 millions pour le premier à 70 pour la seconde version), le Choc des Titans original demeure bien supérieur à ce navet tout en muscle et en testostérone mais bien creux en terme de matière grise.&lt;br /&gt;Depuis le temps, on sait que l’informatique est un merveilleux outil visuel mais il peut aussi devenir une malédiction entre de mauvaises mains. &lt;br /&gt;De ce fait, les monstres en images de synthèse "new generation" paraissent bien fades face au charme élémentaire des créatures animées images par image du grand Ray Harryhausen.  Sans l'émotion, la technique n’est rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Choc des Titans n’est pas un ratage complet mais clairement une grosse déception. Alourdi par une esthétique –trop- jeu vidéo, des dialogues grotesques et incohérents, des erreurs de casting dramatiques, une musique insipide et des images de synthèse envahissantes, le film n’est sauvé que par de rares idées de mise en scène, quand l'action prend le dessus, et le charisme de Saw Worthington qui se taille une fois de plus la part du lion...à grands coups de glaive vengeur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : *&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-4143773959975021136?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/4143773959975021136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=4143773959975021136' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/4143773959975021136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/4143773959975021136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2010/04/le-choc-des-titans.html' title='Le Choc des Titans'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-8566192828939433566</id><published>2009-12-20T07:05:00.000-08:00</published><updated>2009-12-20T07:45:57.504-08:00</updated><title type='text'>Avatar</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://popmovies.blog.free.fr/public/Avatar/.Avatar-Affiche-France-2-356x500_m.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 318px; height: 448px;" src="http://popmovies.blog.free.fr/public/Avatar/.Avatar-Affiche-France-2-356x500_m.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré sa paralysie, Jake Sully est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des " pilotes " humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne le cinéma, l'année 2009 aura été un excellent cru : "Inglorious Bastards", "Gran Torino", "Coraline", "Les 3 Royaumes", "Zombieland", "Watchmen", "Là Haut", "Démineurs", "l'Age de Glace 3" et j'en passe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En matière de Science Fiction musclée, le récent « District 9 » aura d'ailleurs créé la surprise en recevant à la fois les louanges du public et de la presse. Fait rare pour un film de genre. &lt;br /&gt;Sa mise en scène exemplaire et incroyablement réaliste, conjuguée à un scénario inhabituellement noir et à des effets visuels bluffants, le classait directement parmi les meilleurs films de SF de tous les temps. Sa technique de motion capture, popularisée avec le personnage de Gollum dans la trilogie de Peter Jackson, franchissait une toute nouvelle étape dans l'animation de synthèse. &lt;br /&gt;(cf : ma critique sur « District 9 »)&lt;br /&gt;Les qualités techniques de « District 9 » et sa cruauté rare ont vite fait de lui le phénomène de cette fin d'année et le classaient déjà favori aux oscars. &lt;br /&gt;C'était il y a six mois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16 décembre 2009. "Avatar" de James Cameron sort sur les écrans. &lt;br /&gt;Le film est précédé d'une campagne médiatique gigantesque, tellement pesante qu'elle en dégoûterait presque d'aller voir le film. Pourtant l'attente est bel et bien de taille : non seulement il s'agit du nouveau film de l'un des réalisateurs les plus influents de ces dernières décennies (« Terminator » 1 et 2, « Aliens », « Abyss », « True Lies » et « Titanic » c'est lui...),  mais le film est spécialement conçu pour être projeté en 3D. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grande nouvelle? &lt;br /&gt;Oui et non. Si l'idée de voir le film en trois dimensions s'avère alléchante, il n'est pas le premier cette année à offrir cette expérience (« Coraline », « Là Haut »...). Exit donc l'effet de surprise.  Mais plus important encore, attirés par le potentiel commercial de la 3D, les nouveaux réalisateurs risquent fort de privilégier le spectacle pur au détriment d'un scénario digne de ce nom. Le dernier opus de la série des « Destination Finale » en est la preuve. &lt;br /&gt;Alors, "Avatar", projet démentiel ou vulgaire produit commercial et opportuniste? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il y a bien quelque chose qu'"Avatar" n'est pas, c'est bien un produit opportuniste. Si la plupart n'ont entendu parler du film que récemment (avec le rabattage médiatique), Cameron aura pourtant travaillé dessus pendant quinze années de sa vie ! &lt;br /&gt;En réalité, le projet avait été abordé à l'époque de « Titanic » (1997). &lt;br /&gt;Suite au succès colossal du film, Cameron est harcelé de toute part pour savoir quel sera son prochain film. "Avatar" est alors mentionné mais Cameron stipule clairement qu'il ne réalisera pas le film tant que les effets spéciaux ne lui permettront pas de porter  ses visions à l'écran. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années passent et les effets spéciaux deviennent de plus en plus performants. &lt;br /&gt;On assiste à de véritables révolutions technologiques avec « Le Seigneur des Anneaux » (et la « performance capture », qui permet à un ordinateur d'enregistrer les gestes et expressions faciales d'un acteur pour les retranscrire sur un personnage en images de synthèse) ou les nouveaux « Star Wars » et leurs mondes entièrement numériques. &lt;br /&gt;En 2002, Cameron découvre donc Gollum, premier personnage de 3D hyperréaliste convaicant, décide enfin de ressortir "Avatar" du placard et se lance dans le plus grand secret (quid du scénario ou des acteurs?) sur son projet révolutionnaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car inutile de tergiverser : malgré les innombrables évolutions techniques de ces dernières années et les 15 ans d'attente qui auraient pu faire tomber le film dans l'oubli ou se faire couper l'herbe sous le pied (« District 9 », encore une fois), "Avatar" est sans conteste LA révolution technique tant espérée. &lt;br /&gt;Il y aura bien un avant et un après "Avatar" tant ce film va certainement changer notre vision du cinéma tel que nous le connaissons. Pas seulement pour la 3D mais parce que le film, réalisé avec des techniques d'une innovation bouleversante, offre des images de synthèse d'un réalisme JAMAIS vu sur les écrans. &lt;br /&gt;"Avatar" est assurément une expérience sensorielle sans précédent qui va faire date. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui au cinéma, il est de plus en plus difficile de surprendre un public, blasé, habitué à voir les choses les plus extravagantes qui soient prendre forme sur un écran. &lt;br /&gt;Dans ce cas, "Avatar" est une grosse claque dans la face dont on mettra longtemps à se remettre. &lt;br /&gt;Ce n'est pas un hasard si le début du film laisse perdurer un écran noir durant quelques-interminables-secondes : dès le premier plan, on sait que l'on est en train de vivre un moment hors du commun, cinématographiquement parlant. &lt;br /&gt;On vient de quitter la salle obscure du cinéma pour être directement projeté dans l'univers de Cameron. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La planète Pandora où se déroule l'intrigue est une succession de paysages éblouissants qui explosent la rétine. La beauté de la faune et de la flore qui la peuplent écrasent littéralement la jungle luxuriante du nouveau « King Kong », référence en la matière.  &lt;br /&gt;De même, les véhicules et les robots de l'armée humaine sont d'une crédibilité à toute épreuve, presque palpables. On est loin de la bouillie numérique de « Matrix Revolution ». &lt;br /&gt;Cameron balaie ainsi instantanément des centaines de films récents, considérés comme des références en technologie visuelle (les « Transformers » de Michael Bay sont déjà de l'histoire ancienne) et se réinstalle avec panache sur son trône de cinéaste visionnaire, qu'il avait quitté en 97. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour donner vie au bestiaire de Pandora, Cameron accorde également un soin tout particulier à l'environnement sonore du film. &lt;br /&gt;Les gens ont tendance à oublier que pour que quelque chose qui n'existe pas dans la réalité (images de synthèse, miniatures, marionnettes...) semble crédible à l'écran, le visuel ne suffit pas. Pour qu'une créature paraissent authentique, des effets sonores de qualité sont indispensables. &lt;br /&gt;D'ailleurs, les monstres les plus célèbres du cinéma américain ne possèdent-ils pas tous des sons uniques (le rugissement du T-Rex dans « Jurassic Park », les créatures de « Star Wars » ou du « Seigneur des Anneaux »...). &lt;br /&gt;Tout comme pour les exemples cités ci dessus, le travail effectué sur les créatures de "Avatar" leur garantissent une vraie « personnalité », ce qui les rend d'autant plus effrayants et majestueux à la fois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours en ce qui concerne le son, la B.O. est également très présente. Choeurs de femmes, chants traditionnels et tambours de guerre subliment la vision de cet univers féérique et  garantissent un dépaysement total. &lt;br /&gt;Si cette fois James Horner (qui retrouve Cameron après « Titanic ») ne sera probablement pas oscarisé, il nous offre néanmoins des mélodies grandioses et terriblement immersives. &lt;br /&gt;Quand un film vous arrache une larme simplement parce que la symbiose entre la musique et l'action est telle qu'elle vous fait littéralement frissoner, le nirvana n'est pas loin...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conscient des atouts de sa nouvelle technique, Cameron se permet absolument TOUT les délires qui lui passent par la tête. Il a attendu 15 ans pour pouvoir concrétiser ses visions, pourquoi se donner des limites maintenant ? &lt;br /&gt;On connait Cameron pour son talent et sa faculté à créer des scènes d'action inoubliables et à l'ampleur démesurée. Pas de doute, "Avatar" est une bombe. &lt;br /&gt;Une bombe dont la mèche est allumée : plus la mèche brûle et plus la tension monte, jusqu'à l'explosion que l'on attend fébrilement car on sait que tout ce que le film nous a dévoilé n'a pour but que de nous préparer à l'apothéose. &lt;br /&gt;Les scènes d'action vont ainsi crescendo jusqu'au combat final ; colossal et homérique qui est d'ore et déjà un morceau d'anthologie qu'il va être dur de surpasser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, en dehors de sa patte inimitable pour le spectaculaire, ce qui différencie James Cameron du cinéaste moyen c'est sa capacité innée à raconter une véritable histoire. Et une histoire intelligente de surcroît. &lt;br /&gt;Les personnages sont parfaitement convaincants et, bien que nombreux, tous dotés d'une vraie psychologie. Dès leur apparition à l'écran, on ne peut qu'éprouver de la sympathie pour eux ; « Avatar » est l'anti « 2012 »... &lt;br /&gt;Aucune intrigue secondaire ne vient parasiter un scénario passionnant et même l'histoire d'amour-à la « Pocahontas »-entre Jake et Neytiri ne semble jamais placée artificiellement.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cinéaste l'a toujours dit : « la science fiction n'est pas un moyen de prévoir notre futur mais de réfléchir sur notre présent ». &lt;br /&gt;Là où certains auraient pu faire de  « Terminator 2 » un vulgaire film d'action sans âme, Cameron introduisait une dimension psychologique essentielle qui nous amenait à nous remettre en question : « Si une machine comme le Terminator peut comprendre l'importance d'une âme humaine, peut-être le pouvons nous aussi... ». &lt;br /&gt;En mariant action pure et réflexion philosophique, Cameron créait le film pop corn qui fait réfléchir. Le blockbuster intelligent est né.  &lt;br /&gt;Les frères Wachowski prendront le relai avec « Matrix », qui nous interroge sur notre dépendance vis à vis des machines. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Profondément humaniste, Cameron va encore plus loin avec "Avatar". &lt;br /&gt;Il se permet de (re)mettre en scène l'histoire de notre civilisation. Rien que ça. &lt;br /&gt;Et malgré toute la propagande patriotique qui tente de nous faire croire le contraire, notre société telle que nous la connaissons n'est que le résultat d'années de luttes, d'invasions et de colonisations dans le but de s'approprier des terres ou des richesses. &lt;br /&gt;Dans "Avatar", les humains chassent et détruisent les Na'vi pour prendre les pierres précieuses qui se trouvent sur leurs terres. Remplacez maintenant « humains » par « colons »/ ou « américains »,  « Na'vi » par « indiens », « Irakiens », « Afghans », et « pierres précieuses » par « or »/ « pétrole » ou « armes de destruction massives »...Pas besoin de vous faire un dessin. &lt;br /&gt;Est-ce un hasard si les Na'vi et leur relation métaphysique avec l'univers ressemblent autant aux aborigènes ou aux indiens d'Amérique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin d'être un blockbuster hollywoodien sans cervelle, "Avatar" est une relecture de notre histoire où les extraterrestres ont simplement remplacé des peuples que nous connaissons bien mais que, finalement, nous connaissons peu. &lt;br /&gt;Le scénario de Cameron impose le respect car s'il navigue en terrain connu (on pense bien sûr à « Danse avec les loups », « La Forêt d'Emeraude »), il se permet des incursions dans un domaine où on ne l'attendait pas : la spiritualité. &lt;br /&gt;Spiritualité, pas religion. Pas la religion pour laquelle des peuples entiers se génocident allègrement et tentent d'imposer leur vision étriquée du monde, mais la spiritualité qui unit tout être vivant en une seule et même entité. &lt;br /&gt;Cette connexion, aussi risible et grotesque semble-t-elle pour notre société occidentale vénale, individualiste et matérialiste, est pourtant mise de plus en plus souvent en avant au cinéma et spécialement dans le cinéma japonais (on sent d'ailleurs l'influence de « Princesse Mononoké » dans "Avatar"). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où certains se seraient cassés les dents à tenter de mettre en scène cette spiritualité à l'aide d'explications fumeuses et d'artifices grossiers, Cameron la présente avec un sérieux inébranlable, une sensibilité à fleur de peau et un sens de l'image éblouissant ( le parallèle entre les racines et les synapses...). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre référence flagrante à notre culture contemporaine, l'avatar lui même : cet être doté de capacités hors du commun qui permet à celui qui l'incarne de réaliser de véritables prouesses physiques. &lt;br /&gt;Comment ne pas voir là le parallèle avec le jeu vidéo où le joueur, plongé dans une réalité artificielle, peut se permettre d'oublier le monde réel, accablant et injuste, le temps de quelques heures pour se transformer en un être surpuissant et accomplir des actions héroïques.  &lt;br /&gt;Cameron présente ainsi une image du jeu vidéo bien différente de celle, fortement négative, que l'on voit au journal télévisé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Jake Sully incarne son avatar pour la première fois, il peut faire ce que lui interdit sa propre enveloppe corporelle : utiliser ses jambes. &lt;br /&gt;A force de passer du temps dans sa « nouvelle peau », il finit par refuser de revenir dans l'ancienne. &lt;br /&gt;L'«avatarisation » agit sur lui comme une drogue :  il veut rester l'avatar comme le joueur qui, acculé par un système qu'il rejette et qui le rejette, veut rester son personnage de fiction. &lt;br /&gt;Mais qui peut lui en vouloir? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la plupart des films américains récents ne sont que des adaptations de romans, BD, romans graphiques ou remakes de films, James Cameron crée avec "Avatar" un monde unique qui sort de sa propre imagination. L'écosystème de Pandora rassemble des points communs liés à la fois à nos mammifères terrestres et surtout aux fonds marins, si chers à Cameron.  &lt;br /&gt;Pour autant, le film est loin d'être vierge de références. &lt;br /&gt;Les Na'vi, par exemple, sont très proches des Indiens par leur approche de la nature mais ils chevauchent des montures reptiliennes réminiscentes de celles des Gungans de « La Menace Fantôme » et vivent dans des arbres géants comme les elfes du « Seigneur des Anneaux ». &lt;br /&gt;Du côté humain, les vaisseaux et les robots bipèdes proviennent tout droit de « Aliens » et de « Starship Troopers ».  &lt;br /&gt;Néanmoins, Cameron parvient à créer un monde fantastique, digne alliance entre la technologie de la SF et l'univers merveilleux de l'heroic fantasy, qui marquera les mémoires.&lt;br /&gt;En ce sens, il rejoint directement George Lucas et ses « Star Wars » au panthéon des grands créateurs d'univers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais autant qu'à Cameron et à l'équipe de techniciens talentueux dont il s'est entouré, la réussite du  film revient en grande partie aux acteurs.&lt;br /&gt;Pour un film d'une telle ampleur, il est presque inconcevable de ne voir aucune star en tête d'affiche. Mais Schwarzenegger était-il connu avant de devenir le « Terminator »? &lt;br /&gt;Comme toujours chez Cameron, les acteurs ne sont pas de grandes vedettes mais se révèlent tellement géniaux qu'il est impossible d'imaginer leurs personnages joués par d'autres comédiens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A commencer par Sam Worthington, la révélation de « Terminator : Rennaissance ». &lt;br /&gt;Physiquement, l'acteur ressemble à une tête brûlée, un énième « bogosse » américain qui aurait passé plus de temps en salle de muscu qu'en salle de cours. Mais quand on le voit à l'écran, il y a quelque chose qui cloche avec cette description. &lt;br /&gt;Une lueur dans les yeux, à la fois d'intelligence et de sensibilité.&lt;br /&gt;En un mot : d'humanité. Même si, en tant qu'avatar, il réalise des actions invraisemblables, il n'a rien du héros invincible, typique du cinéma d'action.   Misérable en chaise roulante ou guerrier redoutable dans la peau de son avatar, très vite, l'acteur disparaît derrière le personnage pour nous offrir une performance mémorable. Il est parfait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Simple second rôle, Sigourney Weaver, la « muse » de Cameron (rappelons qu'elle a été nominée aux oscars comme meilleure actrice pour « Aliens », une première dans l'histoire du film de genre) est une fois de plus impeccable. A la fois autoritaire et maternelle, elle incarne une femme forte et indépendante qui n'est pas sans rappeler une certaine Ellen Ripley...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours dans les acteurs plus ou moins connus, on appréciera la présence de Giovanni Ribisi, méchant cynique et volontairement caricatural et de Michelle Rodriguez, épatante, qui joue une femme soldat, proche du personnage joué par Jenette Goldstein dans « Aliens ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que l'on retiendra surtout du film, c'est le « jeu d'acteur » des Na'vi. &lt;br /&gt;La technique de « motion capture » n'a jamais été aussi bien utilisée. Non seulement la fluidité de leurs gestes, le moindre mouvement des lèvres, la moindre lueur dans le regard donne aux personnages un réalisme jamais atteint auparavant mais en plus, les visages des Na'vi sont calqués sur ceux des vrais acteurs. &lt;br /&gt;Et, sous la peau bleuté, les yeux d'émeraude et les grandes oreilles des Na'vi, on n'a aucun mal à reconnaître les traits familiers des comédiens. &lt;br /&gt;Le résultat est tout bonnement bluffant et deviner le sourire rayonnant de Sigourney Weaver derrière le visage d'une Na'vi est un moment magique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Avatar » est là. James Cameron est de retour. Et malgré QUINZE ANS d'attente et le sentiment que le film ne verrait jamais le jour, le résultat est à la hauteur de toutes les espérance. Oui, il y a bien un ou deux passages un peu trop romancés, oui en 2h40, le film montre parfois quelques faiblesses narratives. Mais quelle importance? James Cameron a un don et ce don il l'utilise pour le simple plaisir (bonheur?) du spectateur. &lt;br /&gt;« Avatar » est certainement le meilleur film de l'année, l'aboutissement de la carrière de Cameron et l'un des plus grands films, tous genres confondus, jamais réalisé : il est l'association parfaite entre une mise en scène flamboyante, un casting exceptionnel, des personnages inoubliables et un scénario intelligent,doublé d'un véritable message écologique, qui nous donne à réfléchir sur nous-même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De par ses qualités plastiques et sonores sensationnelles, on peut déjà proposer des pronostics pour la prochaine remise des oscars : une nomination pour meilleur son, meilleurs effets sonores, meilleurs effets visuels, meilleurs décors et peut-être meilleur montage et meilleur réalisateur.&lt;br /&gt;Attendu comme le Messie, « Avatar » donne au spectateur l'impression de vivre un véritable pas en avant dans l'évolution du cinéma. &lt;br /&gt;Plus qu'une révolution ; une renaissance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : **** &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette critique ne tient pas en compte l'aspect 3D du film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ajout ultérieur : en 3D, l'expérience "Avatar" est décuplée. Immanquable.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-8566192828939433566?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/8566192828939433566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=8566192828939433566' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/8566192828939433566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/8566192828939433566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/12/avatar.html' title='Avatar'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-5491394462112119965</id><published>2009-10-24T06:57:00.000-07:00</published><updated>2009-10-24T07:06:38.250-07:00</updated><title type='text'>Mort ou Vif</title><content type='html'>&lt;a href="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/6/8/0/3333297617086.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 612px;" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/6/8/0/3333297617086.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme chaque année, les plus fines gachettes de l'Ouest se retrouvent à Rédemption pour un tournoi de duels récompensé par une énorme somme d'argent. Redoutable tireur et régnant sur la ville en tyran, Herod a toujours été le vainqueur. Mais cette fois, une jeune femme venue de nulle part s'inscrit pour le défier...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sam Raimi est un nom bien connu des amateurs de cinéma fantastique : il est, entre autres, l'auteur de la trilogie cultissime « Evil Dead », des célèbres aventures de Spiderman et du récent « Jusqu'en Enfer ». Mais on oublie souvent qu'au cours de sa prolifique carrière,  Raimi ne s'est pas seulement cantonné à ce seul genre de film. Parmi ses films moins connus, on peut par exemple citer « Un Plan Simple », brillant polar noir qui a fait les grands jours du festival de Cognac (qui récompense les films policiers) ou encore le western « Mort ou Vif ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de sa sortie en salle, « Mort ou Vif » n'a pas eu le succès escompté. &lt;br /&gt;Sam Raimi vient juste de finir le dernier volet des « Evil Dead » qui le hisse au sommet des réalisateurs de films d'horreur et le public, qui attendait sûrement de lui une nouvelle aventure débridé d'Ash et pas un « vulgaire » western, a littéralement boudé le film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, le genre du western classique s'étant éteint dans les années 70, « Mort ou Vif » ne sort pas dans des conditions idéales et est précédé d'une réputation assez défavorable. Sans compter que la presse elle-même fustige le long métrage, achevant d'un coup sec sa carrière. Aujourd'hui encore sa mauvaise réputation perdure et les gens continuent de critiquer le film, parfois même sans l'avoir jamais vu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais dans une vie de cinéphile on découvre que les films les moins connus des grands cinéastes sont loin d'être les pires et si l'on parvient à faire fi des « on dit » et à trouver une copie décente d'un de ces films (même en dvd, il faut souvent chercher jusque dans les zones 1...), il n'est pas rare de dépoussiérer de véritables chefs d'oeuvre qui croupissent au fond d'une oubliette : « 1941 » de Spielberg, « Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin » de Carpenter ou encore « Mort ou Vif » de Raimi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Mort ou Vif » est donc un western. &lt;br /&gt;Mais un western très différent de ce qui a été fait auparavant. &lt;br /&gt;Il est d'ailleurs certainement l'un des seuls à mélanger à la fois les éléments du western américain classique avec ceux du western spaghetti. &lt;br /&gt;Du premier, il reprend surtout l'ambiance et les décors, à savoir : les contrées désertiques, la fameuse ville fantôme au milieu de nulle part ou encore les duels sur fond de soleil couchant. &lt;br /&gt;Au second, il emprunte plus au style visuel, en rendant par ailleurs hommage aux films de Sergio Leone : les plans extrêmes sur les différentes parties du corps, les sales gueules patibulaires, les splendides panoramas (extraordinaire photographie de Dante Spinotti !), la tension des duels qui ne cesse d'augmenter avant le coup de feu fatidique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la musique, si chère au genre (américain comme italien) on la doit ici à Alan Silvestri, le génie responsable des BO de « Retour vers le futur », « A la poursuite du diamant vert » ou encore « Le Retour de la Momie ».&lt;br /&gt;Les mélodies se fondent à merveille avec les images, soulignant la concentration des participants et nous offrant un magnifique thème héroique comme on n'en avait pas entendu depuis des lustres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Raimi n'est pas qu' un simple « faiseur de film » commercial et possède un style visuel qui lui est propre. Un style à la fois cartoonesque et terriblement expressif. Car il faut savoir que chez Raimi plus que chez la plupart des autres réalisateurs, l'émotion passe instinctivement par l'image. &lt;br /&gt;Tout comme dans la bande dessinée ou le roman graphique, le plan parle pour lui même. &lt;br /&gt;En ce sens Raimi multiplie les effets visuels (sur-impression, montage alterné qui s'accélère, plans volontairement mal cadrés, zooms extrêmes, ralentis superbes, effet de profondeur et j'en passe...). Chaque plan est une image de BD, cadrée de manière surprenante mais toujours adéquate quand il s'agit de faire transparaître le ressenti des personnages. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans oublier que Raimi se permet quelques ajouts ici et là d'une violence quasi-surréaliste qui ne sont pas sans rappeler les excès graphiques des « Evil Dead ». &lt;br /&gt;On citera par exemple un balle de révolver qui traverse un crâne (la caméra voit alors à travers) ou encore un participant projeté plusieurs mètres en arrière par un coup de feu dans l'oeil. Il y a bien plus mais ce serait un crime de  gâcher la surprise...   &lt;br /&gt;C'est certainement ce côté « complètement dingue mais j'assume » qui a du refroidir la presse qui devait s'attendre à un western plus...routinier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins en dehors de sa réalisation éclatante, le film bénéficie aussi d'un atout superbe : son casting. &lt;br /&gt;Fermez les yeux et imaginez : Sharon Stone, Gene Hackman, Russel Crowe et Leonardo di Caprio dans le même film! Vous l'avez rêvé, Sam Raimi l'a fait. &lt;br /&gt;Et là où généralement les films « à gros casting » se font littéralement bouffer par les acteurs, « Mort ou Vif » emploie chacun d'eux intelligemment sans jamais perdre de vue qu'ils ne sont là que pour illustrer un scénario passionnant. &lt;br /&gt;Scénario qui allie habilement noirceur, cynisme (rien que dans le titre original, « The Quick and the Dead »...) et humour bien placé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'entends d'ici les railleries : &lt;br /&gt;« Sharon Stone, la sex symbol des années 90 (depuis le sulfureux « Basic Instinct ») dans un western ? &lt;br /&gt;Elle doit sûrement jouer l'habituelle prostituée au grand coeur qui a des vues sur le héros, qui lui doit probablement être incarné par Russel Crowe... »&lt;br /&gt;Et bien je dis : faux, faux et archi faux ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord en 95, Russel Crowe n'est pas encore Mister Gladiator et n'est qu'un acteur relégué au second plan parmi tant d'autres. S'il est déjà cette statue grecque surmontée de deux yeux profonds et mélancoliques, il a ici un rôle à contre emploi, à savoir qu'il ne joue pas les héros virils mais un prêtre dépressif en quête de rédemption (d'où le nom de la ville ?) qui passe son temps à être enchaîné et battu et qui ne se relèvera pour de bon que lors du dernier acte. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, aussi étrange que cela puisse paraître, Sharon Stone est bien le personnage principal du film. Oui, Raimi change carrément les fondements du western en faisant du héros une héroine. &lt;br /&gt;Dans le film la comédienne est admirable. &lt;br /&gt;Loin de baser son interprétation sur ses formes évocatrices, elle réussit à incarner son personnage avec force et crédibilité. Elle se fond dans la peau du personnage et exprime avec sincérité chaque syllabe qu'elle prononce. Une grande actrice, assurément. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fidèle à lui même, Gene Hackman (« French Connection », « Ennemi d'Etat », « USS Alabama ») réalise lui aussi une performance exemplaire dans le rôle de Herod. &lt;br /&gt;A la fois sévère et cruel, il nous fait ressentir toute la perversité latente du personnage et au fur à mesure que l'on en apprend davantage sur le personnage de Sharon Stone, on en vient à le détester de plus en plus. &lt;br /&gt;Un simple rôle de méchant mais joué par un acteur hautement charismatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, Di Caprio (« Titanic », « Gangs of New York ») prouve une fois de plus que, bien dirigé, il peut s'avérer un acteur épatant. C'est ce qu'il fait ici en jouant un jeune coq arrogant  mais inexpérimenté qui finira par mordre la poussière par excès de confiance en lui...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les acteurs sont tous excellents et, à l'image de la mise en scène, rien n'est laissé au hasard dans le casting : les acteurs sont tous choisis avec parcimonie, jusque dans les rôles de moindre importance. &lt;br /&gt;De ce fait on croisera, même pour un bref instant, d'autres comédiens talentueux comme Gary Sinise (« Snake Eyes », « Forrest Gump ») ou Lance Henriksen (« Aliens », « Aux Frontières de l'Aube »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En changeant complètement de registre après le succès mérité des « Evil Dead », Sam Raimi réalise un western hors du commun et subit les foudres du public et de la presse. &lt;br /&gt;Critiqué pour sa mise en scène débridée et espéré par le public comme un nouveau film d'horreur trash, « Mort ou Vif » est considéré comme le vilain petit canard pondu par le réalisateur. Est-il mauvais pour autant? &lt;br /&gt;La réponse est simple : NON! &lt;br /&gt;Non seulement la mise en scène tant critiquée fait partie intégrante du style du réalisateur et instaure au film une ambiance visuelle unique mais il bénéficie en plus d'un casting de rêve et d'un scénario qui reprend à la fois les codes spécifiques du western pour mieux les transgresser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec le recul, « Mort ou Vif » reste probablement l'un des meilleurs westerns modernes et mérite assurément d'être reconnu à sa juste valeur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-5491394462112119965?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/5491394462112119965/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=5491394462112119965' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/5491394462112119965'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/5491394462112119965'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/10/mort-ou-vif.html' title='Mort ou Vif'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-817291074046822854</id><published>2009-10-24T06:45:00.000-07:00</published><updated>2009-10-24T06:57:35.863-07:00</updated><title type='text'>The Descent : part 2</title><content type='html'>&lt;a href="http://gordonandthewhale.com/wp-content/uploads/2009/08/hr_The_Descent_2_quad-450x337.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 450px; height: 337px;" src="http://gordonandthewhale.com/wp-content/uploads/2009/08/hr_The_Descent_2_quad-450x337.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rescapée de l'expédition spéléologique de " The Descent ", Sarah émerge seule des grottes des Appalaches, traumatisée par les événements. 24 heures plus tard, le shérif local l'oblige à redescendre sous terre afin de guider l'équipe de secours qui cherche désespérément ses cinq amies disparues. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2005, l’un des meilleurs films d’horreur de ces dix dernières années déboulait sans prévenir sur les écrans. &lt;br /&gt;« The Descent » de Neil Marshall (« Dog Soldiers », « Doomsday ») n’aura pas eu l’effet d’une bombe comme « Saw » et ses confrères mais, acclamé par le public et la critique, il aura marqué à vif les cinéphiles chanceux d’avoir pu découvrir le film dans les salles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, plus que tout autre film d’horreur classique, « The Descent » ne peut dévoiler tout son potentiel qu’à deux conditions : plongé dans le noir et le son à fond. &lt;br /&gt;Filmés en lumière naturelle et uniquement éclairés par leur lampes torches ou frontales, les acteurs du film sont littéralement avalés par les ténèbres, sans aucun repère visuel.&lt;br /&gt;De plus, les « crawlers » (cousins éloignés de Gollum) du film, aveugles, ne pouvant par conséquent se repérer qu’au son, le silence demeure la meilleure arme pour  pouvoir leur échapper. Chaque bruit, aussi infime soit-il, entraîne alors une tension presque insoutenable pour le spectateur. Enfin, dans le silence absolu, le rauquement guttural des crawlers hérisserait le poil à plus d’un. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’opposé des films basés principalement sur la torture et le gore à outrance (« Saw », « Hostel »…), « The Descent » privilégiait un climat de claustrophobie intense qui prenait littéralement aux tripes. Et au lieu de proposer des ados en chaleur stéréotypés, Neil Marshall avait eu la brillante idée de mettre en scène des victimes potentielles exclusivement féminines. &lt;br /&gt;Et aucun cliché, aucune vulgarité ou remarque mysogine ne venait alors entacher ce tableau prometteur. &lt;br /&gt;« The Descent » présentait des femmes crédibles, au caractère profond, et surtout pleines de ressources.  &lt;br /&gt;Sans concession et d’une violence extrême, le film de Neil Marshall nous offrait alors un spectacle terrifiant et déprimant, secondé par une atmosphère étouffante et des scènes d’une sauvagerie rarement vue dans ce genre de production. &lt;br /&gt;En deux mots : un must !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2009, « The Descent : part 2 » débarque sans prévenir. &lt;br /&gt;Une suite, inutile en soit, qui à défaut de créer une énième franchise (rappelons que « saucisse » sort bientôt…), ne cherchera qu’à engranger un peu plus de pognon sur le dos des fans du premier film.  &lt;br /&gt;D’autant que c’est un réalisateur débutant qui prend les commandes (Jon Harris est avant tout un monteur réputé). &lt;br /&gt;On ne compte plus les « sequels » à séquelles, mises en scènes par des incapables désireux de  redorer le blason d’une franchise, tellement minables qu’on préfère dire qu’elles n’ont jamais existé. &lt;br /&gt;En clair, « The Descent : part 2 » ne partait pas sous les meilleurs auspices. &lt;br /&gt;Et pourtant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Objectif d’une suite : faire mieux que le précédent. &lt;br /&gt;Généralement, en reprenant les éléments qui ont fait le succès de l’opus originel. &lt;br /&gt;De ce fait, « The Descent : part 2 » suit les consignes à la lettre sans broncher : les acteurs sont plongés dans le noir, dans une grotte, éclairés par les moyens du bord et la violence y est toujours aussi écœurante. &lt;br /&gt;Hormis le fait que le casting exclusivement féminin du premier film laisse place à une mixité plus conventionnelle, « The Descent : part 2 » ressemble trait pour trait à son prédécesseur.&lt;br /&gt;Et finalement, quand de nombreuses suites prennent des libertés impardonnables vis-à-vis du film d'origine, on se dit que ce n’est pas une mauvaise chose. &lt;br /&gt;Les amateurs du film seront donc en terrain connu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’est pas nécessaire d’avoir vu « The Descent » premier du nom pour comprendre l’histoire mais c’est un avantage évident vu que « part 2 » abonde en références : flash backs, redécouverte des lieux, reprise du thème principal, reproduction des effets de mise en scène…&lt;br /&gt;D’ailleurs les fans du premier opus apprécieront de retrouver la belle Sarah, toujours aussi impressionnante dans sa bestialité et sa capacité à se sortir de situations inextricables. &lt;br /&gt;Bien loin d’une « vulgaire » Lara Croft invincible, son instinct de survie la rapprocherait plutôt de la Sarah Connor (tiens, elles ont le même prénom en plus, coïncidence ?...) des premiers « Terminator ». &lt;br /&gt;Un personnage remarquablement bien écrit et interprété avec force et charisme par Shauna MacDonald, une actrice à suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, la plupart des nouveaux personnages, gibier en devenir, passeront à trépas dans d’atroces souffrances et des geysers d’hémoglobine mais on n’en attendait pas moins d’eux. &lt;br /&gt;Visiblement complexé par la violence extrême du premier film, Jon Harris nous livre des scènes d’une cruauté rare. &lt;br /&gt;Pour survivre tous les moyens sont bons, et comme dans le premier «The Descent », les personnages, au départ sans défense, vont se muer en véritables machines à tuer, allant jusqu’à dépasser leurs assaillants dans des élans d’une sauvagerie primale et primitive. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les actes de violence du film sont d’autant plus choquants qu’ils sont réalisés avec les moyens du bord. Et à plusieurs mètres sous terre, c’est bien ce qui manque le plus…&lt;br /&gt;La seule arme à feu du film se révélant vite inutile, le spectateur aura le « plaisir » d’assister à de vraies joyeusetés comme des trépanations à coup de perceuse ou de piolet dans la tête, des compressions faciales à l’aide de gros rochers, voire de jolis piercings grâce à un mousqueton acéré. Même une inoffensive épingle à cheveux peut servir en dernier recours…&lt;br /&gt;Des passages volontairement répugnants qui soulèvent le cœur ; un régal pour les amateurs de gore. Les autres prévoiront un seau ou un petit sac pour ne pas tâcher les sièges… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si « The Descent : part 2 » est quasiment une copie conforme du premier film, le scénario part souvent dans des situations inattendues et prévoit de sacrés rebondissements. De plus, là où certaines suites prennent place plusieurs mois, voire années, après le premier opus, « The Descent : part 2 » reprend directement là où le premier s’arrête, assurant ainsi une parfaite continuité entre les évènements. Une idée astucieuse, rarement exploitée par le genre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré toutes ses qualités, « The Descent : part 2 » n’est pas exempt de défauts. Principalement : des personnages moins travaillés que dans le premier opus et surtout certaines scènes d’action filmés avec une caméra trop saccadée, ce qui empêche d’apprécier pleinement la qualité des maquillages des crawlers et les effets sanguinolents.  &lt;br /&gt;Sans oublier quelques passages se voulant drôles mais qui frisent le mauvais goût (la mare de mer...d’excréments) et les (trop) nombreux  effets de surprise faciles (« je suis caché dans le noir et je bondis vers la caméra, BOUH !)&lt;br /&gt;La fin elle-même, totalement inattendue, (bien malin qui la devinera à l’avance…) sera sujet à controverse selon si on l’apprécie ou pas.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ces défauts n’occultent en rien ce que le film réussit parfaitement. &lt;br /&gt;D’autant qu’une œuvre de cette trempe est plutôt rare…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Digne successeur du premier film, « The Descent : part 2 » est une vraie surprise. &lt;br /&gt;Alors qu’on pouvait s’attendre à une séquelle opportuniste et bâclée, il s’avère non seulement parfaitement cohérent avec le premier opus mais reprend les éléments essentiels qui ont fait son succès : violence barbare empreinte d’un gore repoussant, personnages vulnérables mais capables de tout et atmosphère étouffante. A ceci, s’ajoute un scénario aussi noir et retors que la caverne où est tourné le film. &lt;br /&gt;Même si quelques défauts se font sentir et en dépit de l’effet de surprise du premier ; « The Descent : part 2 » est un film d’horreur supérieur à la moyenne, autant qu’une suite honorable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A voir au cinéma si possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-817291074046822854?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/817291074046822854/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=817291074046822854' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/817291074046822854'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/817291074046822854'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/10/descent-part-2-rescapee-de-lexpedition.html' title='The Descent : part 2'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-1818463375525093878</id><published>2009-10-17T09:11:00.000-07:00</published><updated>2009-10-17T09:27:44.496-07:00</updated><title type='text'>Hook</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.tfaoi.com/am/3am/3am122.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 409px; height: 620px;" src="http://www.tfaoi.com/am/3am/3am122.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter Banning alias Peter Pan est devenu un brillant avocat d'affaires qui a tout oublié de ses merveilleuses aventures. Mais le terrible capitaine Crochet, lui, n'a rien oublié. Pour enfin, regler leur compte, il enlève une nuit les enfants de Peter. Et C'est en compagnie de la fée Clochette que Peter s'envole à nouveau pour le Pays Imaginaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si Peter Pan avait grandi? &lt;br /&gt;Un point de départ au potentiel infini pour quelque scénariste digne de ce nom : la perte de l'innocence, le passage de l'enfance à l'âge adulte, l'imagination infantile corrompue par le monde du travail, la descendence, les valeurs et les promesses oubliées, la famille, le retour en enfance, la liberté de faire ce qu'il nous plait... Des thèmes innombrables qu'il serait difficile de caser dans un seul long métrage. &lt;br /&gt;C'est pourtant le défi que s'est lancé le grand Steven Spielberg. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Spielberg ,déjà à l'époque, était mondialement connu pour ses « Dents de la mer », « E.T. » ou encore « Rencontres du 3ème type » mais si le nom du cinéaste est bel et bien associé à de gros succès commerciaux dans l'imaginaire collectif, peu savent qu'il a également subi de lourds échecs dans sa prolifique carrière. &lt;br /&gt;« Always » et « Sugarland Express » figurent parmi ses  films les moins connus et « 1941 », pourtant trépidant et loufoque à souhait, a été un flop si grand que le titre du film est encore aujourd'hui passé sous silence dans sa filmographie. &lt;br /&gt;Mais si ces films n'ont pas rencontré leur public lors de leur sortie en salles, cela n'enlève en rien à leur qualité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Hook » se range dans cette catégorie. &lt;br /&gt;En effet, en voulant en raconter le plus possible (voir liste ci dessus), les sentiments prennent malheureusement le pas sur l'action et apportent un rythme inégal à certains scènes. De la part de celui qui a donné vie au célèbre Indiana Jones, le public était en droit d'attendre un film d'aventures héroique digne de ce nom et pas à un long métrage intimiste dans la lignée de « La Couleur Pourpre »...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci étant dit, est-ce que « Hook » est un mauvais film? &lt;br /&gt;Aucunement, si l'on sait à quoi s'attendre. &lt;br /&gt;Si les sentiments prennent effectivement le dessus, on est bien loin d'un mélodrame de bas étage auquel on aurait pu s'attendre. Spielberg, dont le sujet de prédilection a toujours été la famille recomposée (re-regardez ses films, vous verrez...) et en particulier les rapports adultes/enfants, semble ici exorciser de lointains souvenirs. Il donne tout ce qu'il a dans les relations entre les différents membres de la famille Banning et fait ressortir en chacun une véritable puissance dans les émotions. &lt;br /&gt;Sincérité, vraisemblance et tendresse sont les mots d'ordre au cours de ces séquences réellement touchantes, qui vont parfois jusqu'au lacrymal.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais à trop donner dans un aspect du film, on en oublie les autres. &lt;br /&gt;A commencer par la reconstition du Pays Imaginaire où se déroule le majeure partie du film. &lt;br /&gt;Pour donner vie au monde inventé par J.M. Barrie, Spielberg s'est entouré d'un nombre impressionnants d'artisans en tout genre qui ont su créer des décors grandioses à la fois vastes et réalistes, et en même temps volontairement dotés d'un aspect carton pâte qui les rend plus enfantins. &lt;br /&gt;A observer la ville ou le bâteau pirate, fourmillant de détails, on reconnaît là un vrai travail d'orfèvre. &lt;br /&gt;Dommage que la caméra ne parvienne que rarement à les mettre en valeur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'opposé, le décor des enfants perdus, vulgaire circuit de skateboard perdu au milieu des arbres, où trône un terrain de basket, est moins proche de la cachette naturelle décrite dans l'histoire originelle que d'un hangar à ciel ouvert où se réuniraient des collégiens en mal de sensation fortes.&lt;br /&gt;C'est d'ailleurs l'impression que l'on a lorsqu'on découvre ces « enfants perdus » pour la première fois. Heureusement cette impression sera vite effacée par leur personnalité attachante et le talent des jeunes comédiens qui les interprètent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, peu d'action dans le film donc. Même la bataille finale, aussi spectaculaire et inventive soit elle, est vite expédiée. Cependant on ne s'ennuie pas pour autant car ce qui fait le charme du film, c'est le soin apporté à la réalisation elle même. Malgré les décors démesurés, ce sont les innombrables trouvailles visuelles qui retiennent le plus notre attention. &lt;br /&gt;Et pas des moindres, comme celle de donner l'impression que des acteurs s'envolent (attachés à des câbles invisibles le plus souvent) où qu'ils ont la taille d'une petite cuillère. Des effets spéciaux omniprésents et à la pointe de la technologie (à l'époque), aussi saisissants que discrets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impossible de parler des qualités du  film sans mentionner un John Williams au meilleur de sa forme qui assure presque le spectacle à lui tout seul. &lt;br /&gt;« Hook » est sans conteste l'une de ses meilleures musiques de film. En plus d'un  thème principal qui fleure bon l'héroisme et les duels épiques, il nous livre des mélodies intimistes oniriques et poignantes. &lt;br /&gt;Sa B.O.  s'avère tellement efficace qu'il en reprendra un passage quand il composera celle de « L'Attaque des Clones »...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant loin des batailles rangées et des effets spéciaux, presque écrasés par les décors incommensurables, ce sont bien les acteurs qui sont au centre du film. &lt;br /&gt;Le casting est d'ailleurs d'une qualité exemplaire puisque parmi les rôles principaux, pas moins de quatre acteurs ont été nominés, voires oscarisés durant leur carrière. Synonyme de qualité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Robin Williams se sent parfois mal à l'aise à jongler entre plusieurs personnalités, il met toute son énergie au service d'un personnage volontairement grotesque. Quant à Julia Roberts, elle illumine le film de son sourire malicieux.&lt;br /&gt;Sous le chapeau d'apparât et la longue moustache lissée du Capitaine Crochet, Dustin Hoffman vole presque la vedette aux autres comédiens : cabotin et excentrique à souhait, il laisse son sérieux au vestiaire en n'oubliant jamais qu'il tourne un film pour enfants avant tout. Sa performance lui vaudra une nomination aux Golden Globes. &lt;br /&gt;A ses côtés, on trouve un Bob Hoskins égal à lui même : formidable. &lt;br /&gt;Reprenant le caractère facétieux des personnages du dessin animé, les deux acteurs s'en donnent à coeur joie entre situations absurdes et jeux de mots vaseux. L'alchimie entre eux est parfaite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On apprécie également la courte présence de Maggie Smith, qui fait de Wendy une vieille femme charmante dont les yeux mélancoliques feraient fondre un rocher. &lt;br /&gt;Sans oublier la toute jeunette Amber Scott, qui joue la fille de Banning, au talent étonnant. Assurément, une actrice née!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré quelques combats sympathiques qui prennent place dans des décors grandioses, si vous vous attendez à un grand film d'aventure avec combats dantesques à la clé, passez votre chemin. Vous serez certainement déçu. &lt;br /&gt;Plus que le grand spectacle, « Hook » met l'accent sur des dialogues savoureux et des scènes empreintes d'une certaine nostalgie. &lt;br /&gt;Plus que sur la grande épopée, le film se concentre sur les valeurs familiales. &lt;br /&gt;Et ce, avec une justesse rare pour un film destiné au grand public. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réalisé par un géant du cinéma et porté par un quatuor d'acteurs impeccables, le film bénéficie surtout de dialogues cocasses et d'une musique exceptionnelle. &lt;br /&gt;En dépit d'un rythme inégal et d'une impression de « fourre-tout émotionnel » qui rend certaines scènes bancales, « Hook » demeure un bon film pour petits et grands enfants...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les non anglophiles, la VF est également d'excellente qualité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-1818463375525093878?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/1818463375525093878/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=1818463375525093878' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/1818463375525093878'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/1818463375525093878'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/10/hook.html' title='Hook'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-8276315793719054101</id><published>2009-10-17T08:56:00.000-07:00</published><updated>2009-10-17T09:11:35.080-07:00</updated><title type='text'>District 9</title><content type='html'>&lt;a href="http://wordonfire.org/getmedia/8f654355-adcf-4127-b4f3-24e3b0c8a83f/District-9.aspx"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 446px; height: 660px;" src="http://wordonfire.org/getmedia/8f654355-adcf-4127-b4f3-24e3b0c8a83f/District-9.aspx" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a 30 ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre... Les humains avaient tout imaginé, sauf ce qui s'est produit. Les extraterrestres n'étaient venus ni nous attaquer, ni nous offrir un savoir supérieur. Ces visiteurs d'au-delà des étoiles étaient des réfugiés, les derniers survivants de leur monde. Ils furent temporairement installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de nom connu derrière la caméra, pas plus que dans le casting. &lt;br /&gt;Pas de blockbuster pyrotechnique michaelbayien à l'horizon. Et ce n'est même pas un film américain. &lt;br /&gt;Il est fort probable que « District 9 » ne rencontrera pas de gros succès en salles. Et c'est vraiment regrettable tant ce film risque de laisser une trace indélébile dans le cinéma de SF anticipative. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis les années 50 avec « La Guerre des Mondes » et autres productions pharaoniques made in Hollywood, le cinéma de science fiction a toujours été un moyen de mettre en scène les peurs de son époque pour mieux les exorciser. Ainsi, des communistes slaves aux immigrés clandestins, les étrangers ont souvent pris la forme d'envahisseurs tentaculaires baveux et destructeurs sur grand écran. &lt;br /&gt;La peur de l'autre, de l'inconnu a toujours été un sujet phare pour le cinéma de SF. &lt;br /&gt;D'ailleurs, il faut savoir que « étranger » en anglais peut se traduire « foreigner » mais aussi « alien »... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Histoire nous l'a maintes fois confirmé, le cinéma reste le meilleur moyen de faire passer un message. Mais pour que le message passe, il faut y mettre la forme.&lt;br /&gt;Si l'on s'intéresse aux documentaires sociaux on s'aperçoit que ceux qui présentent de manière brute la pauvreté et le malheur des gens font rarement recette. Il n'y a qu'à voir tous ceux qui fleurissent sur les écrans en ce moment alors que le cinéma n'a jamais été aussi engagé, et qui repartent bredouilles. &lt;br /&gt;En revanche, Michael Moore fait un triomphe par son style tragicomique et décalé des évènements qu'il décrit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus proche du sujet, « Men In Black » met en scène des extraterrestres immigrés dont la plupart ne cherche qu'à mener une vie bien rangée, sans faire de vague. L'allusion est subtile mais fonctionne. D'autant que, dissimulée derrière une bonne couche d'effets spéciaux et de comédie, elle atteint le spectateur et lui permet de saisir le deuxième niveau de lecture du film. &lt;br /&gt;De même, la répression des libertés, contrôlée par un gouvernement totalitaire et de plus déshumanisé,  fait partie intégrante du cinéma de SF, et ce depuis 1928 avec la sortie de « Metropolis » de Fritz Lang. &lt;br /&gt;Aujourd'hui les exemples pullulent : « Minority Report », « The Island », « I Robot » « Robocop »...pour ne citer qu'eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La métaphore et le symbolisme resteront donc toujours les moyens les plus efficaces pour faire passer un message politique ou social sur grand écran.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, ces dernières années, l'explosion de la télé-réalité et des sites de vidéos interposées (Youtube pour le plus connu) a changé la donne en matière de réalisation cinématographique, en ce sens que de plus en plus de cinéastes cherchent à placer le public directement au coeur de l'action comme s'il faisait partie intégrante de l'histoire. &lt;br /&gt;D'où la multiplication (voire la surenchère) de films tournés caméra à l'épaule ou de façon plus extrême tournés comme un vulgaire film amateur. Je fais évidemment référence à « Cloverfield » qui a fait date en parvenant à créer une impression de réalité saisissante grace à sa mise en scène immersive. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce préambule à la façon de « L'histoire du cinéma de SF pour les Nuls »,s'avére indispensable pour comprendre en quoi « District 9 » est un film exceptionnel, en ce sens qu'il n'est rien d'autre que la synthèse de tout ce que le cinéma de SF a pu nous offrir. &lt;br /&gt;Non pas qu'il réinvente le genre (aujourd'hui, qui pourrait s'ennorgueiller d'une telle chose?) mais il s'approprie tout ce qui a été cité précédemment avec une virtuosité sans précédent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène du film est une surprise à elle seule. &lt;br /&gt;En effet, « District 9 » commence comme un documentaire télévisé, avec interviews et séquences filmées par des journalistes et diffusées à l'antenne. &lt;br /&gt;L'introduction du film pourrait n'être qu'un « simple » reportage sur un bidonville quelconque à ceci près que les habitants qui y logent viennent d'une planète différente de la notre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout comme dans « Men in Black », les extraterrestres résidant sur Terre sont pris en charge par un service d'immigration. &lt;br /&gt;Mais cette fois pas de second degré pour faire passer la pillule : sans fausse note, suivant pas à pas le travail méticuleux d'un groupe responsable de ce service, le réalisateur met l'accent sur l'horreur et la cruauté de la situation. Sans l'once d'une émotion, le fonctionnaire chargé de l'expulsion des Crevettes (comme on les appelle dans le film) annonce gaiement à chacun qu'il lui reste quelques heures pour faire ses bagages afin d'être gratuitement relogé dans une tente loin d'ici pour le bien de la population terrienne. &lt;br /&gt;Et ceux qui font la forte tête auront le plaisir d'observer de très très près le canon de fusil d'une armoire à glace au vocabulaire plus que limité... &lt;br /&gt;Le choix est vite fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore plus que dans « Cloverfield », l'impression de réalité est absolument bluffante. &lt;br /&gt;D'autant que les Crevettes, mélange improbable entre un Predator et la mouche de Cronenberg, sont d'une crédibilité à toute épreuve. En utilisant la technique de la motion capture où un acteur est recouvert de capteurs pour que l'ordinateur reconnaisse ses mouvements avant de les retranscrire sur une créature numérique, comme avec Gollum dans « le Seigneur des Anneaux » (Peter Jackson a d'ailleurs produit le film), ils s'intègrent parfaitement au décor. De plus, leurs yeux surprennent par leur sensibilité et leur insufflent un sentiment de vie fascinant. La technologie de pointe mise au service de l'émotion...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En prenant conscience que les extraterrestres du film ont bien leur équivalent réel, impossible de ne pas être envahi par une terreur intense, parfois insoutenable, à la vue du traitement inhumain auquel on les soumet. Le pire étant peut être la scène où le fonctionnaire s'amuse en débranchant la projéniture d'une Crevette... &lt;br /&gt;Mais « District 9 » ne se contente pas de dénoncer les abus politiques vis à vis de l'immigration. &lt;br /&gt;Des violences interraciales, à la prostitution en passant par le cannibalisme et ses croyances ou encore le profit des grands vendeurs d'armes...c'est toute la panoplie de la cruauté humaine qui est passée au crible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film échappe à un manichéisme de base : noir ou blanc, l'homme est un salaud. Point. &lt;br /&gt;Et ce n'est pas le « héros » de l'histoire qui nous prouvera le contraire. Même quand le système en qui il croyait tant (figure récurrente de la SF : « Minority Report » et les autres ; voir plus haut) se retourne contre lui, ce n'est que par pur égocentrisme qu'il cherchera de l'aide dans l'autre camp. &lt;br /&gt;Un sale type antipathique auquel on a du mal à s'attacher et qui dénote totalement du sauveur de l'humanité auquel on nous a habitué. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'opposé de « Cloverfield », les acteurs, de parfaits inconnus, sont tous excellents et campent des personnages ordinaires tout à fait crédibles (là où les protagonistes de « Cloverfield », étaient justes niais et mal joués...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon dans « District 9 », tout le monde en prend pour son grade : les militaires zélés « tirent d'abord et posent les questions ensuite », bam! &lt;br /&gt;Les travailleurs « ne peuvent pas penser par eux même », re bam! &lt;br /&gt;Sans compter les expériences génétiques tenues secrètes ou encore la manipulation de la foule par les médias : le film nous assène coup sur coup des séquences d'une noirceur rare pour ce genre de film et nous montre à quel point notre monde est pourri de l'intérieur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi grace à une mise en scène singuliere et immersive et une représentation terrifiante de notre société moderne, les vingt premières minutes du film sont justes hypnotisantes. On reste scotché à l'écran sans pouvoir détourner le regard. Une véritable prouesse!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par la suite, le film adoptera une voie plus conventionnelle avec des scènes d'action pures filmées caméra à l'épaule. Mais ce, sans pour autant tomber dans la violence spectacle basique. &lt;br /&gt;Même si, comparées au passages en mode documentaire, ces scènes manquent parfois de précision, il faut reconnaître que le réalisateur a mis le paquet pour satisfaire les amateurs. Les effets provoqués par les explosions sont remarquables, les armes extraterrestres font littéralement éclater les corps et les balles fusent en tous sens. Des affrontements brutaux et sans concession, soulignés par une musique primitive et des percussions asourdissantes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regorgeant de petites trouvailles visuelles, ces séquences sont  loin d'êtres gratuites. &lt;br /&gt;Non seulement, elles font partie intégrante d'un scénario riche en rebondissements mais permettent au réalisateur (et au spectateur) de souffler un peu après une première partie particulièrement éprouvante pour les nerfs. &lt;br /&gt;Le rendu de l'action est généralement impeccable et se termine en apothéose avec un impressionnant robot, digne successeur du ED-209 de « Robocop ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant film de SF ambitieux à grand spectacle que métaphore sur les conditions des immigrés face à un gouvernement impitoyable, « District 9 » réussit son coup sur les deux tableaux.&lt;br /&gt;Incroyablement généreux, brillant sous tous rapports et doté d'une cruauté rare pour un film de genre, c'est une oeuvre époustouflante qui bénéficie en plus d'un scénario travaillé et imprévisible. &lt;br /&gt;L'un des meilleurs films de SF jamais réalisé doublé d'un véritable choc visuel et moral. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ****&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-8276315793719054101?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/8276315793719054101/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=8276315793719054101' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/8276315793719054101'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/8276315793719054101'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/10/district-9.html' title='District 9'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-1640781737106185428</id><published>2009-10-10T07:24:00.000-07:00</published><updated>2009-10-10T07:52:11.190-07:00</updated><title type='text'>Persepolis</title><content type='html'>&lt;a href="http://mnfilmtv.org/mndialog/wp-content/uploads/2008/02/persepolis.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 306px; height: 435px;" src="http://mnfilmtv.org/mndialog/wp-content/uploads/2008/02/persepolis.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l'avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les évènements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme beaucoup, je n'avais jamais entendu parler de Marjane Satrapi avant la sortie de « Persepolis ». &lt;br /&gt;Peu après, je me suis intéressé à la BD qui a inspiré le film et il faut avouer que rarement  adaptation aura été aussi fidèle à son support d'origine. &lt;br /&gt;Comme la BD, le film met en scène des personnages au design simpliste, rappelant le coup de crayon d' Hergé (« Tintin » pour les incultes...), enveloppés dans un noir et blanc fascinant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film, comme la BD, retrace la vie peu commune de Marjane Satrapi depuis son enfance en Iran jusqu'à son arrivée en France. &lt;br /&gt;C'est le récit autobiographique d'une petite fille dont les idéaux et les croyances disparaissent peu à peu sous les décombres et les discours fanatiques. &lt;br /&gt;C'est aussi l'histoire d'une jeune iranienne obligée de quitter sa terre natale pour échapper à la guerre. &lt;br /&gt;Mais c'est en même temps une page de l'histoire, que peu d'entre nous connaissent réellement, racontée par une jeune femme anti-conformiste et moderne qui ne cherche qu'à s'épanouir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenant comme toile de fond la révolution islamiste, « Persepolis » montre comment la guerre et le fanatisme religieux ont bouleversé et asservi une société entière. &lt;br /&gt;La grande force du film c'est qu'il ne dénonce jamais. Il se contente de montrer. &lt;br /&gt;Et de ce fait il fait preuve d'un talent de narration hors du commun.&lt;br /&gt;Tout ce que l'on apprend passe au travers du personnage principal. &lt;br /&gt;Entre les histoires de tonton, les conversations surprises entre papa et maman ou les grands discours à la télé ou à l'école, les informations se mêlent et se bousculent dans la tête de la jeune Satrapi (comme dans la notre), mais on n'en sait jamais plus que son personnage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film lui même est un enchantement visuel de tous les instants. &lt;br /&gt;Il alterne élégamment des moments de pure poésie avec des scènes d'une horreur sans nom, mises en scène de manière étonnament subtiles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'un flash back nous explique la montée du Chah au pouvoir, c'est par un amusant théâtre de marionnettes façon « L'histoire d'Iran pour les nuls », mais lorsque l'armée ou la foule sont représentées, c'est par de simples silhouettes déshumanisées qui font écho aux vieux films expressionnistes des années  20, dont le célèbre « Metropolis » de Fritz Lang.&lt;br /&gt;On retrouve également ces références à l'expressionisme avec les fondus enchaînés ou avec ces images qui apparaissent soudainement sur un fond entièrement noir. &lt;br /&gt;Et en parlant d'art, difficile de passer à côté de séquences surréalistes dont celle où Marjane saute littéralement d'appartement en appartement et celle de l'histoire de l'oncle, qui prend ses sources dans l'esthétisme gothique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le film ne renie pas non plus ses origines de BD et surprend avec un missile en vue subjective, comme avec la représentation des visages (voire des corps)des personnages déformés à l'extrême lorsque la situation devient grotesque. &lt;br /&gt;Pas plus qu'il ne s'enferme dans un visuel élitiste : entre les coups de canon et les insultes misogynes, on prend plaisir à reconnaître les caricatures de « Godzilla », « Sissi l'impératrice » ou encore « Terminator 2 », sans oublier la bande son accompagnée des tubes d' « Iron Maiden » et le fameux montage reprenant le « Eye of the Tiger » de « Rocky III ». &lt;br /&gt;Un grand fourre-tout de culture populaire qui ancre le film dans un réalisme évident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la même veine que la narration et le visuel, les dialogues surprennent autant qu'ils réjouissent.&lt;br /&gt;Si vous croyiez amener les petits n'enfants voir un dessin animé mignon tout plein, reprenez-vous et laissez les bien sagement s'abrutir devant les émissions protéiformes et sagement édulcorées que nous proposent la télévision française... &lt;br /&gt;Biens penseurs de bonne famille et grenouilles de bénitier en tout genre, restez chez vous! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici pas de demi-mesure pour satisfaire un public cul-serré et facilement outragé : les « conasse », « fils de pute » et autres « pauvre salope » pleuvent de tous les côtés, et il faut avouer qu'au début ça surprend. &lt;br /&gt;Heureusement, Marjane Satrapi prend le soin de mettre des mots du dictionnaire entre deux insultes (ce qui évite l'écoeurement comme avec ces jeunes de la téci dans le trop sur-estimé « L'Esquive »...). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les insultes et autres interjections grossières font partie du quotidien et Marjane a eu les meilleures raisons du monde de s'en servir.  &lt;br /&gt;Si certains doubleurs manquent de conviction (mais on a du mal à savoir si c'est intentionnel ou pas...), les dialogues sonnent vrais et c'est bien là le plus important. &lt;br /&gt;Le monde dépeint par Satrapi n'en est que plus crédible et cohérent, et puis, avouez, comment résister à cette grand-mère loufoque et à son franc-parler? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du côté historique, on peut se pencher sur la question du vrai ou faux mais je ne pense pas que Marjane Satrapi ait beaucoup romancé son histoire pour seul pretexte que l'on s'appitoie sur son sort. Mais après tout, ce n'est qu'une oeuvre de fiction.&lt;br /&gt;On sent que « Persepolis » est avant tout une façon pour elle d'exorciser ses démons et de se libérer de son passé. &lt;br /&gt;Son histoire est dure, parfois cruelle, souvent triste et il lui fallait bien ça pour continuer à aller de l'avant sans renier ses origines. &lt;br /&gt;Elle en profite d'ailleurs pour régler quelques comptes au passage et nous ouvrir les yeux sur un conflit qui nous semble bien familier mais dont on sait en réalité bien peu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La révélation française de l'année dernière est aussi un dessin animé magique, une histoire drôle et poignante et un pamphlet cynique sur le fanatisme religieux, l'intolérance et le regard européen sur un conflit qui le dépasse totalement. &lt;br /&gt;Servie par des personnages remarquables de vérité, mis en scène avec un talent sans égal dans un noir et blanc épuré de toute beauté, « Persepolis » est l'un des plus beaux films d'animation jamais porté sur un écran! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De par son esthétique déroutant et son ambiance adulte unique, « Persepolis » est une oeuvre majeure qui fera date. &lt;br /&gt;Le cinéma français n'est pas mort mais il fallait une jeune iranienne pour nous le prouver...  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ****&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-1640781737106185428?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/1640781737106185428/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=1640781737106185428' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/1640781737106185428'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/1640781737106185428'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/10/persepolis.html' title='Persepolis'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-746304580059703552</id><published>2009-10-10T07:12:00.000-07:00</published><updated>2009-10-10T07:24:18.803-07:00</updated><title type='text'>New York 1997</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.dvd-collector.com/affiche/new-york-1997.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 329px; height: 475px;" src="http://www.dvd-collector.com/affiche/new-york-1997.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1997, Manhattan est devenu une immense prison ghetto. &lt;br /&gt;Victime d'un attentat, l'avion du président des Etats Unis s'écrase en plein dans la ville. Snake, un dangereux criminel, est chargé de partir à sa recherche en échange de sa grâce. Parachuté en plein coeur de Manhattan, il dispose de 24 heures, au bout desquelles une micro-bombe greffée sur son cerveau explosera...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le terrifiant film d'horreur « The Fog », John Carpenter change totalement de registre pour s'adonner à la science fiction d'anticipation. &lt;br /&gt;Plus qu'un thriller, « New York 1997 » est un grand film d'aventure, mis en scène avec justesse et intelligence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce film, Carpenter a pris un gros risque car, en adoptant un sujet de base qui nécessite un budget important, il doit parvenir à ses fins avec des moyens bien plus réduits. Adepte de la débrouille et du système D, le cinéaste réussit malgré tout à réaliser un film cohérent et visuellement crédible avec un peu de jugeotte et un formidable travail de mise en scène. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, n'ayant pas l'argent suffisant pour filmer un crash d'avion, il se contente de nous le montrer par l'intermédiaire d'un écran d'ordinateur. &lt;br /&gt;Les mêmes écrans serviront par la suite à représenter les vues aériennes de New York alors qu'un planeur survole la ville. &lt;br /&gt;En économisant ainsi sur ces scènes en apparence plus coûteuses, Carpenter peut se permettre d'utiliser son budget autrement, notamment au niveau des décors. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce n'est pas peu dire que les environnements de « New York 1997 » sont parmi les plus impressionnants jamais vus au cinéma. La Grosse Pomme n'est plus qu'un bidonville géant où s'entassent détritus et carcasses de voitures. &lt;br /&gt;La nuit, les quartiers délabrés ne sont plus éclairés que par les flammes laissées par quelque cocktail molotov. Les résidents qui s'y trouvent ne sont que des loubards ghettoisés, sans état d'âme, assoiffés de sang et de violence. &lt;br /&gt;Leurs seuls plaisirs, en dehors du sexe et des drogues, reste le théâtre, pour les rares illuminés qui l'apprécient encore, et les combats de gladiateurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour le coup, Carpenter s'amuse à recréer l'ambiance nerveuse de la Rome antique en la transposant dans un monde futuriste, ce qui n'enlève en rien à la sauvagerie des combats. &lt;br /&gt;Avec l'aide de son célèbre directeur de la photo, Dean Cundey, Carpenter élabore des images sophistiquées, sublimées par des éclairages menaçants et une ambiance malsaine à souhait. &lt;br /&gt;Grand maître du suspense, il joue habilement sur les zones d'ombre et les silences angoissants afin de maintenir une tension constante. Le danger de cet univers carcéral dans lequel on se retrouve plongé est tangible et plus qu'un simple décor, la grande cité en ruines acquiert une vraie personnalité jusqu'à se placer au même niveau que les protagonistes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Protagonistes joués une fois n'est pas coutume par des habitués de Carpenter, dont Donald Pleasance ("Halloween", « Prince des Ténèbres ») dans la peau d'un président hautain et antipathique et la belle Adrienne Barbeau (« The Fog »), au caractère bien trempé. Parmi les nouveaux venus, le film fait la part belle à Isaac Hayes, imposant leader des prisonniers et Lee Van Cleef (« Le bon, la brute et le truand ») en comissaire déloyal et sournois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le vrai héros du film c'est bien sûr Snake Pliskin interprété par le toujours génial Kurt Russel, qui joue l'un de ses premiers grands rôles. &lt;br /&gt;Russel, qui reste certainement l'acteur fétiche de Carpenter (au moins quatre films ensemble à leur actif), campe ici l'un des personnages les plus connus et les plus charismatiques du réalisateur. Charisme rehaussé par les remarquables compositions de Carpenter, qui signe, avec le thème principal du film, l'une de ses meilleures mélodies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pliskin n'est pas un héros américain classique comme on se l'imagine. &lt;br /&gt;Il n'a rien du flic chargé de la protection du président : c'est un criminel qui ne cherche qu'à obtenir sa liberté. Il n'est mû par aucun élan patriotique mais doit accomplir sa mission afin de survivre à une mort programmée par ses commanditaires eux mêmes...&lt;br /&gt;Instinctif et brutal, il ne possède pas non plus cette morale typique des grands héros hollywoodiens et pour lui, quiconque se met en travers de sa route est une cible à abattre. C'est donc bien à un anti-héros peu commun et anticonformiste à qui l'on a affaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce hors-la-loi légendaire (sa réputation le précède) deviendra par la suite une importante source d'influence pour bon nombre de cinéastes et même le japonais Hideo Kojima, l'illustre créateur du jeu vidéo « Metal Gear Solid », reprendra le personnage en hommage au film. Preuve que le talent de Carpenter ne connait pas de frontières...  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois n'est pas coutume, malgré ces indéniables qualités, « New York 1997 » est un four à sa sortie. Le public américain n'appréciant pas d'être si ouvertement critiqué, cette version cynique et satirique de la société mise en scène par Carpenter est loin d'être au goût de tous. De plus, le film sortant à l'époque du scandale du Watergate, l'image que l'on y fait du président est loin d'être flatteuse, ce qui n'encourage pas le public à aller voir le film...&lt;br /&gt;C'est souvent ça le problème avec Carpenter : des films excellents mais qui sortent à une période qui ne correspond pas aux attentes du public et qui se soldent par des échecs commerciaux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film a beau avoir vieilli, il n'en reste pas moins d'actualité : un avion, une tour, un crash...&lt;br /&gt;Et si les sceptiques considèrent que la date des évènements (1997) n'est désormais plus crédible du tout, pensez simplement à Kubrick et à son « 2001, l'Odyssée de l'Espace ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partant avec un scénario basique et un budget minimaliste, Carpenter parvient à créer des décors post apocalytiques sidérants de réalisme, sublimés par une mise en scène brut de décoffrage pour nous livrer l'un de ses films les plus marquants visuellement. &lt;br /&gt;Le personnage de Snake Pliskin deviendra au fil du temps une icône du cinéma de genre et « New York 1997 » demeure le seul film dans la carrière de Carpenter qui connaîtra une suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-746304580059703552?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/746304580059703552/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=746304580059703552' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/746304580059703552'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/746304580059703552'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/10/new-york-1997.html' title='New York 1997'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-96435094616237532</id><published>2009-10-04T09:46:00.000-07:00</published><updated>2009-10-04T09:53:24.498-07:00</updated><title type='text'>A Bittersweet Life</title><content type='html'>&lt;a href="http://filimadami.com/afisler/Dalkomhan_insaeng___A_Bittersweet_Life(2005).jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 380px; height: 543px;" src="http://filimadami.com/afisler/Dalkomhan_insaeng___A_Bittersweet_Life(2005).jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sunwoo est le bras droit d’un redoutable chef de gang. Après avoir trahi sa confiance, il est torturé pour obtenir des excuses. Mais il parvient à échapper à ses tortionnaires et décide de supprimer un par un les hommes de main de son gang pour terminer par son propre patron…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De par son aspect film d’action simpliste, un synopsis pareil peut prêter à sourire. &lt;br /&gt;On voit déjà Van Damme ou Seagal dans le rôle principal. &lt;br /&gt;Mais parfois un scénario peu développé peut aboutir à un très bon film si les idées et la mise en scène suivent. D’ailleurs, quand on y réfléchit, le scénario n’est pas sans rappeler le « Kill Bill » de Tarantino. Et plus que vers le nanar grotesque, c’est bien à ce dernier que « A Bittersweet Life » fait penser. &lt;br /&gt;De l’univers de Mister « Pulp Fiction », le film emprunte un bon nombre de personnages hauts en couleurs, des angles de caméra aussi soignés qu’atypiques et surtout une ultraviolence à la fois élégante et spectaculaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant si la référence au maître est facile, elle n’en est pas pour autant évidente. En effet, « A Bittersweet Life » n’est pas un film américain mais coréen ; les ressemblances ne sont donc peut être que fortuites. &lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, les deux films peuvent se targuer de figurer parmi les meilleurs du genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« A Bittersweet Life » a été réalisé par Kim Jee Woon, découvert dans nos contrées avec le conte horrifique « 2 Sœurs » et plus récemment avec « Le Bon, la Brute, le Cinglé », son western oriental totalement barré.&lt;br /&gt;Il est difficile de faire un rapprochement entre « A Bittersweet Life » et le reste de sa filmographie tant chacune de ses œuvres se fait différente de la précédente, tant par son ambiance que par sa mise en scène. &lt;br /&gt;Seuls demeurent une caméra omnisciente, dotée d’un formidable champ de déplacement et une esthétique incroyablement léchée, mise en valeur ici par une photographie monochrome de toute beauté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impossible de parler du film sans faire le point sur le personnage principal : dans la peau de ce bad guy archétypal, Byung Hun Lee est éblouissant de charisme. &lt;br /&gt;Sa prestation racée et classieuse le classe haut la main parmi les plus beaux gangsters du cinéma.&lt;br /&gt;SunWoo a un visage d’ange et un regard d’acier à les faire toutes tomber. &lt;br /&gt;Sous la menace, il reste monolithique et sûr de lui, confiant dans ses capacités physiques et son rang haut placé dans la mafia. Il est intouchable et il le sait. Mais il sait aussi que la moindre faute de sa part sera sa dernière, et c’est pourtant son épée de Damoclès au dessus de la tête, qu’il déçoit la confiance de ses pairs…&lt;br /&gt;Mannequin de cire sans émotion, il commet hélas la faute au nom de celle pour qui son cœur bat. Dès lors, il prend conscience de sa vulnérabilité : quand sa belle gueule se fait démolir, traîné dans la boue, il suppliera ses agresseurs de l’épargner…&lt;br /&gt;Misérable, meurtri, brisé tant psychologiquement que physiquement, le héros du film n’en est pas un. C’est un monstre dans lequel surnage une parcelle d’humanité. &lt;br /&gt;Cette humanité l’ayant trahie, il n’a plus rien à perdre et c’est tel un ange exterminateur qu’il va rendre coup pour coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Intervient alors l’argument principal du film : l’action. &lt;br /&gt;Etonnamment, elle n’est pas si présente que ça dans le film. &lt;br /&gt;En revanche, chaque passage de baston ou de fusillade est une superbe réussite. &lt;br /&gt;Premièrement parce que les combats s’affranchissent des cadors du genre : pas de ralentis à la John Woo, pas d’explosions, pas de câbles (ou très peu), mais des affrontements violents, réalistes et incroyablement brutaux où l’on utilise tout ce qui nous tombe sous la main pour battre son adversaire, que ce soit une brique, une planche enflammée ou une portière de voiture…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le réalisme des fusillades rappelle le cinéma de Scorcese, mais « A Bittersweet Life » s’inspire visiblement plus de « Old Boy » de Park Chan Wook : même filtre décoloré, même utilisation de la musique classique pour souligner les émotions, même humour noir et même cruauté dans l’action. Mais ici, si humour il y a, il est totalement dérisoire face au destin tragique des protagonistes. &lt;br /&gt;Chaque note humoristique est rapidement contrebalancée par des images d’une férocité sans concession. Mourir n’est jamais drôle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chose rare dans ce genre de film ; autant que l’action pure, l’histoire retient vraiment l’attention du spectateur. Ou plutôt la narration. Pratiquement exempt d’ellipses, le montage du film ne nous épargne rien, ne cache rien. &lt;br /&gt;La voix off que l’on retrouve à la fin du film nous indique clairement que SunWoo ne pouvait pas échapper à son destin et que la voie à suivre était la seule. &lt;br /&gt;Loin du romantisme exacerbé qui fait la force des films de John Woo, « A Bittersweet Life » est constamment marqué par une sensibilité et une poésie visuelle qui lui donnent un charme peu commun. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Polar de vengeance violent et stylisé, ce film montre une fois de plus que les cinéastes coréens son capables de damer le pion à n’importe quel blockbuster américain. &lt;br /&gt;La mise en scène harmonieuse et léchée de Kim Jee Woon et le charisme de Byung Hun Lee font de « A Bittersweet Life » une œuvre réellement passionnante. &lt;br /&gt;Et même si la froideur extrême de l’ensemble ne parvient pas à véhiculer toute l’émotion qu’il faudrait au film, la violence des règlements de compte et l’aspect tragique de l’histoire satisfera n’importe quel amateur de Chan Wook ou de Tarantino. &lt;br /&gt;« Une vie douce amère » est une excellente surprise. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-96435094616237532?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/96435094616237532/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=96435094616237532' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/96435094616237532'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/96435094616237532'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/10/bittersweet-life.html' title='A Bittersweet Life'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-97349836336647275</id><published>2009-10-04T09:39:00.000-07:00</published><updated>2009-10-04T09:46:43.730-07:00</updated><title type='text'>The Buddy Holly Story</title><content type='html'>&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/e/ea/Buddy_holly_story_cover.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 348px; height: 450px;" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/e/ea/Buddy_holly_story_cover.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Buddy Holly débute sur la scène de la patinoire de Ludbrock au Texas. Mais qui voudrait d’un rocker binoclard comme lui ? Même ses producteurs l’incitent à chanter de la country sirupeuse plutôt qu’un rock’n roll déchaîné. &lt;br /&gt;Pourtant, le miracle s’est produit : à Nashville, dans une salle réservée aux Noirs, Buddy Holly remporte un succès considérable. Le premier…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, si l’on parle du rock’n roll des années 50 en Amérique, des noms tels que Jerry lee Lewis, Johnny Cash ou encore le King Presley viennent automatiquement à l’esprit. Celui de Buddy Holly moins. Pourtant, Charles Hardin Holley n’est rien de moins que l’un des pionniers du rock’n roll, dont la force créatrice et les innovations musicales auront inspiré des groupes au rayonnement planétaire, à savoir Les Beatles et les Rolling Stones. &lt;br /&gt;Pourquoi alors le nom de Buddy Holly n’est-il pas aussi populaire que ses confrères ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, en réalité, il l’est. D’ailleurs, bon nombre de musiciens lui rendent hommage dans leurs chansons (dont le magnifique « American Pie" de Don McLean). &lt;br /&gt;Mais c’est sa très courte carrière et sa médiatisation moins prononcée que d’autres artistes qui l’ont rendu méconnu du grand public. &lt;br /&gt;Ce film donne l’occasion de se rattraper en (re)découvrant un artiste au talent aussi immense que sa carrière fut brève. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cinéma, le biopic (film biographique) n’est jamais sans danger. &lt;br /&gt;Premièrement, comme il est impossible de raconter une existence entière en deux heures de film, le réalisateur et le scénariste doivent procéder à des choix cruciaux à propos de ce qui va être retranscrit à l’écran et ce qui ne va pas l’être. &lt;br /&gt;Deuxièmement, retracer la biographie de quelqu’un de manière la plus exacte possible ajoute le risque de changer le film en « simple » documentaire. &lt;br /&gt;De même que privilégier le jeu des acteurs sans se soucier de la mise en scène apportera hélas un côté monotone et poussif qui portera un coup fatal au film, éclipsant par là même toutes ses qualités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve Rash, le réalisateur de « The Buddy Holly Story », évite avec adresse ces trois obstacles et nous offre un grand moment de cinéma. &lt;br /&gt;En se concentrant uniquement sur la carrière du groupe, il nous plonge directement au cœur du sujet sans passer par une présentation des protagonistes qui n’aurait fait que ralentir le film. &lt;br /&gt;De même, le film se termine à la mort du chanteur. Pas d’épilogue, pas d’enterrement funèbre, rien. &lt;br /&gt;Le scénario a le mérite d’être aussi concis que bien construit et ne part jamais dans des divagations inutiles. L’alchimie entre les acteurs est palpable et les situations ne semblent jamais téléphonées. Quant aux dialogues, ils sonnent vrais, supportent de réelles émotions et sont souvent particulièrement drôles, ce qui rend les personnages terriblement attachants. &lt;br /&gt;On accroche d’autant plus à l’histoire et on prend un réel plaisir à suivre les pérégrinations du groupe. Rien à redire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, ceux qui auront à redire sont ceux qui remarqueront toutes les incohérences du film, comparées à la vie réelle de l’artiste. Mais il ne faut pas oublier que « The Buddy Holly Story » est un film avant d’être un documentaire, et donc par nature une fiction. Que certains détails sans importance réelle aient changés ne gênent en rien à la compréhension du film et le fait que d’autres éléments aient été modifiés pour rendre certaines scènes plus captivantes sur grand écran ne peut engendrer qu’un retour positif. &lt;br /&gt;Comme on dit : « quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quatrième piège du biopic réside évidemment dans l’interprétation. &lt;br /&gt;Un acteur trop consciencieux risquera de passer un temps fou à observer puis à reproduire chaque mimique, chaque geste de la personne qu’il incarne pour une meilleure authenticité. Le résultat sera celui d’une poupée de cire, sans âme, figée dans ses expressions comme dans ses mouvements.&lt;br /&gt;En revanche un acteur plus informel se contentera d’appliquer à sa gestuelle une certaine ressemblance à son modèle sans pour autant réussir à se cacher derrière son interprétation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut donc un travail considérable à un comédien pour parvenir à un juste milieu entre une totale personnification de son modèle et une certaine marge de liberté dans son interprétation.&lt;br /&gt;C’est l’exploit que l’acteur Gary Busey relève avec un talent indéniable. &lt;br /&gt;Eternel second rôle d’excellents films d’action (« Point Break », « Predator 2 », « Soldier »), son large sourire psychotique l’a souvent cantonné dans la peau de méchants tueurs, comme dans « l’Arme Fatale ». &lt;br /&gt;C’est d’autant plus étonnant que Busey a débuté sa carrière au cinéma derrière le visage angélique de Buddy Holly... &lt;br /&gt;En tant que Buddy il est juste parfait. Non seulement il imite à merveille le personnage qu’il incarne mais dans le film c’est lui-même qui chante et joue de la guitare. &lt;br /&gt;L’acteur, méconnaissable derrière ses culs de bouteille, s’est investi dans son rôle à 100% et sa prestation enfiévrée lui vaudra une nomination aux oscars en tant que meilleur acteur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste du casting est lui aussi exemplaire. &lt;br /&gt;Aux côtés de Busey, on trouve Don Stroud et Charles Martin Smith (« American Graffiti ») qui jouent les amis et partenaires de Buddy Holly. Tout comme les autres acteurs qui interprètent des musiciens dans le film, les deux comédiens jouent et chantent réellement lors des concerts et répétitions. &lt;br /&gt;Les séquences musicales sont donc d’un réalisme à toute épreuve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En parlant de la musique, elle joue évidemment un rôle primordial dans le film et ce n’est pas moins d’une douzaine de morceaux que l’on aura le plaisir d’écouter, tout en admirant la formidable prestation de Gary Busey. &lt;br /&gt;Les chansons vont du romantique « True Love Ways » à l’entêtant « That’ll be the day », en passant par le guilleret « Every Day » et c’est un bonheur sans cesse renouvelé que de voir l’acteur disparaître derrière sa performance.  &lt;br /&gt;Si Busey ne sera « que » nominé, la musique du film, elle, remportera un oscar bien mérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il arrive toujours un moment où le film doit s’arrêter. &lt;br /&gt;Le temps s’est écoulé sans se faire voir et c’est déjà la fin du concert, et de l’histoire par la même occasion.  Ici, la fin apparaît brutale, sans concession. &lt;br /&gt;Le choc est d’autant plus rude que la vie de l’artiste s’est réellement achevée de manière aussi violente et abrupte. &lt;br /&gt;Et c’est les yeux embués de larmes que l’on regarde le générique défiler en maudissant « the day the music died »… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« The Buddy Holly Story » retrace -plus ou moins- fidèlement la carrière d’un des plus grands rockers de son temps. En évitant l’écueil de la biographie monotone et froide, le réalisateur nous livre de superbes séquences riches en émotions, rythmées par des titres inoubliables. Le sourire aux lèvres, la larme à l’œil et la musique dans le cœur, on reste pantois devant la performance d’un Gary Busey qui n’a jamais été meilleur de toute sa carrière. &lt;br /&gt;Un jeune musicien est mort. Une légende est née. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ****&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-97349836336647275?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/97349836336647275/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=97349836336647275' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/97349836336647275'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/97349836336647275'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/10/buddy-holly-story.html' title='The Buddy Holly Story'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-7086673501193714022</id><published>2009-09-26T07:26:00.000-07:00</published><updated>2009-09-26T07:43:30.067-07:00</updated><title type='text'>Démineurs</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos2.pix.ie/9B/FF/9BFF2FC99CC442E4BD90291ACF3F1DF0-500.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 375px; height: 500px;" src="http://photos2.pix.ie/9B/FF/9BFF2FC99CC442E4BD90291ACF3F1DF0-500.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quotidien d’une équipe de l’armée américaine durant l’occupation de l’Irak. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un "K19" en perte de vitesse, « Démineurs » marque le grand retour de celle que l’on appelle « la femme qui aime aux flingues ». &lt;br /&gt;Sous ce pseudonyme très « Laracroftien » se cache la réalisatrice d’excellents films d’action comme « Point Break » ou « Aux Frontières de l’Aube », j’ai nommé la brillante Kathryn Bigelow. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout comme son ex mari, le réalisateur culte James Cameron, Bigelow est une spécialiste des films riches en sensations fortes mais où les personnages demeurent plus importants que la taille des explosions ; phénomène qui a de plus en plus tendance à s’inverser dans les blockbusters contemporains. &lt;br /&gt;Mais visiblement, « Démineurs » n’a rien d’un blockbuster : production indépendante, acteurs méconnus et surtout un apolitisme total.&lt;br /&gt;Si le sujet de la guerre en Irak aura obsédé de nombreux cinéastes antimilitaristes (dont DePalma et son « Redacted » ou « Dans la Vallée d’Elah » de Paul Haggis), Bigelow opte pour une nouvelle approche du sujet, aussi évidente que redoutable d’efficacité : le quotidien d’une équipe de déminage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui dans de mauvaises mains aurait pu passer pour un docu de télé-réalité de mauvais goût se transforme ici en véritable (passez moi l’expression) bombe psychologique. &lt;br /&gt;Rarement depuis le « Soldat Ryan » de Spielberg, l’impression pour le spectateur d’être au cœur de l’action n’aura été aussi forte. Et comme dans le film de Spielberg, les 20 premières minutes du film ne sont rien de moins que des scènes d’anthologies, viscéralement éprouvantes. &lt;br /&gt;Mais là où Spielberg fait dans la boucherie, entassant les cadavres mutilés sans que l’on comprenne d’où viennent les balles, la mise en scène de Bigelow se fait beaucoup plus intimiste et moins spectaculaire. &lt;br /&gt;En effet, dans « Démineurs », fi de l’esbroufe visuelle mais une totale identification avec les personnages principaux. &lt;br /&gt;Les acteurs sont essentiellement filmés en plans rapprochés, caméra à l’épaule (avec superbe photographie réaliste à l’appui, à cent lieues des couleurs saturées qui envahissent les productions récentes…) pour que l’on ne puisse même plus distinguer le décor qui les entoure. &lt;br /&gt;Décor de cauchemar fait de rues dévastées, dont le sol est jonché de détritus et de gravas (le tournage s’est déroulé non loin de la frontière irakienne…). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le summum est atteint lors des séquences de déminage dans la ville. &lt;br /&gt;A ces moments là, la musique, déjà discrète, s’efface totalement et fait place à la  respiration -de plus en plus haletante- d’un soldat qui ruisselle sous son épaisse combinaison de protection. Ces passages sont sans hésiter les meilleurs du film et s’avèrent véritablement éprouvants pour les nerfs. On se surprend même à retenir sa respiration comme si l’écran lui-même allait nous pêter à la gueule…&lt;br /&gt;Cardiaques s’abstenir ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le déminage n’est pas le seul point fort du film. &lt;br /&gt;L’ambiance particulièrement pesante est également une vraie réussite. &lt;br /&gt;Chaque désamorçage de bombe se fait sous l’œil aguerri, narquois, craintif voire menaçant des habitants. Mais dans ce contexte, chaque visage basané représentant une menace potentielle, comment reconnaître un terroriste avec un détonateur dans la poche d’un simple badaud inoffensif ? La question demeure sans réponse et c’est donc la peur au ventre que les soldats, tout comme le spectateur, appréhendent la prochaine sortie en mission…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bigelow et l’adrénaline, un duo de choc qui a fait ses preuves depuis « Point Break ». Ici, la cinéaste n’y va pas par quatre chemins ; dans la lignée du « Jarhead » de Sam Mendes, elle le dit clairement (citation à l’appui) : « La guerre est une drogue ». &lt;br /&gt;Point de vue original et inattendu qui apporte au film un second niveau de lecture particulièrement intéressant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non content de faire le parallèle avec la violence dans les jeux vidéos (quelques images du grand classique « Gears of War », parfaite illustration du sujet abordé), le film met en scène un démineur casse cou comme personnage principal. Une vraie tête brûlée qui ne vit que pour ce mélange unique entre la peur de la mort et l’excitation du danger. A côté, sa vie lui semble même d’une platitude effarante. &lt;br /&gt;L’acteur Jeremy Renner est d’ailleurs bluffant de crédibilité dans la peau de ce nihiliste sans peur mais pas sans reproches. &lt;br /&gt;Le reste du casting est lui aussi exemplaire. Il est d’ailleurs essentiellement composé d’inconnus, ce qui permet au spectateur de ne pas identifier les acteurs par rapport à leur filmographie et de ne pas pouvoir prévoir qui va s’en sortir ou non. Le réalisme et l’intensité du film  n’en sont que renforcés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré un budget visiblement réduit, Bigelow met tout en œuvre pour faire de « Démineurs » un film immanquable. &lt;br /&gt;On pourra pester sur le manque de rythme passé la première heure (mais la fin rattrape le coup) et l’enchaînement des scènes qui manque parfois de fluidité. &lt;br /&gt;Mais ce serait occulter la perfection technique du film, la maîtrise à la fois du cadre, du montage et des effets sonores, le talent des comédiens et surtout des séquences de pure tension contrôlée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Bigelow, « Démineurs » est une double vengeance. &lt;br /&gt;La première en tant que cinéaste : après 7 ans (!) d’absence sur les écrans, elle revient en force avec un film d’action aussi violent que cérébral encensé par la presse, clouant ainsi le bec à ses détracteurs qui la croyaient finie. &lt;br /&gt;La deuxième en tant que femme : elle prouve, une fois encore, à tous les machos d’Hollywood qu’elle mérite sa place au côté des plus grands. Et pendant qu’une  (ex ?) grande pointure du film d’action continue de faire mumuse avec ses Transformers édulcorés, Kathryn, elle, montre la guerre, la vraie, celle qui tâche et qui n’épargne pas les enfants, juste pour que son film soit considéré comme tout public. Respect !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-7086673501193714022?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/7086673501193714022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=7086673501193714022' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/7086673501193714022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/7086673501193714022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/09/demineurs.html' title='Démineurs'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-3360602296908411846</id><published>2009-09-26T07:05:00.000-07:00</published><updated>2009-09-26T07:26:26.822-07:00</updated><title type='text'>Asterix aux Jeux Olympiques</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.filmkultur.net/Upload/995/M/949646913_BadTBZRLih0zAtlLtDIAAY6vH4z1Nd9t3RdmhBVLE531qtSF.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 544px;" src="http://www.filmkultur.net/Upload/995/M/949646913_BadTBZRLih0zAtlLtDIAAY6vH4z1Nd9t3RdmhBVLE531qtSF.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour remporter les Jeux Olympiques et permettre au jeune Alafolix d'épouser la Princesse Irina, Astérix et Obélix devront affronter le machiavélique Brutus, fils de César, au cours d'une Olympiade. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait maintenant 3 fois que les aventures du petit gaulois moustachu et colérique ont été adaptées au cinéma (avec de vrais acteurs), et après le succès colossal -et mérité- de « Mission Cléopâtre », les réalisateurs du troisième opus ont vu grand, TRES grand pour surpasser les recettes de ses prédecesseurs. Ils ont vu tellement grand qu'ils se sont carrément payé le luxe de réaliser le film le plus cher de l'histoire du cinéma français ! &lt;br /&gt;Avec 80 millions d'euros de budget en poche, à une époque où le trou de la Sécu s'apprête à dépasser celui de la couche d'ozone, soit on a vu la Vierge et elle a prédit que le film ferait un carton, soit on se fout royalement de la tête du contribuable...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin 80 millions c'est bien joli mais maintenant il s'agirait de les utiliser à bon escient...&lt;br /&gt;Déjà boum, 20 millions qui partent en fumée dans la campagne publicitaire ! &lt;br /&gt;Malins, les producteurs du film se sont penchés sur le modèle américain et ont entamé un énorme matraquage commercial afin de promouvoir le film, et ce 4 mois avant la sortie en salles. Partout dans l'Hexagone, on a pu assister à un véritable raz-de-marée d'affichettes de cinéma placardées ici et là sur tous les emplacements et murs disponibles.&lt;br /&gt;Encore plus malins, ils se sont dit que tant qu'à exploser le budget autant se payer des stars que le spectateur sera ravi d'aller voir, et de payer pour accessoirement.&lt;br /&gt;Ils ont donc réuni une pléiade de "pipeules" populaires (très) et charismatiques (moins) pour faire plaisir à toute la famille, et ont par ailleurs crâmé 10 millions de plus pour la simple beauté du geste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà comment 1/3 du pognon engrangé se retrouve placardé sur un arrêt d'autobus ou dans la poche d'athlètes ou de chanteurs de variétés, émérites certes, mais qui n'ont RIEN A F... sur un plateau de cinéma! Voilà, c'est dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passons au film maintenant. J'ai une mauvaise nouvelle et une très mauvaise nouvelle. Je commence par la mauvaise : le casting.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours du film on croise un nombre incalculable de têtes connues et chacun de faire sa petite apparition pastiche ou de lancer une réplique qui tue (du moins, ils essaient). &lt;br /&gt;En guest-stars donc, on appréciera entre autres (ou pas, c'est selon) Danny Brillant, Michael Schumacher, Dubosc, Eli  Semoun,  Zinedine Zidane ou encore Tony Parker et Amelie Mauresmo. Non, non partez pas, c'est pas fini...&lt;br /&gt;Parmi les « vrais » acteurs on admire l'irremplaçable Depardieu dans les braies de ce célèbre Obelix,  un Delon impérial et narcissique sous la couronne de César et surtout Alexandre-Kamelott!- Astier dans un rôle secondaire mais malgré tout épatant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les disparus, on aura une pensée pour Christian Clavier qui laisse sa place à un Clovis Cornillac qui campe un Asterix plus jeune mais surtout plus irritant et pour le génial Claude Rich, remplacé par un Jean Pierre Cassel en Panoramix insipide. Comparé aux précédents volets, leur complicité avec Depardieu est quasi-inexistante. Les personnages emblématiques de la série sont donc sacrément limités : ça part mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cela n'a pas d'importance puisque si le film s'appelle bien « Asterix aux jeux olympiques », c'est pourtant de « Brutus aus jeux olympiques » dont il s'agit. &lt;br /&gt;Brutus c'est Benoit Poelvoorde et il vole la vedette à tous les autres personnages. Non pas que son interprétation soit excellente mais au contraire parce qu'il s'accapare le film à lui tout seul. Cela aurait pu être agréable si le jeu de l'acteur avait suivi. &lt;br /&gt;Poelvoorde est un très bon acteur, qu'on se le dise, mais ici il est juste lourd. &lt;br /&gt;A gesticuler dans tous les sens et à vociférer des dialogues débiles en roulant des yeux, il n'apporte aucune profondeur à son personnage et ses expressions faciales, proches de celles de Vil Coyote sont d'un ennui mortel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pour les personnages principaux. C'est pas réjouissant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce n'est pas fini : Qu'est ce qu'il y a de pire que Dubosc déguisé en gaulois? &lt;br /&gt;Réponse : Dubosc ET Lallane déguisés en gaulois. Et si... &lt;br /&gt;Quant à la belle Irina pour qui tout ce beau monde se tape alègrement sur le pif, elle est interprétée par qui? &lt;br /&gt;Vanessa Hessler. Qui? Vanessa Hessler, « la fille qui joue dans la pub pour Alice ». Non mais on rêve, confier un rôle aussi important à une fille qui ne sait pas jouer la comédie sous prétexte qu'elle a du succès dans une PUB??? &lt;br /&gt;Et après on retrouve des acteurs géniaux, comme José Garcia, réduits à de simples apparitions. &lt;br /&gt;Il y en a qui savent gérer un budget de 80 millions d'euros, moi je vous le dis...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le casting c'est pas ça. Et quand les acteurs se mettent à parler, ça ne va pas en s'arrangeant et c'est la très mauvaise nouvelle...&lt;br /&gt;Dur, dur de passer après Chabat et son humour absurde, déjanté et complètement Nul. Mais côté humour « Asterix aux jeux olympiques » ne suit pas du tout cette direction...D'après la version officielle, les dialogues de « Mission Cleopâtre » auraient été tellement délicats à traduire que le film n'aurait pas trouvé son public à l'étranger. Une bonne raison donc pour ne pas réitérer l'expérience et proposer au public non francophone des gags plus accessibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, on remarque que certains gags sont conçus uniquement pour un style de public et vice et versa de manière à satisfaire tout le monde. Une ou deux « private jokes » pour chaque pays et hop, emballé c'est pesé ; par ici la monnaie. Et puis quoi de plus universel qu'un pauvre type qui se ramasse par terre alors que tout le monde se moque de sa poire ou une référence cinéphilique de grande envergure? &lt;br /&gt;Pour ce qui est des références, Chabat ne s'était pas géné pour en balancer en veux tu en voilà mais lui au moins soignait sa mise en scène, ce qui faisait tout le charme de ses petits clins d'oeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le duo Frederic Forestier et Thomas Langman, pourtant auteurs du mésestimé « Le Boulet » (avec déjà Poelvoorde et Garcia) s'enfoncent misérablement dans les profondeurs de la débilité franchouillarde. L'un aligne les « répliques à deux sesterces » (copyright Chabat production), l'autre les plombe par une mise en scène apathique et sans une once d'originalité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exemple de recherche de gags entre les deux acolytes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; -Une référence à « Star Wars »?  Ben on n'a qu'à prendre un type au hasard   et on lui fait faire joujou avec un sabre laser.&lt;br /&gt; -Ca sert à quoi? &lt;br /&gt; -Ben, à rien...&lt;br /&gt; -Et pourquoi pas une référence à « Gladiator »? &lt;br /&gt; Ah ouais, on reprend le mouvement de la main du héros quand il caresse les blés et on le transpose sur un type qui caresse des chevaux. &lt;br /&gt; -Et tant qu'on y est, y aura quelqu'un qui murmurera à l'oreille des chevaux. Ah,ah!&lt;br /&gt; -Qu'est ce qu'on va rigoler...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Mais là où ils sont allés nous chercher des trucs tarabiscotés c'est quand ils ont eu l'idée de faire une référence à un film en reprenant le même acteur qui jouait dans le film d'origine. Comme dirait Villeret « Ouh c'est bougrement tordu mais vachement intelligent, ça !»&lt;br /&gt;Dans les faits, Dubosc reprend ses répliques de « Camping », Depardieu nous refait « Cyrano de Bergerac » et Delon énumère les films de sa carrière sur l'air du « Clan des Siciliens ». &lt;br /&gt;L'idée est bonne, la mise en scène ne l'est pas. &lt;br /&gt;Contrairement à « Le Boulet », ici Forestier n'a aucun sens du rythme et encore moins du timing. Les scènes inutiles s'étirent en longueur de même que les blagues. Les plus courtes étant les meilleures, déjà quand ce n'est pas drôle à la base...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, s'il ya bien une chose sur laquelle il n'y a rien à redire c'est du côté des effets spéciaux. Le budget conséquent aura au moins servi à créer des images de synthèse remarquables et des décors grandioses, nécessaires à la course de char finale. Cette dernière, considérée comme le clou du spectacle, s'avère assez risible et manque terriblement de punch pour convaincre. Un beau ratage...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que les deux heures du film touchaient à leur fin, je considérais la possibilité d'accorder au film une * pour les effets spéciaux et les décors, mais le film réservait encore une surprise de taille...&lt;br /&gt;Oh Numérobis quelle surprise! Je suis mon cher ami très heureux de te voir (c'est un alexandrin). &lt;br /&gt;Faut avouer que Debouze était hilarant dans « Mission Cleopâtre » mais là, il a du manger un truc pas frais, c'est pas possible : il nous fait quoi avec son ballon, là? Il est juste Ri-di-cu-le. S'il a essayé de participer au concours de l'acteur le plus pitoyable du film, il gagne haut la main...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là, histoire de m'achever d'un coup sec (mais pas sans douleur hélas), il y a Zidane qui débarque et qui commence à faire le beau, puis c'est Mauresmo et puis Parker ET CA S'ARRETE PAAAAAAS ! Qu'ils aient fait une apparition au cours des jeux olympiques j'aurais trouvé ça normal mais qu'ils apparaissent quelques secondes à la toute fin du film juste pour montrer leur tronche (et surtout encaisser les sous sous) je trouve ce procédé lamentable, honteux, désolant, affligeant, scandaleux et totalement gratuit par dessus le marché!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Asterix et Obelix dans tout ça? Bah, on a pas besoin d'eux de toute façon. Alors on les retrouve comme deux c...à contempler la lune. C'est la dernière image que l'on a des deux héros et c'est là que débute le générique sur fond de bruit (j'ai pas dit musique) technoïque pour prépubères. Argh. &lt;br /&gt;Le petit monde d'Asterix a bien changé pour plaire à la nouvelle génération. &lt;br /&gt;Goscinny doit s'en retourner dans sa tombe. &lt;br /&gt;RENDEZ MOI MON ENFANCE !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Asterix aux jeux olympiques » c'est la comédie populaire chauvine dans ce qu'elle fait de pire. Plus préoccupés à essayer de caser les caméos en tout genres, les réalisateurs en oublient à la fois d'écrire un scénario et de diriger les acteurs. D'erreurs de casting en blagues vaseuses, le film ne semble jamais démarrer alors que les images défilent pourtant bien à l'écran.&lt;br /&gt;« Asterix aux jeux olympiques » c'est aussi un budget titanesque utilisé pour attirer les foules dans les salles de cinéma et créer de beaux effets spéciaux mais c'est surtout  des jeunes premiers transparents ou agaçants et des acteurs talentueux réduits au rang de faire-valoir qui se contentent de réciter des dialogues pathétiques et indigestes pendant deux heures interminables. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce qui est du budget, les recettes n'ont pas suffi à rentabiliser le film, d'autant qu'un certain Dany Boon avait déjà conquit les coeurs (et les portes-monnaie) d' un tiers des Français.&lt;br /&gt;Enfin, pour ce qui est des jeux olympiques, les réalisateurs ne seront pas repartis les mains vides puisque le film a remporté le Gérard (l'équivalent des Césars mais pour les nuls) du plus mauvais film de l'année 2008. &lt;br /&gt;Alors, c'est qui « Le Boulet » maintenant?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : 0&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-3360602296908411846?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/3360602296908411846/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=3360602296908411846' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/3360602296908411846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/3360602296908411846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/09/asterix-aux-jeux-olympiques.html' title='Asterix aux Jeux Olympiques'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-1625052076601922187</id><published>2009-09-20T13:24:00.000-07:00</published><updated>2009-09-20T13:33:03.459-07:00</updated><title type='text'>Un ticket pour deux</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.le-livre.com/photos/R10/R100000188.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 533px;" src="http://www.le-livre.com/photos/R10/R100000188.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Neal, un cadre un tentinet stressé, veut se rendre à Chicago pour passer les fêtes de fin d'année en famille. &lt;br /&gt;Très vite, les choses se compliquent : son taxi pour l'aéroport est volé, l'avion est bondé puis détourné et pour finir il se retrouve accompagné contre son gré, par Del, un énergumène peu banal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;John Hugues c'est le pape de la comédie intelligente pour ados des années 80. &lt;br /&gt;La plupart de ses films (« Sixteen Candles », « La folle journée de Ferris Bueller », « Breakfast Club ») sont devenues de véritables oeuvres cultes au cours des années pour un grand nombre d'afficionados. &lt;br /&gt;Il est également responsable de bon nombre de scénarios de films « pour enfants » dont l'un des plus connus reste « Maman j'ai raté l'avion ». Bref, c'est une pointure dans son domaine.&lt;br /&gt;Aux premiers abords, ses films n'ont rien de vraiment original mais en y regardant de plus près, ils ont sincèrement quelque chose d'unique : un équilibre idéal de burlesque et d'émotion, saupoudré d'un zeste de réflexion. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Un ticket pour deux » est de cette trempe. &lt;br /&gt;L'histoire du type bien sur lui obligé de supporter un gros lard nuisible et  maladroit a déjà été racontée des dizaines de fois. &lt;br /&gt;Et de ce fait, le film fonctionne lui aussi sur le principe éculé mais toujours efficace de deux personnalités antagonistes qui doivent cohabiter malgré eux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement, la comparaison s'arrête là. Une comédie basique aurait enchaîné les situations loufoques et embarassantes, attendant l'inévitable « quart d'heure émotion » final pour que les personnages se disent enfin leurs quatre vérités et apprennent enfin à accepter leurs différences. &lt;br /&gt;Dans « Un ticket pour deux », on n'échappe pas à la-dite scène, à la différence près qu'elle situe dans la première demi heure du film. &lt;br /&gt;Le règlement de compte résolu quasiment dès le départ, le film prend rapidement une nouvelle tournure et se permet de sortir des sentiers battus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour nos deux huluberlus, l'intérêt ne se résume plus alors à supporter son prochain mais bien à faire face ensemble aux multiples embûches qui vont croiser leur chemin. &lt;br /&gt;Le titre original (« Planes, trains and automobiles ») est ainsi plus explicite car pour rentrer chez eux Neal et Del vont devoir redoubler d'astuce et de patience pour pouvoir profiter des nombreux moyens de transport mis à leur disposition. &lt;br /&gt;Problème ; quoi qu'ils fassent, il faut toujours qu'une tuile leur tombe sur le coin de la tête : quand ce n'est pas l'avion qui est retardé, c'est le train qui tombe en rade ou la voiture qui... mais chut. &lt;br /&gt;Sans oublier que sans argent, difficile d'avoir accès à toutes ces merveilles de technologie et encore plus de garder sa bonne humeur...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le scénario de Hugues regorge de dialogues truculents (l'inoubliable séquence de la location de voiture!) et de moments absoluments hilarants. &lt;br /&gt;Les mésaventures de Neal et Del surprennent très souvent par leur originalité et leur côté « gros manque de bol » assumé (mention spéciale à la scène de la parka dans la voiture). Mais ce n'est pas pour autant que Hugues oublie la côté humain du voyage. &lt;br /&gt;Neal et Del se détestent mais, bien évidemment, vont apprendre à se connaître et faire fi de leurs différences, car au final ce qu'ils critiquent chez leur compère les renvoie insidieusement à leurs propres défauts...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même que le script, la réalisation fait preuve d'originalité, notamment dans l'emploi des musiques. C'est d'ailleurs une marque de fabrique de Hugues que d'employer un morceau rythmé et ferme pour suggérer un duel mental entre deux personnages (la scène du taxi ou du lit ). &lt;br /&gt;Mais malgré toutes les qualités du film, il n'aurait pas fait long feu sans deux comédiens de taille pour incarner les deux individus. Heureusement, Steve Martin, tout en cynisme et sourire pincé, et John Candy, chaleureux mais encombrant, s'en sortent agréablement. &lt;br /&gt;Sans faire d'étincelles, ils forment un duo atypique, grotesque mais attachant, chacun jouant au mieux de ses mimiques faciales. Ainsi Steve Martin se mue en véritable pile électrique sur pattes, quant au formidable John Candy, son rire communicatif nous va droit au coeur. &lt;br /&gt;Toujours au niveau du casting, on reconnaitra les vieux habitués de la « John Hugues's production » dont Edie McClurg et Ben Stein. Sans oublier Kevin Bacon qui fait une apparition courte mais amusante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour résumer, si « Un ticket pour deux » n'est pas le meilleur film de John Hugues ( &lt;br /&gt;quelques baisses de rythme viennent entacher le tableau) cela ne l'empêche pas de rester une comédie fort distrayante qui offre de belles scènes de comédie pure, des dialogues savoureux et des personnages aussi opposés qu'attachants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-1625052076601922187?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/1625052076601922187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=1625052076601922187' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/1625052076601922187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/1625052076601922187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/09/un-ticket-pour-deux.html' title='Un ticket pour deux'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-3526517276049520184</id><published>2009-09-20T13:10:00.000-07:00</published><updated>2009-09-20T13:21:58.077-07:00</updated><title type='text'>Aux Frontières de l'Aube</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.best-horror-movies.com/images/near-dark-1987-horror-movie-review-4947.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 289px; height: 400px;" src="http://www.best-horror-movies.com/images/near-dark-1987-horror-movie-review-4947.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caleb, jeune paysan de l'Arizona, essaie de séduire Mae en l'emmenant faire un tour dans son pick-up. Au fur et à mesure que la nuit s'étire, Mae se fait de plus en plus mystérieuse quand son baiser se transforme en morsure...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que ce soit dans la littérature fantastique ou le cinéma, le vampire a toujours été la figure la plus représentée. A la différence de ses confrères (la momie, le monstre de Frankenstein...), il a su s'adapter aux différentes époques qu'il traverse pour que sa légende puisse perdurer. &lt;br /&gt;Au cinéma, après la grande époque de la Hammer, le mythe du vampire s'est essouflé en raison d'une overdose d'adaptations. Son image de séducteur décadent enrobé dans sa cape rouge et noire ne fait plus illusion : il est temps d'apporter un peu de sang neuf. &lt;br /&gt;Au cours des années 80, débute alors l'ère du « néo-vampirisme », en opposition au classicisme des années précédentes dont « Aux Frontières de l'Aube » est l'un des fers de lance ; bien avant les « Blade » et autres « Underworld ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vampire est désormais un de nos contemporains. Il ne vit plus reculé dans son ancienne demeure mais se pavane dans les rues lorsque le soir arrive. &lt;br /&gt;Le blouson de cuir et le style punk ont remplacé les costumes élégants de l'époque victorienne. Place à la nouvelle génération!&lt;br /&gt;S'il reste toujours cette bête assoiffée de sang, les moyens d'antan pour se débarasser de lui ont singulièrement changé. Les gousses d'aïl, les crucifix et l'eau bénite ne sont plus d'actualité (sauf dans « Une Nuit en Enfer » de Robert Rodriguez où ils sont intelligemment détournés...). &lt;br /&gt;En revanche, une constante demeure : son incapacité à se déplacer au grand jour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc entre tradition et modernité que s'annonce le film de Kathryn Bigelow. &lt;br /&gt;Kathryn Bigelow, un nom qui en rappelle un autre : James Cameron. En effet, mariés pour un temps, ils se sont découverts un intérêt commun pour le cinéma d'action et leurs films possèdent une esthétique assez similaire. &lt;br /&gt;Et plus que « Dracula » et autres « Nosferatu », c'est plutôt à « Terminator » que le film de Bigelow fait penser. &lt;br /&gt;L'ombre de Cameron, omniprésente, plane bel et bien sur le long métrage : même éclairage nocturne aux néons, même ambiance poisseuse et inquiétante, même ésthétisme sombre et prononcé (le directeur de la photo est le même que dans les Terminators de Cameron)...De même, on retrouve chez la réalisatrice la même empreinte visuelle que celle de son futur mari, tant au niveau des cadrages affinés que dans la puissance viscérale des scènes d'action. Sans oublier que les deux films font intervenir l'explosion d'un camion citerne à la fin...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bigelow accorde un attachement particulier aux scènes d'action. Malgré un budget visiblement limité, elle parvient, grace à un travail habile effectué sur le montage et des effets spéciaux de grande qualité, à nous en mettre plein la vue et nous choquer à la fois. Car chez Bigelow comme chez Cameron, la violence fait mal : gorge tranchée à coup d'éperon, poignard planté dans la bouche et impacts de balle qui laissent des trous béants dans les corps, la puissance visuelle des affrontements préfigure ceux de « Point Break » (autre film de Bigelow). &lt;br /&gt;Quant aux vampires, si c'est le plus souvent une immolation par le feu qui en viendra en bout, la réalisatrice offre quelques séquences qui redoublent d'inventivité comme cette remarquable fusillade où ce ne sont pas les balles qui blessent les vampires mais les rayons de lumière filtrés à travers les trous laissés par les rafales. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en dehors de l'action pure le film possède de nombreux atouts, à commencer par son scénario. Toujours entre tradition et modernité, Bigelow (qui a aussi écrit le script) reprend cette idée du vampirisme comme transmission d'une maladie. &lt;br /&gt;Si à l'époque de Bram Stocker les symptomes dues au morsures du buveur de sang s'apparentaient à la syphilis et autres maladies vénériennes, époque contemporaine oblige c'est à la consommation de drogues dures que « Aux Frontières de l'Aube » fait référence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et à l'image de la drogue ou des insectes qui se nourissent de sang (rien d'innocent à ce que la première image du film soit un gros plan sur un moustique), le vampire reste éternellement prisonnier de sa dépendence (qui se traduit à l'écran par les cercles -le vélo- qui ne cessent de tourner) et se nourrit avant tout pour survivre. Or pour se nourrir, il n'a qu'une solution : tuer. Parmi les personnages du film il y a alors ceux qui n'osent pas commettre de meurtre et ceux pour qui c'est devenu le passe temps favori et qui s'y emploient avec délectation.&lt;br /&gt;C'est à ce moment que le film dévoile tout son potentiel : amoureux de Mae, Caleb doit choisir entre rester avec elle (et accessoirement la bande de dingues qui l'accompagne...) et se nourrir à sa façon  ou retourner chez lui sachant qu'il ne pourra plus vivre normalement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais plus que le scénario ce sont les personnages eux-mêmes qui méritent le détour. &lt;br /&gt;Chacun bénéficie d'une personnalité unique et crédible, d'une vraie profondeur morale et de dialogues remarquablement bien troussés que l'on doit à Eric Red (« The Hitcher »), co-scénariste du film qui prouve une fois de plus son incroyable talent pour écrire une histoire aussi sombre que les personnages sont charismatiques.      &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'image de « The Hitcher » et « Terminator », « Aux Frontières de l'Aube » possède une ambiance incroyablement prenante. Aux multiples effets de lumière vient s'ajouter une bande son  rythmée et atmosphérique qui souligne à la fois le côté frénétique de l'action et la poésie visuelle du film. Mais si « Aux Frontières de l'Aube » est bien un film de vampires, il se permet plusieurs incursions dans des genres différents. &lt;br /&gt;Le film se déroule comme une enquête policière et réserve son lot de courses-poursuites comme tout polar qui se respecte mais il reprend également des éléments du western (le héros qui monte à cheval, les grandes étendues, les révolvers et les éperons de Severen, le règlement de compte dans la ville...), sans oublier les différentes références au monde vampirique. En brassant ainsi les genres, le film ne perd pas de sa personnalité mais au contraire s'en retrouve grandi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, on ne pourrait parler du film sans évoquer son excellent casting. Ici aussi l'influence de Cameron est flagrante puisque l'on ne retrouve pas moins de trois des acteurs qu'il a (ou va) employer : Lance Henriksen (« Aliens », « Chasse à l'Homme ») dont le physique particulier lui donne l'occasion d'incarner un méchant remarquable et sadique, Jenette Goldstein et son regard incendiaire (que l'on retrouvera en mère adoptive de John Connor dans « Terminator 2 »), mais surtout Bill Paxton. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce dernier est un des grands fidèles de Cameron puisqu'il apparaît dans la quasi-totalité de ses films et c'est lui la révélation incontestable du film de Bigelow. &lt;br /&gt;Fascinant mélange de rock star à la dérive et de pistolero sadique, son personnage ne rate jamais une occasion pour lancer une réplique savoureuse tout en se montrant implacable dans ses agissements. Tout en sarcarsmes et bestialité pure, Paxton fait de Severen le personnage le plus charismatique du film. A ses côtés, l'acteur qui interprète Caleb demeure presque insignifiant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'il reprend les principaux caractéristiques du film de vampire, « Aux Frontières de l'Aube » reste ancré dans la modernité et se décline comme un marriage sanglant en polar musclé et western urbain. En dépit de quelques rares défauts (souvent dus à la limitation du budget), le film de Bigelow s'impose comme une excellente révision du mythe du vampire, intelligemment écrit, admirablement interprété par un casting de haut niveau et filmé de main de maître. &lt;br /&gt;Sang pour sang efficace! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-3526517276049520184?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/3526517276049520184/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=3526517276049520184' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/3526517276049520184'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/3526517276049520184'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/09/aux-frontieres-de-laube.html' title='Aux Frontières de l&apos;Aube'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-3820413566986549308</id><published>2009-07-12T14:12:00.000-07:00</published><updated>2009-07-12T14:18:02.130-07:00</updated><title type='text'>Silent Movie (la dernière folie de Mel Brooks)</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.clown-ministry.com/images/mel-brooks-silent-movie.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 370px; height: 500px;" src="http://www.clown-ministry.com/images/mel-brooks-silent-movie.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mel Funn, réalisateur de cinéma un peu trop porté sur la bouteille, prend contact avec le directeur d'un studio pour lui proposer une idée-d'après lui-géniale : tourner un film muet!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se demande où ce sacré trublion de Mel Brooks va pêcher toutes ces idées! &lt;br /&gt;Après avoir parodié le western, le film d'horreur, le film d'aventure, le péplum, les films de Hitchcok et ceux de SF, il se lance dans un projet complètement absurde : réaliser un film muet, 50 ans après l'apparition du son au cinéma...&lt;br /&gt;Un idée complètement folle qui caractérise bien le bonhomme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas de paroles donc mais des cartons sur lesquels sont écrits les répliques comme dans les années 20, accompagnée par des partitions que l'on croirait d'époque. Fidèle à Mel Brooks, John Morris compose une musique joyeuse et endiablée, véritable hommage aux films de Charlie Chaplin et Buster Keaton. &lt;br /&gt;En revanche, le film bénéficie des effets sonores. Mais pas n'importe lesquels. &lt;br /&gt;Mel a bien fait attention de sonoriser son film à l'ancienne en utilisant les bruitages les plus vieillots et incongrus possibles. &lt;br /&gt;Le décalage entre les images réalistes et les bruits cartonnesques est réellement frappant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du côté des acteurs, on retrouve Mel et sa bande dont Dom Deluise, légèrement enrobé, et Marty Feldman et ses célèbres yeux de caméléon. &lt;br /&gt;Mais la grande surprise c'est qu'un grand nombre de stars se sont prétées au jeu. &lt;br /&gt;Dans leur propre rôle, on ne trouve pas moins que James Caan, Burt Reynolds, Liza Minnelli, Paul Newman Anne Bancroft et le Mime Marceau!  &lt;br /&gt;Chacun a droit a sa petite « minute de gloire » et on prend un réel plaisir à les voir se moquer d'eux mêmes (Burt-je m'aime!-Reynolds) ou à dévoiler leurs talents cachés (Anne Bancroft qui imite Feldman!, faut le voir pour le croire ). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adepte de l'humour absurde et du non sens visuel, Mel Brooks n'a pas besoin de son pour rendre son film réjouissant. Les gags visuels sont légions et se suffisent à eux mêmes.&lt;br /&gt;Soyons honnêtes, ces gags ne sont pas tous drôles et certains tomberaient même complètement à plat sans la mise en scène inventive de Mel Brooks. &lt;br /&gt;Néanmoins, on ne peut pas rester insensible face à ce débordement d'imbécilités parfaitement maitrisées. On ne cesse de s'étonner de  l'imagination sans limite de cet homme orchestre (Mel Brooks, réalisateur, scénariste et acteur) qui élève le rire au rang d'art. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les idées, plus ou moins bonnes, fusent sans nous laisser le temps de souffler et certaines scènes confirment à elles seules la réputation de Mel Brooks comme l'un des plus grands comique de notre temps : ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de voir Anne Bancroft (Mme Mel Brooks dans la vie) et son mari se lancer dans un numéro de danse effréné ou encore Paul Newman (fan de courses automobiles...) participer à une course poursuite en fauteuil roulant.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au seul mot du film, il sera ironiquement prononcé par le mime Marceau! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois de plus Mel Brooks et sa bande sortent l'artillerie lourde pour nous faire passer un bon moment. Parmi cette avalanche de gags absurdes, seule la moitié retiendra l'attention mais le film contient de vraies pépites dont il serait dommage de passer à côté.&lt;br /&gt;Il fallait vraiment s'appeler Mel Brooks pour oser faire un film muet au XXème siècle ; rien que l'originalité du projet mérite le respect.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : **&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-3820413566986549308?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/3820413566986549308/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=3820413566986549308' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/3820413566986549308'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/3820413566986549308'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/07/silent-movie-la-derniere-folie-de-mel.html' title='Silent Movie (la dernière folie de Mel Brooks)'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-8855279969360266522</id><published>2009-07-12T14:03:00.000-07:00</published><updated>2009-07-12T14:11:56.500-07:00</updated><title type='text'>Le Shérif est en Prison</title><content type='html'>&lt;a href="http://hydre.prixdunet.com/images/orig/118/acheter-dvd-le-sherif-est-en-prison-hd-dvd-183315.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 531px;" src="http://hydre.prixdunet.com/images/orig/118/acheter-dvd-le-sherif-est-en-prison-hd-dvd-183315.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Afin de s'approprier des terrains à bas prix, deux notables nomment un jeune Noir shérif d'une bourgade des plus racistes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après « Les Producteurs » et « Les 12 chaises », l'inénarrable Mel Brooks revient dans le monde de la parodie en prenant pour cible l'âme même du cinéma américain : le western.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au niveau du casting, on retrouve les habitués de la bande à Mel Brooks : Harvey Corman, Dom deLuise, Madeline Khan (nominée à l'oscar pour son interprétation d'une Marlène Dietrich dépressive), Gene Wilder (qui a déjà joué dans « Les Producteurs » et qui jouera dans « Frankenstein Junior ») et bien sûr Mel Brooks lui même.&lt;br /&gt;Du côté des petits nouveaux, on apprécie de trouver John Hillerman (Higgins dans la série « Magnum » c'est lui!) et Cleavon Little.&lt;br /&gt;C'est autour de ce dernier que tourne toute l'histoire puisqu'il incarne le premier shérif noir de l'histoire! &lt;br /&gt;Et dans un Ouest raciste gouverné par les blancs, ce pauvre shérif va devoir se battre pour s'imposer face à une petite ville de paysans idiots et bornés. &lt;br /&gt;Pour l'aider, il pourra compter sur l'aide du Wacko Kid (Gene Wilder), un cow boy alcoolique mais vif comme l'éclair, et de ses frères de couleurs et...c'est tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec un personnage principal noir dans ce contexte, on peut s'attendre à de nombreux propros racistes et désobligeants et c'est effectivement le cas : les « Négros » pleuvent dans la bouche des blancs. &lt;br /&gt;Mais Mel Brooks, en grand humoriste, ne le prend pas à la légère. &lt;br /&gt;Il sait employer le mot de façon intelligente pour mieux dénoncer une société xénophobe. Il récupère tous les clichés que les Noirs ont subi au cinéma et les réutilise de façon aussi décalée qu'absurde. &lt;br /&gt;Les politiciens quant à eux sont montrés comme des enfants ignorants (Mel Brooks, hilarant) ou des parvenus qui aiment se donner un air suffisant (Harvey Corman et ses citations sans queue ni tête).&lt;br /&gt;Mais il ne se gène pas non plus pour montrer à quel point la population est stupide quand il met en scène le shérif qui se prend en otage tout seul pour échapper à la foule...&lt;br /&gt;Quant aux indiens, ils parlent avec un accent allemand à couper au couteau. &lt;br /&gt;Bref, comme toujours avec Mel Brooks, chacun en prend pour son grade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne l'humour du film, on est dans dans du Mel Brooks pur jus. &lt;br /&gt;C'est à dire qu'on y trouve de tout et surtout du n'importe quoi. &lt;br /&gt;Du plus sophitiqué (gags visuels, jeux de mots recherchés, humour absurde, références à de grands classiques) jusqu'au plus vulgaire (la scène des haricots et les nombreux « noms d'oiseau » et blagues en dessous en de la ceinture qui parsèment le film). &lt;br /&gt;Entre le duel de chansons du début à la « West Side Story », les retournements de clichés, le paquet explosif tiré des cartoons de Tex Avery ou encore la brute qui met un cheval KO d'un coup de poing, il y en a pour tous les goûts. Après on aime ou on n'aime pas.&lt;br /&gt;Il s'autorise même à remettre la fameuse bataille de tartes à la crème au goût du jour...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que les films de Mel Brooks soient avant tout des parodies absurdes et grotesques, il fait preuve d'un véritable sens de la mise en scène. &lt;br /&gt;De l'extérieur, rien ne différencie le film des vrais westerns. &lt;br /&gt;Les cadrages comme la photographie sont particulièrement travaillés, les acteurs sont parfaitement convaincants et le film bénéficie d'un montage soigné (nomination à l'oscar du meilleur montage). &lt;br /&gt;La musique également fait l'attention d'un soin particulier. &lt;br /&gt;Le compositeur attitré de Mel Brooks, John Morris, a une fois de plus créé une série de chansons superbes qui donnent au film un côté comédie musicale assez poussé. &lt;br /&gt;La chanson titre « Blazzing Saddles », hommage aux thèmes célèbres du western comme « Rio Bravo », sera même nominée à l'oscar.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film lui même se comporte, dans les grandes lignes, comme un western traditionnel jusqu'au grand final ; pur moment d'extravagance et d'irrationnel qui fait passer le film pour ce qu'il est vraiment : un film... &lt;br /&gt;Le scénario imprévisible et constamment surprenant sera lui aussi nominé à l'oscar.  &lt;br /&gt;Il est important de signaler que, comme pour tous les Mel Brooks, la version française est excellente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le shérif est en prison » est une parodie d'exception. Les calambours fusent et chaque scène redouble d'inventivité. Si l'on aime le style du grand Mel Brooks, « le shérif est en prison » est à ne pas manquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-8855279969360266522?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/8855279969360266522/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=8855279969360266522' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/8855279969360266522'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/8855279969360266522'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/07/le-sherif-est-en-prison.html' title='Le Shérif est en Prison'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-2750444789662035397</id><published>2009-07-12T13:50:00.000-07:00</published><updated>2009-07-12T14:03:36.328-07:00</updated><title type='text'>Frankenstein Junior</title><content type='html'>&lt;a href="http://cinebaleno.it/wp-content/uploads/2008/10/frankenstein.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 331px; height: 475px;" src="http://cinebaleno.it/wp-content/uploads/2008/10/frankenstein.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu fier de son ascendance, le Docteur Frederick Frankenstein accepte pourtant de retourner sur les terres de ses ancêtres. Rattrapé par la folie familiale, il décide de suivre les traces de son aïeul et de créer à son tour une créature à partir de cadavres, avec l'aide de son fidèle serviteur Igor. Malheureusement, chargé de trouver le cerveau d'une génie, ce dernier se trompe et rapporte à Frankenstein un cerveau anormal...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le maître incontesté de la parodie s'attaque cette fois au mythe de Frankenstein. &lt;br /&gt;Dès les premières images, on sent le pastiche pointer le bout de son nez : un gros plan solennel sur le cercueil du Baron Frankenstein qui s'ouvre brusquement, nous mettant nez à nez avec un corps pourissant... &lt;br /&gt;Le défi est lancé, l'ancien Frankenstein a fait son temps : place aux jeunes! &lt;br /&gt;On s'attend à ce que le film soit une vision burlesque de celui de James Whales, totalement dénaturée par une série de gags absurdes dont Mel a le secret.  &lt;br /&gt;Et pourtant, la surprise est de taille...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De tous les films de Mel Brooks, « Frankenstein Junior » est considéré comme sa plus belle réussite en temps que réalisateur. &lt;br /&gt;Pourquoi? Parce qu'au lieu d'aligner des blagues qui ont un lien  plus ou moins logique entre elles (comme c'est le cas dans la plupart des films de Mel Brooks), « Frankenstein Junior » bénéficie d'un véritable scénario, original et parfaitement construit (il a même été nominé aux oscars).&lt;br /&gt;Il faut dire aussi que « Frankenstein Junior » est l'un des rares films de Mel Brooks dont le scénario n'est pas de lui. C'est en effet Gene Wilder qui s'est occupé du script et qui a ensuite proposé à Mel Brooks de le mettre en scène. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant, en tant que réalisateur, Mel Brooks ne se contente pas du minimum syndical. Quel que soit son film, Mel a un vrai talent pour recréer l'ambiance du film dont il s'inspire, de ce fait, « Frankenstein Junior » reste incroyablement fidèle à l'original.&lt;br /&gt;On connait le culot de Mel pour les idées extravagantes (« Silent Movie » : un film muet réalisé 50 ans après l'apparition du son!) et malgré la pression des studios, il parvient à imposer que « Frankenstein Junior » soit tourné en...noir et blanc. &lt;br /&gt;Oser mettre en scène un film en noir et blanc dans les années 70. Respect...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tourner en noir et blanc pour tourner en noir et blanc n'aurait eu que peu d'intérêt si Mel n'avait pas utilisé cette abscence de couleur pour recréer une atmosphère digne des vieux films d'horreur des années 30. &lt;br /&gt;Rien qu'au niveau des cadrages, les références aux films avec Boris Karloff ou Bela Lugosi sont monnaie courante mais on ne peut ignorer ces gros plans qui mettent en valeur des visages particulièrement expressifs, qui s'inspirent élégamment de l'expressionnisme allemand des années 20 (que l'on retrouve dans les films de Murnau et Fritz Lang). Sans oublier la musique (de John Morris) parfois lanscinante, parfois excessive qui participe elle aussi grandement à l'ambiance volontairement « archaïque » du film.&lt;br /&gt;Encore plus fort, le laboratoire du docteur Fronkonstine est précisément celui qu'a utilisé James Whales dans le « Frankenstein » originel : preuve de l'immense respect dont fait preuve Mel Brooks vis à vis de son prédecesseur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'esthétique, aussi réussi soit elle, ne fait pas un film.&lt;br /&gt;La plus grande force de « Frankenstein Junior » c'est assurément son casting et la plupart des acteurs sont des habitués des films de Mel Brooks.&lt;br /&gt;Gene Wilder, qui tourne avec lui pour la troisième fois, est toujours aussi remarquable : son jeu à la fois raffiné et extraverti est une vraie bonne surprise. &lt;br /&gt;Madeline Khan, elle aussi égérie des films de Mel Brooks, n'a rien perdu de son incroyable talent. Bien que son temps à l'écran soit limité, elle fait de chacune de ses apparitions un pur moment de plaisir. &lt;br /&gt;Teri Garr, qui interprète la ravissante assistante de Wilder, joue à merveille de la naiveté de son personnage. Le scénariste prend un malin plaisir à lui faire dire des choses salaces, mais grace à son innocence candide, les dialogues prennent un autre sens et évitent au film de sombrer dans la vulgarité ; bien vu!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plupart des seconds rôles sont également particulièrement « colorés ». &lt;br /&gt;Entre l'inspecteur de police et son bras en bois brut et la gouvernante qui fait peur aux chevaux, le film nous offre de beaux rôles de composition de la part des acteurs. Sans oublier que pour coller à l'ambiance, ils écopent tous d'un horrible accent germanique à couper au couteau...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais malgré tout, le film ne serait rien sans la présence exceptionnelle de Marty Feldman et de Peter Boyle. Non pas qu'ils portent le film sur leurs seules épaules mais leur interprétation est absolument formidable, et ce dans des registres complètement opposés.&lt;br /&gt;Marty Feldman a une particularité : ses yeux sortent de ses orbites. Problème génétique de naissance. Il pourrait en être complexé et se cacher, au contraire il se sert de cette spécificité oculaire pour donner vie à ses personnages hors normes.&lt;br /&gt;C'est donc sans surprise qu'il interprète Igor, le serviteur difforme. &lt;br /&gt;Son rôle est particulièrement savoureux : non seulement, c'est un lâche doublé d'un obsédé mais il surgit toujours quand on ne l'attend pas. Et en complicité parfaite avec le réalisateur, il n'hésite jamais à faire des regards fréquents vers la caméra pour créer un lien avec le spectateur. &lt;br /&gt;Un personnage inoubliable!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à Peter Boyle, qui joue le « monstre », il apporte un charme fascinant à son personnage. Il ne cherche jamais à copier les mouvements de Boris Karloff (le monstre originel), au contraire malgré sa corpulence imposante, il donne l'impression de n'être qu'un enfant pur et innocent. Mais qui peut devenir très dangereux si on le provoque...&lt;br /&gt;Muet pendant les ¾ du film, Peter Boyle concentre toute son énergie dans ses expressions faciales et ses grognements plaintifs. Sa performance est bluffante et la scène où il se met à parler est tellement surprenante qu'elle en devient magique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais que serait un Mel Brooks sans ses gags?&lt;br /&gt;Etonnament, c'est là que le film divise. &lt;br /&gt;D'un côté il y a ceux plus habitués au « gag pour le gag » qui marche parfaitement dans « La folle histoire du monde », « Dracula Mort et Heureux de l'Etre » ou encore « La folle histoire de l'espace ». &lt;br /&gt;Ceux là trouveront le film parfois trop sérieux et seront probablement déçus. &lt;br /&gt;De l'autre côté il y a ceux qui adoreront le film pour son humour souvent subtil et ultra-référencé mais qui ne prend jamais le dessus sur un scénario remarquablement bien écrit.&lt;br /&gt;Dans tous les cas certaines scènes sont absolument hilarantes, dont celle de la bougie et surtout celle de l'ermite (interprété par Gene Hackman, méconnaissable!). &lt;br /&gt;Cette dernière est d'ailleurs souvent considérée comme la meilleure du film.&lt;br /&gt;En revanche, certaines manquent d'impact en raison justement de cet humour parfois ultra-référencé que le spectateur ne peut pas toujours comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avoir vu « Frankenstein » et « la fiancée de Frankenstein » est un plus indéniable car certaines scènes sont carrément des reprises pures et simples (le gag en plus) des films de James Whales. &lt;br /&gt;Néanmoins, une connaissance rapide des films suffit amplement pour apprécier la majorité des gags : la coiffure de la fiancée, reconnaissable entre mille, une fermeture éclair sur le coup qui remplace les boulons sur les tempes du monstre...&lt;br /&gt;Et comme tous les films de Mel Brooks, la version française est exceptionnelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mel Brooks a encore frappé! Mais cette fois Avec une subtilité que l'on ne lui connaissait pas. Non pas que ses autres films soient de bêtes oeuvres de potache, loin de là, mais du scénario en passant par la mise en scène et le jeu des acteurs, « Frankenstein Junior » est bien plus qu'une simple parodie à petit budget. &lt;br /&gt;A la fois fidèle au roman de Mary Shelley et à l'esthétique des films d'horreur de la belle époque du noir et blanc, le film se veut aussi émouvant que drôle et c'est pour ça qu'il est aussi efficace. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Casting exemplaire, réalisateur talentueux, scénario brillant et décalé, « Frankenstein Junior » est un grand classique de la comédie. &lt;br /&gt;Pas forcément le Mel Brooks le plus drôle mais assurément son chef d'oeuvre en tant que metteur en scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-2750444789662035397?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/2750444789662035397/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=2750444789662035397' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/2750444789662035397'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/2750444789662035397'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/07/frankenstein-junior.html' title='Frankenstein Junior'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-3502750085037723321</id><published>2009-07-12T13:30:00.000-07:00</published><updated>2009-07-12T13:49:58.079-07:00</updated><title type='text'>La Folle Histoire du Monde</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.torrentweb.eu/aff/F/folle_monde.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 442px; height: 617px;" src="http://www.torrentweb.eu/aff/F/folle_monde.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire du monde racontée par Mel Brooks. &lt;br /&gt;De l’âge de pierre à la Révolution française en passant par la Rome Antique et l’Inquisition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce film est très important pour moi car il s’agit de l'un des tous premiers que j’ai jamais vu. &lt;br /&gt;C’est bien connu, ce sont les films que l’on a connu étant jeune qui nous marquent le plus. Mais parfois en grandissant, ces films perdent de leur valeur et l'on finit par ne plus les apprécier autant qu’avant.&lt;br /&gt;Ce n’est pas le cas de ce film. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien avant les "Hot Shot", "Y a-t-il un flic" et autres "Scary Movie", la parodie cinématographique avait un nom : Mel Brooks !&lt;br /&gt;Mel Brooks est assurément l’un des cinéastes les plus drôles qui soient, doté d’une imagination prodigieuse.&lt;br /&gt;Thriller ("High Anxiety"), aventures ("Sacré Robin des bois"), horreur ("Dracula mort et heureux de l’être"), vieux film d’épouvante ("Frankestein Junior"), science fiction ("Spaceballs"), Western ("le Shérif est en prison"), cinéma muet ("Silent Movie") et même comédie musicale ("Les producteurs"), ce grand manitou du pastiche Hollywoodien s’est attaqué à absolument tous les genres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans "la folle histoire du monde", il ne parodie pas les péplums ou les films historiques mais l’Histoire elle-même. De César à Louis XVI, personne n’est épargné !&lt;br /&gt;La plupart des critiques considèrent les comédies de Mel Brooks comme « des pots-pourris, des collages de gags sans ligne directrice de base, sans signification philosophique ou psychologiques ».&lt;br /&gt;Ses films peuvent être en effet résumés en une série de saynètes plus ou moins drôles. Car dans ce domaine, Mel Brooks est capable du meilleur comme du pire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai que pour un novice, son humour pour le moins peu ordinaire peut déstabiliser ou carrément laisser de marbre. &lt;br /&gt;C’est d’ailleurs ce que l’on ressent durant les premières minutes de ce film : Durant un plan séquence qui rappelle le légendaire "2001" de Kubrick (Mel Brooks reprend la même musique : Ainsi parlait Zarathushtra), l’aube de l’humanité se dessine devant nos yeux. &lt;br /&gt;« Et le singe se dressa sur ses pieds et devint l’Homme ». Et la majestueuse musique interrompue, l’«Homme » en question ne trouve rien de mieux à faire que de se masturber bestialement, alors que s’inscrit en bas de l’écran un ironique « Nos ancêtres »…&lt;br /&gt;Difficile d’appréhender le reste du film par cette simple séquence mais une chose est sûre : le cinéaste ne respecte rien !  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film est clairement divisé en parties distinctes, chacune retraçant une époque particulière de l'Histoire avec une liberté de ton qui pousse au respect. &lt;br /&gt;La première partie (narrée par Orson Welles lui-même !) concerne l’Age de Pierre et la vie au temps des hommes préhistoriques. Durant cette série de sketchs plus ou moins réussis, on découvre un autre aspect du film : l’humour Melbrooksien typique, à savoir les gags à prendre au 36ème degré. &lt;br /&gt;L’une des plus fameuses séquences de cette première partie reste la découverte du feu : un homme préhistorique tape deux silex pour essayer de faire jaillir des étincelles sur un tas de brindilles, mais sans succès. Arrive alors un membre de son clan qui lui tend un bout de bois enflammé ; au lieu d’allumer le tas de brindilles avec, il essaie d’allumer son silex…&lt;br /&gt;Voilà un gag typique de Mel Brooks : saugrenu mais sophistiqué. &lt;br /&gt;Et pour sûr, ce genre d’humour n’a pas que des admirateurs…  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la partie « Préhistoire », un court intermède présente Moïse avec ses tables de la Foi qui se moque de la religion avec férocité tout en restant bon enfant.&lt;br /&gt;Enfin, le film s’installe réellement dans sa troisième partie : la Rome Antique. &lt;br /&gt;Comme le trio des ZAZ,  Mel Brooks est conscient qu’une comédie fonctionne mieux si elle est présentée de manière réaliste et crédible.  &lt;br /&gt;Si la Préhistoire et la séquence avec Moïse sont délibérément mises en scène  dans des décors carton-pâte où les rochers en  polystyrène cachent à peine des paysages peints à la main (de façon travaillée, il faut le reconnaître), Rome est beaucoup plus crédible : les sols luxueux du César Palace (!) sont en marbre taillé et les salles sont ornées de colonnes et de statues du plus bel effet. Les costumes eux-mêmes sont suffisamment étudiés pour coller à l’époque. &lt;br /&gt;Mais attention le film ne penche pas non plus vers l’hyperréalisme. Si les costumes sont crédibles, ils restent tout aussi anachroniques que ce type qui se balade dans les rues, poste radio collé à l’oreille.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les décors sont donc impressionnants mais n’en sont pas moins conçus pour coller à la folie burlesque du réalisateur : on accède au palais de César par un tapis roulant et les gladiateurs doivent pointer à l’ANPE lorsqu’ils ont fait un mauvais combat dans l’arène…&lt;br /&gt; Rome c’est surtout l’occasion de profiter d’une bande de joyeux drilles qui, par le coup du sort, se retrouvent pourchassés par les légions de César. &lt;br /&gt;On admire alors les dialogues décalés, les situations loufoques et irrévérencieuses (Moïse qui se fait braquer, l’armée romaine qui se met à danser sous l’emprise de la marijuana, la scène avec Jésus…) et on découvre une flopée de personnages aussi attachants que déjantés : un comique professionnel, un faux Juif, une vestale et un agent de presse, qui se retrouvent confrontés à une armée aussi timbrée qu’eux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout comme les décors et les costumes, les acteurs se veulent crédibles. &lt;br /&gt;Ils jouent donc avec un sérieux inébranlable même s’ils n’hésitent pas à en faire un peu trop de temps en temps pour rendre leur personnage encore plus ridicule. &lt;br /&gt;Exagérer une  situation qui l’est déjà, ça fait trop.   &lt;br /&gt;Si le film avait été joué de façon caricaturale, l’humour aurait fait un bide.&lt;br /&gt;Vu que ce n’est pas le cas, les blagues potaches et les jeux de mots inventifs passent comme une lettre à la poste.&lt;br /&gt;Pour ce film, Mel Brooks retrouve sa bande d’acteurs favoris dont Madeline Khan en impératrice nymphomane et Dom DeLuise, formidable, qui joue un César malpropre et dégoûtant, baignant littéralement dans la richesse et la luxure. &lt;br /&gt;Du côté des nouveaux, il faut saluer le talent de Gregory Hines (Joséphus-j’ai le pif pour le kif) et le sourire aguicheur de Mary Margaret Humes en « vestale et vierge ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Mel Brooks n’est pas seulement réalisateur il est aussi interprète. &lt;br /&gt;Tel un membre des Monty Pythons, il se permet d’incarner plusieurs rôles dans le film. Pour chacun d’eux, il trouve le ton de voix parfait et les mimiques adéquates, qui en font tous des personnages inoubliables. &lt;br /&gt;Si jusque là l’humour totalement excentrique et surprenant ne vous a pas fait décrocher alors vous êtes prêts pour la suite qui se veut encore plus délirante. &lt;br /&gt;Ce trublion iconoclaste qu’est Mel Brooks ne vise pas la satire pure mais s’autorise tous les débordements, y compris sur la religion. &lt;br /&gt;Si, à ce stade, Jésus et Moïse ont déjà fait les frais de ses pitreries, il va s’attaquer à la Grande Inquisition : le temps où les fanatiques catholiques assassinaient sans pitié tous ceux qui refusaient de se convertir. &lt;br /&gt;En enfilant le large manteau à capuche de Torquemada, le Grand Inquisiteur, Mel Brooks va transformer cette période noire de l’Histoire, faite de tortures abominables et de châtiments corporels, en…comédie musicale!&lt;br /&gt;On découvre alors le talent de Mel Brooks en tant que chanteur et compositeur (il sait tout faire, je vous dis !) et il surprend constamment derrière la caméra. &lt;br /&gt;Ce qui aurait pu n’être qu’un "simple" numéro musical de mauvais goût se révèle être une séquence splendide et spectaculaire où le rythme et la drôlerie des paroles se marie élégamment à une mise en scène somptueuse : Mel Brooks nous bluffe lorsqu’il filme ces nonnes solennelles et austères qui se changent soudain en nageuses professionnelles, découvrant au passage leur sihouhette de rêve. Les couleurs sont éclatantes et la musique de John Morris enrichit chaque cadrage d’une partition savoureuse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrive enfin la dernière partie : la Révolution française. &lt;br /&gt;Une fois de plus, Mel et son équipe font le minimum syndical pour représenter la France de 1789 avec ses rues pavées d’ordures dans lesquelles s’entassent des mendiants en haillons et ses figures aristocratiques qui se pavanent dans les jardins de la cour. Mel Brooks y joue deux rôles dont le roi de France (et son fameux : « Ca vaut le coup d’être le roi ! ») et le « valet de pisse » du palais. La ressemblance entre les deux hommes va faire que le second prendra la place du premier alors que la révolution éclate. &lt;br /&gt;S’enchaînent alors quiproquos de vaudeville et séquences d’un grotesque assumé (le prisonnier et ses oiseaux).&lt;br /&gt;Les gags de cette dernière partie sont fortement portés sur le sexe mais pas que…&lt;br /&gt;En jouant des français, Mel et sa bande se moquent joyeusement de notre accent et on en prend plein la tête pour pas un rond dans la VO. &lt;br /&gt;Ce qui m’amène à saluer, chapeau bas, les traducteurs qui se sont occupés de la version française : ne pouvant se moquer de leur propre accent, ils se sont réellement torturés les méninges pour créer de toute pièce d’excellentes répliques pouvant correspondre aux originales. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, lorsqu’il est attaqué par les critiques pour ne pas suivre une ligne directrice de base, Mel se venge fièrement en faisant traverser le temps à ces personnages au cours d’un final assurément absurde dont il s’explique par un grandiose : « C’est ça la magie du cinéma ! » Imparable…&lt;br /&gt;Malgré la fin monumentale( !), le film n’est pas encore arrivé à son terme et réserve un lot de bien belles surprises…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y aura toujours quelques passages que certains aimeront moins que d’autres  mais dans ce grand festival de n’importe quoi, chacun trouvera la scène ou la réplique qui lui fera apprécier ce film déjanté et savoureux. &lt;br /&gt;Mel Brooks en est à la fois le réalisateur, le scénariste, le producteur et l’interprète principal, ce qui en fait un auteur à part entière. &lt;br /&gt;Malgré le ton léger du film, Mel fait les efforts nécessaires, tant au niveau de la mise en scène que de la direction de jeu, pour en faire un divertissement de qualité. Il bénéficie de plus de dialogues brillants et d’un sens du rythme incontestable. La bonne humeur communicative des acteurs fait le reste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sûrement pas le meilleur film de Mel Brooks mais un sacré cours d’Histoire, tordu et jubilatoire. &lt;br /&gt;Mel Brooks disait : « Tout gosse, j’ai ressenti que faire rire les autres était un moyen de me faire aimer ». &lt;br /&gt;On peut dire qu’il a réussi : Mel Brooks, on t’aime!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-3502750085037723321?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/3502750085037723321/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=3502750085037723321' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/3502750085037723321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/3502750085037723321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/07/la-folle-histoire-du-monde.html' title='La Folle Histoire du Monde'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-6672311089481356001</id><published>2009-06-27T06:39:00.000-07:00</published><updated>2009-06-27T06:56:27.043-07:00</updated><title type='text'>Massacre à la Tronçonneuse</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.horreur.net/img/texaschainsaw1974.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 286px; height: 390px;" src="http://www.horreur.net/img/texaschainsaw1974.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeunes et insouciants, cinq amis traversent le Texas à bord d'un minibus. Ils s'aperçoivent bien vite qu'ils sont entrés dans un territoire étrange et malsain, à l'image du personnage qu'ils ont pris en stop, un être vicieux en proie à des obsessions morbides... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dit que le film est si terrifiant qu'on n'oublie jamais la première fois qu'on voit « Massacre à la Tronçonneuse »... &lt;br /&gt;Néanmoins, la réputation sulfureuse du film vient plus de son interdiction dans de nombreux pays pour sa violence extrême que pour ses réelles qualités cinématographiques. &lt;br /&gt;En le voyant, on comprend aisément qu'il n'a pas usurpé son titre de "film le plus terrifiant de tous les temps" mais fait-il encore le poids face aux standards d'aujourd'hui? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 74 (date de sortie du film), le film a du être un électrochoc pour de nombreux spectateurs. &lt;br /&gt;Il faut dire qu'à l'époque, on n'avait jamais rien vu de semblable. &lt;br /&gt;On peut considérer les années 70 comme un renouveau dans le cinéma d'horreur. &lt;br /&gt;Deux ans avant « Massacre à la Tronçonneuse », Wes Craven vient de finir « La dernière maison sur la gauche » dont on dit que « Massacre à la Tronçonneuse » s'est beaucoup inspiré. &lt;br /&gt;De même que le film de Wes Craven, on a longtemps considéré « Massacre à la Tronçonneuse » comme un pamphlet contre la famille américaine de l'époque et sa perversité latente (le masque, symbole des désirs refoulés que l'on cache derrière une autre apparence ?). &lt;br /&gt;En tout cas,  il est vrai qu'entre les deux films les ressemblances sont parfois flagrantes : même grain à l'image, même famille de psychopathes, mêmes meurtres sanglants mais filmés de manière réaliste, même ambiance malsaine et même escalade dans la violence sans concession. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En parlant de violence, « Massacre à la Tronçonneuse » soulève un point interessant : Jusqu'où peut-on aller sur un écran? &lt;br /&gt;Du point de vue philosophique, comme « Chiens de Paille » de Peckinpah (Franklin qui joue constamment avec son couteau mais qui n'arrive pas à comprendre comment on peut s'entailler la main avec fait écho à la scène où Dustin Hoffman part chasser), mais surtout du point de vue visuel. &lt;br /&gt;« Massacre à la Tronçonneuse » est pour beaucoup synonyme de « hectolitres de sang » alors que dans les faits, le sang brille justement par son absence. &lt;br /&gt;Il y en a bien un peu par ci par là mais les gens sont dans le tort lorsqu'ils imaginent le film. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Imaginent » parce que, de par sa réputation d'abord, le titre ne donne pas forcément envie de le voir alors la majorité se « fait le film » sans même l'avoir vu, ensuite parce que la plupart de ceux qui ont réellement vu le film ont cru(!) voir tout ce sang. &lt;br /&gt;Pourquoi? Tout simplement grace à la mise en scène incroyablement suggestive de Tobe Hooper qui en montre peu mais nous fait croire beaucoup. Grace à son sens fulgurant du montage, il nous plonge en plein coeur de l'horreur tout en évitant de nous montrer le moindre membre tranché. &lt;br /&gt;D'une pierre deux coups : il fait s'affoler notre imagination, qui réinvente les scènes, et évite de se ridiculiser en employant des effets spéciaux bas de gamme (dus à un budget serré) qui auraient donné dans le grand gignol. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que la vraie force du film c'est que non seulement il ne sombre pas dans la surenchère de tripailles et de gore à tout va mais, en évitant le second degré inhérent à ce genre de production, il n'offre que de très rares moments de détente, nous tenant constamment sous pression.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant tout, un prologue nous informe que le film est basée sur des faits réels...canular du réalisateur qui lui permet de placer le spectateur dans un contexte horrifique dès le départ. Pour accentuer le côté véridique de la chose, les premières images du film sont des photographies dont le flash aveuglant laisse à peine entrevoir des os broyés et  des morceaux de chair pourrissants. &lt;br /&gt;Le procédé est absolument brillant et sera repris plus tard dans des dizaines de bandes annonces (dont celles du remake, de Marcus Nispel...) &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Visuellement, Tobe Hooper, encore jeune étudiant, profite au maximum de son budget rachitique pour créer une atmosphère qui dégoûte et qui écoeure.&lt;br /&gt;Le grain de l'image d'abord, la lumière étouffante ensuite, créent une ambiance particulièrement malsaine. &lt;br /&gt;La bande son elle même n'offre aucun réconfort : entre deux ronrons de tronçonneuse, grésillements et bruits de perceuse se succèdent pour le plus grand malheur de nos tympans...&lt;br /&gt;Mais le réalisateur sait aussi jouer des silences pour nous tenir en haleine :  le  plan de la porte ouverte est un monument d'appréhension..&lt;br /&gt;Rarement ambiance sonore aura été aussi prenante!  &lt;br /&gt;Et si on associe avant tout le film à Leatherface, les personnages secondaires sont réellements effroyables. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La scène de l'auto-stoppeur est à la fois flippante (l'acteur est parfait!) et écoeurante. Quant à celle du dîner elle reste l'une des plus mémorables du film. &lt;br /&gt;Filmée de façon quasi documentaire, elle nous place en qualité de voyeur et nous oblige à regarder le meurtre de cette jeune fille sans défense (l'actrice a du avoir une extinction de voix pendant plusieurs jours en criant autant, la pauvre...). &lt;br /&gt;Un réalisme saisissant!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film pousse le bouchon particulièrement loin dans le sadisme et la perversité. &lt;br /&gt;Un personnage est suspendu à un crocher de boucher, l'autre se fait découper bien proprement avant d'être servi à dîner...&lt;br /&gt;L'héroine s'en prend vraiment plein la tête : coups de balai, coups sur la tête, défenestrations, sauts, course à travers les bois...rien ne lui sera épargné. &lt;br /&gt;Mais là où « Massacre à la Tronçonneuse » surprend réellement, c'est par son abscence de morale bien pensante. En général, les films d'horreur se focalisent sur des ados en proie à la promiscuité comme victimes potentielles. Ici tout le monde se retrouve logé à la même enseigne, même les handicapés...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais surtout  « Massacre à la Tronçonneuse » ne met pas en scène de méchants escargots qui font du surplace quand il s'agit de découper les gens en rondelle. &lt;br /&gt;On s'imagine facilement Leatherface en émule balourd de Frankenstein, s'avançant lentement vers l'héroine en fendant l'air de mouvements ridicules avec son engin de mort juste pour montrer que c'est lui le plus fort (et aussi pour que l'héroine en question puisse trouver un échappatoire miracle au dernier moment...).&lt;br /&gt;C'est donc autant plus impressionnant de le voir courir (et il est rapide le bougre!) quand il poursuit la fille dans les bois. C'est vrai qu'il s'arrête souvent pour élaguer les branches mais la scène reste terriblement efficace : on y croit! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré tout la fin reste trop classique (deus ex machina...) et la « danse » de Leatherface fait autant sourire qu'elle répugne. Le voir exécuter cette série de mouvements « artistiques » sur  fond de coucher de soleil a vraiment quelque chose de fascinant.  &lt;br /&gt;Avec du recul, certaines scènes prêtent à sourire : la plupart des « gentils » sont transparents et Hooper abuse parfois des gros plans extrêmes. &lt;br /&gt;La fin est décevante pour certains et le film, dans l'ensemble, suit un rythme plutôt lent. Bien que court (1h23), on s'ennuie un peu.  &lt;br /&gt;Mais ça c'est parce que le film a déjà plus de 30 ans et qu'en tant que spectateurs « modernes » on est plus habitués à des mises en scène rapides et des effets gore à gogo. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré ses qualités, le film aura du mal à convaincre les adeptes des « Saw » et autres « Hostel » qui fleurissent sur les écrans comme des petits pains (euh, ça fait bizarre comme expression...) : je le répète, il n'y a quasiment pas de gore dans le film.&lt;br /&gt;Mais « Massacre à la Tronçonneuse » c'est avant tout un symbole. &lt;br /&gt;Le symbole de toute une génération traumatisée par des scènes jamais vues auparavant, mais aussi une pierre blanche dans l'histoire du film d'horreur. &lt;br /&gt;On ne peut nier l'influence qu'à eu le film sur la grande série de slashers qui sévira durant les années 80/90.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le masque de Leatherface est à lui seul une icône du cinéma et a engendré un grand nombre de rejetons dont celui de « Scream », « Halloween », « Jason » et j'en passe. &lt;br /&gt;D'ailleurs, tout comme Leatherface (qui ne pousse que quelques cris), Mike Meyers et Jason sont des tueurs muets. Et c'est leur abscence d'expression qui les rend si terrifiants,... si inhumains. &lt;br /&gt;C'est bien le masque du tueur qui lui donne sa personnalité. &lt;br /&gt;Détail amusant pour finir:  Leatherface a un masque différent selon qui il interprète : le voir habillé en grand-mère n'est pas banal... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chef d'oeuvre ultime de Tobe Hooper reste un monument du film d'horreur. &lt;br /&gt;Malgré quelques passages marqués par le temps, le film réserve de sacrés moments de frayeur.&lt;br /&gt;Son ambiance suffocante et la performance immortalisée de Gunnar Hansen en Leatherface suffisent pour  faire de « Massacre à la tronçonneuse » une expérience traumatisante. S'il laissera peut être de marbre le public d'aujourd'hui, il bat à plate couture la plupart des films récents du genre, le sur-estimé « Eden Lake » en tête.&lt;br /&gt;Reste à voir ce que vaut le remake...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-6672311089481356001?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/6672311089481356001/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=6672311089481356001' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/6672311089481356001'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/6672311089481356001'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/06/massacre-la-tronconneuse.html' title='Massacre à la Tronçonneuse'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-3295571087335435452</id><published>2009-06-27T06:30:00.000-07:00</published><updated>2009-06-27T06:39:35.700-07:00</updated><title type='text'>The Fog</title><content type='html'>&lt;a href="http://data-allocine.blogomaniac.fr/mdata/7/5/1/Z20040616192847127443157/img/1192822588_fog.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 280px; height: 434px;" src="http://data-allocine.blogomaniac.fr/mdata/7/5/1/Z20040616192847127443157/img/1192822588_fog.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Californie, le port d'Antonio Bay fête son centenaire. La légende raconte que les marins d'un navire naufragé un siècle auparavant reviendront se venger par une nuit de brouillard. Or cette nuit là, une brume maléfique commence à semer la terreur et la mort sur son passage...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attention de ne pas confondre « The Fog » de John Carpenter avec « The Mist » de Frank Darabont.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour beaucoup, John Carpenter est une véritable icône du cinéma fantastique même si la plupart le connaissent surtout pour son premier grand succès : « Halloween », l'un des films d'horreur les plus rentables de l'histoire. &lt;br /&gt;« The Fog » c'est le quatrième film de Carpenter. Il est certainement moins connu que ses prédecesseurs mais n'en reste pas moins tout aussi réussi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré le carton colossal au box office de « Halloween », Carpenter ne désire pas pour autant continuer dans la lancée des slasher movies et il s'avère que « The Fog » n'est autre qu'un simple film de fantômes à l'ancienne. &lt;br /&gt;Malheureusement sorti à une période où le viscéral « Scanners » de Cronenberg trône sur les écrans, « The Fog » est boudé par un public alors amateur de gore et de violence graphique. &lt;br /&gt;Il est vrai que « The Fog » n'est pas gore pour un sou et malgré des séquences d'une rare violence, les égorgements et autres lacérations de l'abdomen à l'aide d'objets contondants ne feront jamais verser la moindre petite goutte de sang à l'écran...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un terrible manque de réalisme? Au contraire. &lt;br /&gt;Partisan de l'adage « on a plus peur de ce que l'on ne voit pas car on l'imagine », Carpenter est passé maître dans l'art de suggérer les choses. Ainsi au lieu de tout miser sur la tripaille et l'hémoglobine à tout va comme ses confrères, il soigne sa mise en scène et parvient à créer une atmosphère lugubre, incroyablement angoissante. &lt;br /&gt;Le potentiel de base n'était pourtant pas réjouissant et entre de mauvaises mains le film aurait facilement pu s'achever par un désastre. &lt;br /&gt;En effet ; "Comment effrayer les spectateurs en filmant des comédiens en costume continuellement plongés dans un voile de fumée?" &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Carpenter n'est pas n'importe qui et sait parfaitement que dans ce genre de film c'est l'ambiance elle même qui prédomine et chez lui, elle se fait à la fois de manière visuelle et sonore. &lt;br /&gt;Dès les premières secondes, le ton est donné : le film débute par une citation d' Edgar Allan Poe avant de laisser la place à un vieux loup de mer qui raconte une histoire d'horreur autour d'un feu de camp. Tout est mis en oeuvre pour plonger directement le spectateur au coeur du film.&lt;br /&gt;Alors que d'autres metteurs en scène y seraient allés à grand renfort d'effets spéciaux, Carpenter parvient uniquement à l'aide des effets sonores et de la lumière à nous faire croire que le brouillard est vivant. Plus impressionnant encore, il nous fait prendre conscience qu'il représente une menace réelle. &lt;br /&gt;Se basant sur les écrits de Lovecraft, il transforme sa simple brume en incarnation du Mal. Un mal sans visage, ni forme. Une force éthérée et indomptable. &lt;br /&gt;Le brouillard lui même est littéralement traversé par une lueur phosphorescente qui lui donne un aspect à la fois effrayant et surnaturel, quant aux fantômes, ils demeurent éternellement dans l'obscurité... &lt;br /&gt;Le tout est sublimé par des cadrages superbes et les éclairages grandioses de Dean Cundey, l'un des plus grands directeurs de la photographie de son temps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours dans l'art de suggérer, Carpenter connait par coeur les règles d'or du film d'horreur et sait parfaitement quand et comment faire bondir son public. &lt;br /&gt;Maîtriser le suspense est un art délicat mais  le réalisateur s'avère être le digne successeur de Hitchcock. &lt;br /&gt;Carpenteur est en effet un vrai conteur visuel et les émotions du spectateur dérivent intégralement de sa mise en scène : grace aux cadrages ou à l'absence de musique, on sait qu'il va se passer quelque chose mais on sent surtout que Carpenter cherche consciemment à nous laisser mijoter dans notre jus pour finalement nous amener sur une fausse piste et nous surprendre brusquement au moment où l'on ne s'y attend plus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il faut également reconnaître son talent quand il s'agit de créer une ambiance sonore. Egalement compositeur de la musique de ses films, Carpenter se contente généralement d'accoler quelques notes de synthé pour accompagner ses images. &lt;br /&gt;Et malgré toute attente, le procédé est d'une efficacité redoutable. A l'aide de simples notes qu'il répète à l'infini mais qu'il assène violemment comme s'il frappait sur un couvercle métallique, Carpenter parvient à souligner l'inéxorable avancée de la mystérieuse et mortelle brume. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la star du film c'est bien « The Fog » lui même, les comédiens jouent tous de façon exemplaire. Comme James Cameron (« Terminator », « Aliens »), Carpenter a visiblement un faible pour les femmes au caractère bien trempé. &lt;br /&gt;Loin d'être de simples « screaming girls », ses héroines sont fortes et savent se défendre. Parmi les actrices qui les incarnent on retrouve la brillante Jamie Lee Curtis, que Carpenter retrouve après « Halloween » et Janet Leigh (« Psychose ») qui ne sont autres que mère et fille dans la vie. &lt;br /&gt;Mais malgré la présence des deux stars, c'est surtout le charisme de Adrienne Barbeau, en animatrice radio à la voix langoureuse, que l'on retiendra. &lt;br /&gt;Cette dernière épousera par la suite le réalisateur du film...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si « The Fog » a sensiblement vieilli, il n'en reste pas moins un digne représentant de ce qui se fait de mieux en matière de film d'horreur à la fin des années 70. &lt;br /&gt;Avec ce film, Carpenter confirme sa prédisposition pour les plans travaillés et les ambiances à couper au couteau et, en dépit d'un petit budget, démontre son aptitude à créer des scènes choc à partir d'un scénario minimaliste. &lt;br /&gt;En d'autres mains moins adroites, le film aurait pu être un véritable navet... et c'est le cas : oubliez donc son pathétique remake.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-3295571087335435452?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/3295571087335435452/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=3295571087335435452' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/3295571087335435452'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/3295571087335435452'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/06/fog.html' title='The Fog'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-7622274806367188437</id><published>2009-06-27T06:22:00.000-07:00</published><updated>2009-06-27T06:30:15.411-07:00</updated><title type='text'>Le Créateur</title><content type='html'>&lt;a href="http://img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/04/31/94/043194_af.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 434px; height: 607px;" src="http://img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/04/31/94/043194_af.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Darius, auteur à succès, découvre avec horreur qu'il a oublié d'écrire sa pièce. Commence alors pour lui et pour les autres, le pire des cauchemars...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après « Bernie », Albert Dupontel revient derrière la caméra pour un long métrage tout aussi noir et barré. &lt;br /&gt;Difficile de résumer le film tant celui ci est bien plus complexe qu'il n'y paraît. &lt;br /&gt;« Le Créateur » commence comme une farce, puis se tourne rapidement vers la satire acerbe avant de plonger irrémédiablement vers la noirceur la plus totale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis « Bernie » on connait l'attachement de Dupontel pour les loosers et les perdants, « Le Créateur » n'y fait pas exception. &lt;br /&gt;Dupontel y interprète un célèbre dramaturge timide, stressé et mal dans sa peau. Mais ces quelques traits de caractère ne le définissent qu'en surface car plus ou moins inconsciemment il développe rapidement des pulsions meurtrières et une tendance marquée pour la schyzophrénie. &lt;br /&gt;Un personnage antipathique et pourtant désespéremment attachant. &lt;br /&gt;Parce que malgré la série de crimes dont il est coupable, Darius reste prisonnier de sa condition d'écrivain, obligé à founir toujours plus quelque soit le moyen...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste du casting est lui aussi formidable, faisant la part belle à des seconds rôles savoureux. On ne s'étonnera d'ailleurs pas de retrouver toute la joyeuse bande qui fera le succès de  « Enfermés dehors ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalisation est particulièrement inspirée et offre de beaux moments de mise en scène. Que ce soit  en sortant l'artillerie lourde (en faisant sauter un étage dans un magnifique ralenti ou en tirant un boulet de canon depuis une fourgonette) ou de manière bien plus subtile lorsque la caméra illustre des points de vue autres qu'humains : cela va de la vision noir et blanc du chat jusqu'à l'écran à cristaux liquides, où les mots inversés symbolisent celle de l'ordinateur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dupontel fait accompagner son film de grands morceaux de  musique classique ce qui souligne constamment l'aspect tragédie (pièce de théatre/tragédie...) et met en valeur le destin funeste du héros. &lt;br /&gt;Et puis, impossible de passer à côté de cet éternel parallèle entre la création d'une pièce de théâtre et celle de la Terre par le grand barbu. Grand barbu, au passage, joué par Terry Jones, ex membre des Monty Pythons et grand ami de Dupontel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le cinéma de Dupontel c'est aussi des dialogues truculents et inventifs qui ne laissent jamais indifférents. Maniant l'absurde et le cynisme comme une arme, il n'est pas rare qu'il nous arrache un fou rire quand il se met à balancer des répliques aussi invraisemblables que « C'est con un breton, ça sert à rien...En plus il fait jamais beau » tout en lâchant de temps en temps de sacrées piques qui appuient là où ça fait mal...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dupontel est vraiment un cas à part dans le cinéma français, son humour noir et absurde est plus à rapprocher de l'humour anglais. Grain de sable dans la machine, Dupontel est insolent et fier de l'être! &lt;br /&gt;Il prend plaisir à tirer à boulets rouges sur ce qui est sacré, à oublier la morale et les conventions et à sortir des sentiers battus. &lt;br /&gt;Le film est extrêmement drôle mais il est aussi extrême tout court. Pas de demi mesure avec Dupontel, pas de tabous. Les personnages sont « Affreux, sales et méchants » et si l'on rie c'est avant tout de l'horreur des situations et de  la misère des personnages. &lt;br /&gt;En ce sens, « Le Créateur » ne plaira pas à tout le monde. Mais si vous avez supporté « Bernie », alors foncez!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le Créateur » est une oeuvre noire, sadique et trash mais en même temps absurde, loufoque, intelligente, imaginative, inspirée, originale et surtout lucide...en un mot : géniale. &lt;br /&gt;Féroce et amer, un vrai petit bijou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-7622274806367188437?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/7622274806367188437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=7622274806367188437' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/7622274806367188437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/7622274806367188437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/06/le-createur.html' title='Le Créateur'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-2429333461825402289</id><published>2009-06-21T05:08:00.001-07:00</published><updated>2009-06-21T05:09:59.948-07:00</updated><title type='text'>28 semaines plus tard</title><content type='html'>&lt;a href="http://culture.froggytest.com/modules/xoopsgallery/cache/albums/albup94/28_semaines_plus_tard.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 434px; height: 578px;" src="http://culture.froggytest.com/modules/xoopsgallery/cache/albums/albup94/28_semaines_plus_tard.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a six mois, un terrible virus a décimé l'Angleterre et a transformé presque toute la population en monstres sanguinaires. &lt;br /&gt;Les forces américaines d'occupation ayant déclaré que l'infection a été définitivement vaincue, la reconstruction du pays peut maintenant commencer. &lt;br /&gt;Don a survécu à ces atroces événements, mais il n'a pas réussi à sauver sa femme et la culpabilité le ronge. Lorsqu'il retrouve ses enfants, Andy et Tammy, qu'il n'avait pas revus depuis la catastrophe et qui reviennent à Londres avec la première vague de réfugiés, il leur apprend la mort de leur mère. Partagés entre la joie des retrouvailles et le chagrin, tous trois tentent de se reconstruire et de reprendre une vie normale dans la ville dirigée par l'armée américaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2003, Danny Boyle révolutionnait le film de zombis avec « 28 jours plus tard » en créant une atmosphère aux antipodes des films de Romero, le maître du genre. &lt;br /&gt;Loin des morts vivants endormis, au regard vide et incapables de passer la seconde, et de l'humour noir et grand-gignolesque instauré par les films de Romero, Boyle mettait en scène des champions du 100 mètres assoiffés de sang dans une ambiance de fin du monde, avec rues désertes et véhicules en tout genre entassés à perte de vue. &lt;br /&gt;En revanche, les deux réalisateurs affirmaient leur goût commun pour le pamphlet antimilitarise et la satire sociale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2008, la suite de « 28 jours plus tard », sobrement appellée « 28 semaines plus tard », sort dans les salles alors que personne ne l'attend et la presse spécialisée se met à en chanter les louanges, clamant haut et fort qu'il s'agit certainement du « meilleur film du genre jamais réalisé ». &lt;br /&gt;Rien que ça.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant que suite, le film conserve les caractéristiques de son prédecesseur. &lt;br /&gt;En effet, le réalisateur reprend le système de « la caméra folle » instauré par Danny Boyle dans le premier film : Boyle voulait que lorsque les zombis, ou plutôt « les infectés » comme ils sont appelés, apparaissent à l'écran, la caméra devienne complètement folle comme si elle avait elle même contracté le virus.  &lt;br /&gt;Il en résultait des scènes montées de façon très abrupte et une alternance de plans extrêmement rapides. Le procédé en lui même est d'une efficacité redoutable mais selon le spectateur, il peut s'avérer pour le film un avantage aussi bien qu'un inconvénient : dans la pratique, on ne voit pas grand chose de ce qui se passe à l'écran... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans « 28 jours plus tard » ce n'est pas si dérangeant : Boyle est un as quand il s'agit de filmer! Mais dans « 28 semaines plus tard » c'est souvent pénible car en dépit de ses qualités, le réalisateur espagnol Juan Carlos Fresnadillo est beaucoup moins doué pour créer des images qui marquent alors il joue sur la surenchère. &lt;br /&gt;Le succès de « Cloverfield » et de sa réalisation « film amateur » n'étant pas étrangers, on se trouve face à des scènes cauchemardesques,surtout pour les épileptiques , où l'on passe le plus clair de son temps à deviner ce qui s'y déroule. &lt;br /&gt;Certains apprécieront. D'autres, non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours en comparaison ; avec quelques plans des rues de Londres complètement désertes, Boyle parvenait à créer un climat terriblement angoissant, climat que Fresnadillo peine à retrouver malgré une multitude de vues aériennes. Il faut dire qu'en matière de ville abandonnée « Je suis une légende » est déjà passé par là...&lt;br /&gt;Bref, en dépit d'un budget bien plus important, la réalisation de « 28 semaines plus tard » ne risque pas de faire de l'ombre au film de Boyle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant la mise en scène ne manque pas de panache et réserve de très bons moments. Une fois que la caméra a fini sa crise, on profite de plans souvent superbes, tant au niveau du cadrage que de la photographie. &lt;br /&gt;De plus, plusieurs trouvailles ingénieuses méritent à elles seules le coup d'oeil et font oublier les attaques des infectés (volontairement) filmées par un mixer.&lt;br /&gt;Pour ne citer qu'elles : Londres en flamme, une utilisation originale d'un viseur de sniper et d'un hélicoptère (clin d'oeil à « Braindead »?), la scène dans le brouillard, et l'arrivée en métro commentée qui rappelle l'introduction du célèbre jeu vidéo « Half Life ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste, « 28 semaines plus tard » brasse le chaud et le froid. &lt;br /&gt;Alors que le scénario est travaillé (quels salauds ces militaires!) et souvent imprévisible, les dialogues sont plats et cousus de fil blanc. &lt;br /&gt;De même si l'interprétation de Robert Carlyle (« Full Monty », « Trainspotting ») est absolument éblouissante, le reste du casting demeure insignifiant. &lt;br /&gt;Enfin, l'ambiance sonore est elle aussi plus ou moins réussie selon les cas : en reprenant la musique du premier film, le réalisateur accentue le lien entre les deux volets mais la passer en boucle à chaque événement important, tel le thème principal de « Requiem for a Dream », finit par lasser. &lt;br /&gt;Quant aux scènes « de dialogue explicatif », elles sont tellement molles, comparées au reste du film, qu'il n'est pas rare d'esquisser un baillement..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si « 28 semaines plus tard » est la digne suite du film culte de Danny Boyle, sa réputation est malgré tout surfaite. Le réalisateur n'invente rien (chaque grand moment a été piqué à droite à gauche), pas de grande frayeur à l'horizon (si le film est censé faire peur, c'est raté..) et si vous n'êtes pas amateur de la mode « caméra zig-zag » attendez vous à un beau mal au crâne, surtout sur un grand écran. Malgré plusieurs défauts assez handicapants, il n'en reste pas moins un film hors norme et bien particulier qui mérite l'attention. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il oscille constamment entre ** et *** et il n'est pas rare qu'une scène excellente survienne juste après un passage peu intéressant. &lt;br /&gt;Au final, il est tiré vers le haut par la performance bestiale de Robert Carlyle et par un scénario qui n'hésite pas à aller jusqu'au bout des choses...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-2429333461825402289?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/2429333461825402289/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=2429333461825402289' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/2429333461825402289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/2429333461825402289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/06/28-semaines-plus-tard_21.html' title='28 semaines plus tard'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-4875313573774079365</id><published>2009-06-20T01:27:00.000-07:00</published><updated>2009-06-20T01:41:51.262-07:00</updated><title type='text'>The Rocky Horror Picture Show</title><content type='html'>&lt;a href="http://royalflushmagazine.com/wp-content/uploads/2008/08/rocky-horror.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 358px; height: 340px;" src="http://royalflushmagazine.com/wp-content/uploads/2008/08/rocky-horror.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une nuit d'orage, la voiture de Janet et Brad, un couple coincé qui vient de se fiancer, tombe en panne. Obligés de se réfugier dans un mystérieux château, ils vont faire la rencontre de ses occupants pour le moins bizarres, qui se livrent à de bien étranges expériences...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est ce qu'un film culte? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après les historiens du cinéma, un film culte serait un film qui ne ramasse pas le pactole à sa sortie mais dont le bouche à oreille entraîne un succès innatendu. &lt;br /&gt;Dans ce cas ni « Star Wars » ni la trilogie de Peter Jackson n'en feraient partie? Ah, problème... La définition se contredit. &lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit « The Rocky Horror Picture Show » donne une nouveau sens au statut de film culte : c'est un film où ce qui se passe à l'écran devient moins important que ce qui se déroule dans dans la salle de cinéma où il est projeté! &lt;br /&gt;Définition assez étrange mais qui résume l'essence même de «The Rocky Horror Picture Show ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adapté de la pièce de théâtre à succès de Richard O brien (le majordome Riff Raff dans le film), « The Rocky Horror Picture Show » est un four à sa sortie. &lt;br /&gt;Comprenez que dans les années 70, une comédie rock qui parle ouvertement de la transexualité et des « déviances » sexuelles a peu de chances de conquérir le coeur du public, attaché à des valeurs plus conservatrices. &lt;br /&gt;Choqués, les gens quittent la salle avant la fin. Assassiné par la plupart des critiques, le film est un échec commercial. &lt;br /&gt;Paradoxalement, c'est son échec en salles qui fera son succès! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un an après sa sortie initiale, le film finit par être projeté au cours des fameuses « séances de minuit » et attire peu à peu un public jeune, amateur de sensations fortes. &lt;br /&gt;Chez les spectateurs de cette époque, très respectueuse des valeurs traditionnelles, le film a du toucher une corde sensible car rapidement ils commencent à hurler, à bondir sur leurs sièges et à faire leurs propres commentaires et dialogues. &lt;br /&gt;L'enthousiasme se répand et bientôt les gens viennent grimés comme les personnages du film et reprennent en choeur les paroles des chansons. &lt;br /&gt;Plus fort que la 3D, Richard O Brien et Jim Sharman (le réalisateur) viennent d'inventer, sans le savoir, le premier film intéractif !  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son statut de culte, le film le doit donc à la complicité inattendue du public. &lt;br /&gt;« The Rocky Horror Picture Show » n'est plus un film, c'est un expérience qui rassemble des dizaines de jeunes fous déjantés qui ont transmis leur passion à travers les générations...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, plus de public, plus de salle de cinéma. &lt;br /&gt;On est seul ou quelques uns devant un petit écran et on regarde le film tel qu'il a été conçu à la base. &lt;br /&gt;Cette nouvelle façon de regarder le film lui enlève t-elle ses qualités? Pas sûr...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès que la chanson «Science Fiction Double Feature » commence, on sait qu'on a affaire à un film hors du commun : sans crier gare, des lèvres pulpeuses se matérialisent sur un écran noir avant d'entonner une chanson magnifique, dont les paroles retracent les grands moments du cinéma de SF (« la guerre des mondes », « le jour où la terre s'arrêta ») et du fantastique (« L'homme invisible », « King Kong »). &lt;br /&gt;Le générique à lui seul est un grand moment de cinéma et un véritable hommage au genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par la suite, le film fera intervenir de nombreux morceaux de rock and roll endiablés (dont « Sweet Tranvestite » et «  The Time Warp » restent les titres phares). &lt;br /&gt;Grace à des paroles drôles et originales et des rythmes travaillés, l'ambiance sonore est remarquable (si l'on aime ce genre de musique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais visuellement c'est aussi du tout bon. &lt;br /&gt;Le film se déroule dans un vieux manoir délabré dont la salle d'opération rose bonbon contraste à merveille avec le mobilier poussiéreux des autres pièces. &lt;br /&gt;Que ce soit dans les décors ou les costumes, le souci extrême du détail impressionne constamment. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les costumes extravagants soulignent l'intense personnalité des personnages tout en installant le film dans une mouvance des spectacles de Brodway. &lt;br /&gt;Les maquillages du film, d'évidente inspiration gothique, apportent eux aussi un charme indéniable aux personnages. &lt;br /&gt;Voir Tim Curry en cuir et bas résille fait toujours un effet du tonnerre! &lt;br /&gt;Pour son premier rôle au cinéma, il se donne à fond dans la peau de cet androgyne excentrique. &lt;br /&gt;Si  incarner le personnage en aurait fait palir plus d'un, il laisse son amour prôpre au placard et se lance dans ce qui reste la plus célèbre performance de sa carrière. N'hésitant pas à prendre les postures les plus suggestives, il fait de son espèce de savant fou sexuel une véritable icône du cinéma alternatif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnages secondaires ont chacun leur particularité qui les rend si réussis : le visage un brin démoniaque d'O Brien fait toujours sa petite impression, Meat Loaf fait une apparition aussi courte que remarquée  et le personnage de Patricia Quinn incarne ce  qui se rapproche le plus de la succube : sexy as hell! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le couple de Brad et Janet  ne sont pas en reste non plus. &lt;br /&gt;Susan Sarrandon et Barry Bostwick ont su saisir toute l'ironie des situations. &lt;br /&gt;Que ce soit dans leurs dialogues ou leurs attitudes, ils prennent un plaisir jubilatoire à accumuler les répliques de série B. &lt;br /&gt;Leurs personnages sont le cliché parfait du jeune couple américain de classe moyenne : Monsieur se présente d'une poignée de main vigoureuse, arbore un sourire ultrabright à faire rougir de honte un vendeur de voitures et passe son temps à s'étonner, les mains bien posées sur les hanches. Madame est folle de son mari, prude mais au final pas si ingénue que ça...&lt;br /&gt;Elle, son passe temps favori c'est pousser des cris aigus, s'évanouir et se faire poursuivre en sous-vêtements comme toute héroine de vieux film d'horreur qui se respecte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans oublier ce criminologiste qui intervient de temps en temps pour nous expliquer de quoi il retourne. Si au début il demeure flegmatique, il prend vite part à la folie ambiante qui règne dans le film. A le voir, en costume élégant, danser  sur son bureau, il donne tout de suite au film un air Montypythonnesque bienvenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dialogues idiots sont légions mais dans la bouche des acteurs, ils deviennent instantanément cultes : &lt;br /&gt;-You're wet&lt;br /&gt;-Yes it's raining&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ou encore l'inoubliable &lt;br /&gt;-Brad? &lt;br /&gt;-Janet?&lt;br /&gt;-Docteur Scott?&lt;br /&gt;-Janet?&lt;br /&gt;-Rocky? &lt;br /&gt;(à répéter trois fois)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, les acteurs parviennent à ne pas se laisser emporter dans la farce pure. &lt;br /&gt;Les personnages, loin d'être des enveloppes vides,  possèdent une personnalité parfois étonnament approfondie et malgré les situations absurdes, ce qui se passe à l'écran reste parfaitement crédible. &lt;br /&gt;La mise en scène théâtrale (le film commence par un lever de rideau et de nombreuses  séquences se passent sur une scène) et les effets spéciaux fauchés (les tirs de laser) ne nous empêchent jamais de nous attacher aux personnages. &lt;br /&gt;On est même triste à la fin du sort réservé à certains personnages...ce qui prouve le talent des interprètes et du réalisateur à véhiculer des émotions malgré un scénario grotesque et farfelu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais Obrien et Sharman n'auraient pu prédire que leur film deviendrait un tel phénomène. &lt;br /&gt;Nombreux sont ceux qui se sont essayés à percer les mystères de son succès mais « The Rocky Horror Picture Show » n'est pas un film qui s'analyse, c'est un pur divertissement qui s'apprécie en tant que tel.&lt;br /&gt;Plus de 30 ans après, le film n'a rien perdu de sa superbe. &lt;br /&gt;Kitsh? Assurément! Mais grâce à son ambiance unique et ses costumes intemporels, le film ne subit même pas la marque de son époque. &lt;br /&gt;Le film est pratiquement sans défaut! &lt;br /&gt;Hormis une fin qui traîne en longueur (même un des personnages baille...), il reste un grand spectacle musical, particulièrement élaboré et brillament interprété. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hommage à la fois aux films d'horreur et de science fiction, thriller amusant et insolent, série B assumée, comédie musicale de mauvais goût (lui aussi assumé), film kitsho-érotique à scandale... « The Rocky Horror Picture Show » est un classique du cinéma qui ne ressemble qu'à lui même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'aventure commence par un petit saut à gauche...puis un pas à droite!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-4875313573774079365?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/4875313573774079365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=4875313573774079365' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/4875313573774079365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/4875313573774079365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/06/rocky-horror-picture-show.html' title='The Rocky Horror Picture Show'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-4956748466663704485</id><published>2009-06-20T01:16:00.000-07:00</published><updated>2009-06-20T01:27:08.670-07:00</updated><title type='text'>Les Berkman se séparent</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.images-chapitre.com/ima3/original/777/1110777_1477745.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 280px;" src="http://www.images-chapitre.com/ima3/original/777/1110777_1477745.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a bien longtemps que les romans de Bernard n’ont plus de succès alors que sa femme Joan, qui écrit aussi, est en pleine ascension. Rien ne va plus entre eux. Ils ont décidé de divorcer. C’est une catastrophe pour leurs deux fils de 12 et 16ans&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et allez, encore un film sur le divorce ! Les familles monoparentales ont la côte au cinéma, semblerait-il. Le divorce est une source inépuisable pour les scénaristes en manque d’inspiration. Que nous ont t’ils concocté cette fois ci ? &lt;br /&gt;Une comédie romantique à l’eau de rose ("La rupture") ou un mélodrame un peu trop forcé sur le pathos ("Kramer contre Kramer").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni l’un ni l’autre. Et autant le dire tout de suite, le scénario du film n’effleure pas une seconde celui des précédents. &lt;br /&gt;Le réalisateur Noah Baumbach est un spécialiste des histoires douce- amères qui font autant rires que réfléchir : c’est le scénariste de "La Vie Aquatique" de Wes Anderson…&lt;br /&gt;Et pas étonnant que le film soit si original quand on sait que c’est Wes Anderson lui-même qui a produit le film. &lt;br /&gt;La trame du scénario part vraiment dans des chemins inattendus. Les personnages principaux ne sont pas seulement des adultes mais aussi des enfants. On a donc de nombreux points de vue différents à travers l’histoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici pas de pathos rentre dedans façon « Il ne faut pas divorcer, ça fait du mal aux enfants » ou d’humour noir à la "Guerre des Roses". &lt;br /&gt;Non, les situations comme les comportements sont réalistes. &lt;br /&gt;Non, réaliste n’est pas un mot assez fort… Authentiques ! &lt;br /&gt;C’est ça, bluffant d’authenticité. Tout comme les acteurs !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les quatre acteurs principaux sont d’une justesse incroyable. Ils disparaissent littéralement derrière leurs personnages.&lt;br /&gt;La ravissante Laura Linney ("Love Actually") prouve une fois de plus qu’elle est une actrice extraordinaire et Jeff Daniels ("Dumb et Dumber") est absolument méconnaissable. &lt;br /&gt;Les jeunes Jesse Eisenberg et Owen Kline sont eux aussi remarquables de naturel et l'on ne peut qu’éprouver de la sympathie pour leurs personnages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul le transparent William Baldwin ("Backdraft") fait un peu tâche au milieu du décor mais il n’apparaît pas souvent à l’écran.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A travers leurs relations, chacun va tenter de se redéfinir. &lt;br /&gt;Les parents doivent commencer une nouvelle vie chacun de leurs côté tout en oubliant progressivement ce qu’ils ont vécu ensemble  et les deux garçons se retrouvent face à une véritable crise d’identité. &lt;br /&gt;Le plus jeune découvre sa sexualité et cherche à rester proche de sa mère tandis que le second se voit inconsciemment conditionné par l’attitude du père : il suit ses conseils et reste très attaché à lui, si bien qu’il finit par rejeter sa mère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se définir cela veut aussi dire chercher l’âme sœur. &lt;br /&gt;Si les relations amoureuses des adolescents sont sujets à d’innombrables films plus ou moins navrants vantant une sexualité débridée et des comportements stéréotypés, le film penche plutôt sur l’hyperréalisme de Larry Clark : les situations sont troublantes de crédibilité et les dialogues, étonnamment crus, sont parfois choquants pour qui ne s’y attend pas.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le  budget minuscule n’empêche pas le film d’être réellement abouti sur le plan technique. La photographie faussement ordinaire nous plonge dans un quotidien convaincant et les mouvements de caméra ne perdent pas une miette des dialogues. &lt;br /&gt;Les personnages mis en scène sont intelligents, et cultivés de surcroit, et le réalisateur ne manque jamais une occasion pour placer une référence à un écrivain célèbre ou à des films classiques (notamment ceux de la Nouvelle Vague française).&lt;br /&gt;Mais la référence la plus marquante reste cette chanson des Pink Floyd qui revient comme un leitmotiv, rappelant constamment ces personnages perturbés et isolés que sont devenus les membres de cette famille autrefois si unie.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En associant le réalisme de Larry Clark et la tendresse de Sophia Coppola, Noah Baumbach livre un tableau magnifique d’une famille brisée. Il échappe aux poncifs du genre et ne se veut pas moralisateur pour un sou (pas de Happy End ; on ne peut pas revenir en arrière).&lt;br /&gt;Primé au festival de Sundance (meilleur scénario et meilleur réalisateur), le film est porté aux nues par un quatuor d’acteurs splendides et prometteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cinéma indépendant américain dans ce qui se fait de mieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-4956748466663704485?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/4956748466663704485/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=4956748466663704485' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/4956748466663704485'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/4956748466663704485'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/06/les-berkman-se-separent.html' title='Les Berkman se séparent'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-2076026153354771334</id><published>2009-06-20T01:06:00.000-07:00</published><updated>2009-06-20T01:16:28.196-07:00</updated><title type='text'>Une journée de fous</title><content type='html'>&lt;a href="http://pan0.fotovista.com/dev/0/3/00042730/l_00042730.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 380px; height: 532px;" src="http://pan0.fotovista.com/dev/0/3/00042730/l_00042730.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre pensionnaires d'une clinique psychiatrique de New York sont emmenés en sortie, par leur médecin, pour voir un match de base ball. &lt;br /&gt;Lorsque celui ci disparaît mystérieusement, ils se retrouvent livrés à eux mêmes... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le scénario de départ présageait une farce complètement barrée et loufoque, on se rend vite compte que le film tourne à la gentille comédie qui a du mal à se lâcher. L'intrigue reste donc au final très conventionnelle et manque de vrais retournements de situation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Une journée de fous » joue entièrement sur l'adaptation des personnages principaux dans un milieu hostile. &lt;br /&gt;Lâchés en pleine ville, les quatre dingos ne peuvent compter sur personne pour leur venir en aide, ils vont donc faire preuve de jugeotte et de débrouillardise afin d'échapper à la police qui les recherche, récupérer leur psy et retourner à l'asile pour l'heure de la soupe. &lt;br /&gt;Ce ne serait pas si compliqué si seulement parmi eux le seul témoin des évènements pouvait s'exprimer autrement que par des dialogues télévisés et que le seul capable de raisonner ne soit en réalité un mythomane chevronné... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le scénario manque d'originalité, tout comme la mise en scène (en dépit d'une bande son agréable), ce qui fait malheureusement du tort au film car autrement les dialogues sont souvent bien écrits et les personnages sont particulièrement bien campés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains films doivent leur succès à leur scénario, d'autres à la réalisation, « Une journée de fous » fonctionne avant tout grâce à son excellent casting. &lt;br /&gt;Chacun de ces quatre joyeux huluberlus est en effet interprété par un vétéran de la comédie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michael Keaton, habitués aux rôles de schizophrènes (« Batman », « Mes Doubles, ma femme et moi ») ou de fous furieux excentriques (« Beetlejuice ») demeure égal à lui-même et s'amuse comme un fou (c'est le cas de le dire) à jouer ce romancier, un rien stressé, qui passe son temps à s'inventer un univers parallèle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la peau du maniaque qui se prend pour un psychiatre, on retrouve avec plaisir le brillant Christopher Lloyd (« Retour vers le futur », « Qui  veut la peau de Roger Rabbit? »). &lt;br /&gt;L'acteur prouve une fois l'étendue de son talent car en dépit du perfectionnisme irritant de son personnage, il parvient à le rendre réellement émouvant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stephen Furst, l'une des idoles de « Animal House », ( qui reste pour beaucoup LA comédie américaine culte pour ados) impressionne lui aussi. Bien que son seul moyen de communication passe par la répétition de commentaires sportifs et de répliques publicitaires, il réussit à donner une vraie présence à son personnage grace à ses expressions grotesques.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais parmi les quatre, celui qui tire le plus son épingle du jeu est sans conteste l'immense Peter Boyle (« Frankenstein Junior »). &lt;br /&gt;Il y joue un publicitaire qui se prend pour le Christ avec une délectation évidente. A lui seul, il demeure une inépuisable source de gags. &lt;br /&gt;Il transmet sa bonne humeur au reste du casting et chaque apparition de son  illuminé de  personnage est absolument tordante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mettez ces quatre là dans une pièce fermée et regardez les s'entre-dévorer...&lt;br /&gt;Leurs personnalités antagonistes font qu'ils se haissent et passent leur temps à se mettre des bâtons dans les roues mais lorsqu'ils se retrouvent livrés à eux même, ils n'ont pas le choix que d'unir leurs forces. Sans pour autant oublier leurs petites querelles...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dépit de leur talent, si les acteurs avaient interprété de simples stéréotypes vides et sans charisme, leurs efforts auraient été rapidement réduits à néant. &lt;br /&gt;C'est justement la plus grande qualité du film que de mettre en scène des personnages complexes et plein de défauts, donc humains. &lt;br /&gt;Chacun a sa petite histoire personnelle et le film recèle quelques moments touchants, sans pour autant que le réalisateur fasse couiner les violons pour un oui ou pour un non. &lt;br /&gt;Personne ne fondra en larmes devant ce film mais il faut reconnaître que la mise en scène  fait bien ressentir les  sentiments des personnages, les rendant d'autant plus attachants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Une journée de fous » n'a rien d'un « Vol au dessus d'un nid de coucous » en extérieur.&lt;br /&gt;Même si certains rebondissements ingénieux le rendent attrayant, le scénario fait dans  la facilité et n'échappe pas aux incohérences. &lt;br /&gt;En revanche, le film bénéficie d'un sacré quatuor d'acteurs, tous contents d'être là.&lt;br /&gt;Ils débordent d'énergie et d'enthousiasme et on prend  un réel plaisir à suivre les pérégrinations rocambolesques de ces individus hors de leur bocal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Une journée de fous » est une petite comédie sympathique trop méconnue qui mérite qu'on lui laisse sa chance. &lt;br /&gt;Le film ne vaut que pour son casting, mais quel casting! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : **&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-2076026153354771334?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/2076026153354771334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=2076026153354771334' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/2076026153354771334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/2076026153354771334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/06/une-journee-de-fous.html' title='Une journée de fous'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-2981118456899710893</id><published>2009-06-15T06:10:00.000-07:00</published><updated>2009-06-15T06:19:00.426-07:00</updated><title type='text'>Smart People</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.iwatchstuff.com/2008/03/06/smart-people-poster-quaid.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 450px; height: 665px;" src="http://www.iwatchstuff.com/2008/03/06/smart-people-poster-quaid.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le professeur Lawrence Wetherhold a beau être extraordinairement intelligent, parfaitement maître de lui et intellectuellement brillant, il est résolument incompétent en matière sentimentale et relationnelle.&lt;br /&gt;Depuis qu'il est veuf, Lawrence n'a plus de goût pour rien, y compris pour la littérature victorienne dont il est spécialiste. Quand son frère débarque à l'improviste pour s'incruster chez lui et qu'au même moment il rencontre par hasard Janet, une de ses anciennes étudiantes, il sort soudain de sa torpeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un titre pareil  (les intellos) ça sentait la satire à plein nez. Qui ne s'est jamais retrouvé face à un type exécrable et suffisant dont l'activité favorite était de s'écouter parler? &lt;br /&gt;Lawrence fait partie de cette catégorie de gens. Il n'aime personne et personne ne l'aime, il a des problèmes avec sa famille et rame pour trouver une relation stable. Le pauvre. Et en plus de ça il est prof et il est aussi passionnant qu'un reportage sur la fabrication des pieds de table. Y en a qui ont vraiment pas de chance. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très vite on se rend compte que le film n'est pas aussi drôle qu'il le laissait penser et la satire attendue fait place à la comédie romantique américaine typique : mou du genou et bas de plafond. Le scénario tire sur les grosses ficelles, le méchant monsieur devient plus gentil qu'au début du film, il trouve la femme de ses rêves et tout le monde l'adore. Fin &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, désolé du spoiler... En même temps je viens de vous éviter une heure et demi d'insoutenables souffrances. Tant du point de vue visuel que sonore. &lt;br /&gt;La mise en scène étant plate au possible (dialogues uniquement en champ/contre-champ, aucune efficacité dans les ellipses...), le réalisateur a la bonne idée de souligner les sentiments des personnages par la musique. L'idée n'est bien sûr pas nouvelle mais quand elle est utilisée sans talent, ça peut faire peur... &lt;br /&gt;Dans les faits, il ne se passe pas 5 minutes sans qu'un morceau de rock molasson fasse interruption pour tenter de relever le niveau déjà pathétique de la mise en scène. &lt;br /&gt;Quand la musique est bonne (comme dirait l'autre...), on peut passer l'éponge mais quand celle ci regroupe les morceaux les plus exaspérants du moment, ça devient un véritable supplice. &lt;br /&gt;Vu que ces chansons racontent toujours la même chose, imaginez le nombre de voix mielleuses bafouillant des flots de paroles insipides que l'on doit supporter avant le messianique générique final...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film bénéficiait pourtant d'un casting capable du meilleur, malheureusement les acteurs sont réduits à leur plus simple expression. &lt;br /&gt;Dennis Quaid (« Le jour d'après »),censé jouer le prof ronchon et misanthrope, écope pour la peine d'une barbe hirsute et d'un bide d'amateur de houblon mais demeure éternellement monolithique. Quant à Sarah Jessica Parker (« Sex and the City »), l'infirmiè(v)re qui tombe amoureuse de son patient-oh comme c'est original, elle se contente de jouer les potiches blondes sans aucune subtilité. &lt;br /&gt;L'alchimie entre eux est aussi plausible que le script du film et leur manque flagrant de complicité compte beaucoup dans la déception du spectateur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on devait sauver quelque chose se serait du côté des seconds rôles avec Thomas Haden Church (« Sideways) et la charmante Ellen Page (la révélation de « Juno » et « Hard Candy ») qui parviennent à insuffler un minimum de vie à leur personnage. &lt;br /&gt;Mais ce n'est pas suffisant pour sauver ce navet des profondeurs abyssales dans lesquelles il sombre du début à la fin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne vous fiez pas à son titre lorgnant sur la satire sociale : « Smart People » pourrait être renommé « La comédie romantique pour les nuls ». &lt;br /&gt;Tout les gros clichés du genre y sont. La réalisation oscille entre le navrant et le désespérant, les acteurs principaux parlent dans le vide et même la musique est crispante... Les amateurs de films à l'eau de rose qui nous prennent pour des nouilles apprécieront peut-être, mais je les plains.&lt;br /&gt;Wanna be smart, watch something else!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : 0&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-2981118456899710893?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/2981118456899710893/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=2981118456899710893' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/2981118456899710893'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/2981118456899710893'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/06/smart-people.html' title='Smart People'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-5959486738156768046</id><published>2009-06-15T06:03:00.000-07:00</published><updated>2009-06-15T06:10:05.461-07:00</updated><title type='text'>Mystery Men</title><content type='html'>&lt;a href="http://movies.popcrunch.com/wp-content/uploads/2008/03/mystery_men_poster.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 334px; height: 475px;" src="http://movies.popcrunch.com/wp-content/uploads/2008/03/mystery_men_poster.gif" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois modestes apprentis héros arpentent les rues de Champion City dans l'espoir d'exercer leurs dons contre quelque méchant et ainsi attirer l'attention des médias.&lt;br /&gt;Seulement Champion City a déjà son héros, capitaine Admirable, bien sous tout rapport et vaniteux comme un paon. La chance se présente aux trois lascars quand ce dernier se fait séquestrer par le terrible Casanova Frankenstein. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec tous ces films de super-héros sortis ces dernières années, il était inévitable que le genre tombe sous le joug de la parodie. Mais alors que la plupart des pastiches se contentent plus ou moins de reprendre des séquences célèbres de films qui ne le sont pas moins, « Mystery Men » sort du lot en proposant une histoire originale et intelligente à la fois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin des grandes figures qui ont fait les beaux jours de Marvel et DC Comics, les personnages de « Mystery Men » ne sont en réalité que de pauvres âmes en quête de reconnaissance qui se sont découvert un talent caché, plus ou moins utile et efficace, et qui s'en servent pour combattre le crime. Malheureusement pour eux, le Capitaine Admirable, un Superman sponsorisé, passe son temps à leur voler la vedette et au vu des raclées mémorables qu'ils se prennent à chaque affrontement, ce n'est pas demain que les choses vont changer... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'intérêt du film est double. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant tout, il propose, comme dit précedemment, un scénario inhabituel à la fois travaillé et rendant hommage au genre qu'il parodie. Non seulement il met en scène des personnages attachants mais il ose reprendre les clichés du genre pour les réutiliser à sa sauce. &lt;br /&gt;Les héros du film doivent évidemment sauver le monde d'un savant fou qui a mis un plan diabolique pour gouverner le monde mais les personnages sont bien loin des puissants justiciers de « La Ligue des Gentlemen Extraordinaires » : parmi eux, on trouve un lanceur de fourchettes, un type qui ne se bat qu'avec une pelle, un autre qui devient invisible quand personne ne le regarde(!) ou encore un Hulk en puissance qui...ne se transforme jamais. &lt;br /&gt;De même, le méchant de service vit, comme tout bon méchant qui se respecte, dans un manoir isolé mais ses sbires, eux, sont de redoutables...danseurs de disco. &lt;br /&gt;Le film brille donc par un grand n'importe quoi assumé et fourmille de bonnes idées.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second intérêt c'est son casting. &lt;br /&gt;Parmi les héros de tête on apprécie le talent de William H Macy (« Fargo », « Jurassic Park 3 », « Boogie Nights ») qui parvient à rendre « La Pelle » émouvant et crédible, ce qui n'était pas chose facile vu son accoutrement.&lt;br /&gt;De même, Ben Stiller est plutôt convaincant dans la peau de Mr Furious, un type controlé par une rage destructrice qui ne veut jamais sortir. Si la présence du comique au générique peut faire hérisser le poil de certains, force est d'avouer qu'il sait créer une certaine personnalité à ce looser pathétique trop sur de lui. &lt;br /&gt;Parmi les rôles secondaires, Greg Kinnear joue les Superman d'opérette avec grandiloquence et Claire Forlani  (« Rock », « Antitrust », « Rencontre avec Joe Black ») prête son charme à la serveuse dont Furious tombe amoureux et qui sert pour lui de connection entre son monde et la réalité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais que serait un film de super héros sans vilain digne de ce nom? Et ce nom c'est Frankenstein (allons-y  gaiment dans la caricature), un savant fou excentrique qui veut mettre le monde à sa botte et c'est le formidable Geoffrey Rush qui l'interprète. Tout comme dans la peau du terrible Barbossa (« Pirates des Caraïbes »), Rush livre une prestation savoureuse privilégiant une voix suave et un ton narquois à des vociférations inutiles, inhérentes à ce genre de personnage. Pour l'occasion, il s'approprie même un accent allemand, à couper au couteau. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bon casting, un scénario intéressant mais une réalisation qui manque parfois de punch. Visiblement doté d'un petit budget, le réalisateur réussit, surtout grace à une bande son rythmée et à un montage efficace, à donner envie de suivre les personnages dans leurs péripéties loufoques. Les scènes d'action ne sont pas désagréables sans pour autant sortir du lot mais les différentes explosions n'ont pas vraiment l'ampleur visuelle recherchée et les (rares) images de synthèse, bien qu'employées à bon escient, souffrent d'un manque de finition. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Mystery Men » est une sympathique comédie qui se distingue par un casting de qualité et une histoire inhabituelle. Reprenant les poncifs du film de super héros, il les mélange à un humour à la fois potache et absurde et donne une profondeur peu commune à ses personnages. Seul bémol, une mise en scène quelque peu poussive et des effets spéciaux pas toujours réussis. &lt;br /&gt;Mais rien de bien méchant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : **&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-5959486738156768046?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/5959486738156768046/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=5959486738156768046' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/5959486738156768046'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/5959486738156768046'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/06/mystery-men.html' title='Mystery Men'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-5294966322274849334</id><published>2009-06-15T05:49:00.000-07:00</published><updated>2009-06-15T06:03:01.269-07:00</updated><title type='text'>Coraline</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.streamingoo.com/images/coraline-affiche.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 430px; height: 573px;" src="http://www.streamingoo.com/images/coraline-affiche.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Coraline Jones est une fillette intrépide et douée d'une curiosité sans limites. Ses parents, qui ont tout juste emménagé avec elle dans une étrange maison, n'ont guère de temps à lui consacrer. Pour tromper son ennui, Coraline décide donc de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement apparemment identique au sien... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On l'oublie souvent mais ce n'est pas Tim burton qui a réalisé « L'Etrange Noël de Monsieur Jack » mais Henry Selick, également auteur du méconnu « James et la Pêche Géante ». Après de longues années passées dans l'ombre de son confrère (il faut dire ce qui est...), ce prodige de l'animation image par image revient enfin sur le devant de la scène avec un nouveau long métrage qui va marquer les esprits : « Coraline .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après « Les Noces Funèbres », de Tim Burton justement, « Coraline » nous montre à son tour qu'à l'heure du tout numérique, l'animation traditionnelle a encore de beaux jours devant elle. Tout comme les images de synthèse, la technique de l'image par image a progressé de façon sidérante et on reste abasourdi face aux améliorations dont bénéficie « Coraline ». &lt;br /&gt;Il est loin le temps du Jack filiforme qui ne pouvait prendre qu'une « petite centaine » d'expressions différentes : ici non seulement les personnages sont incroyablement réalistes mais leur nombre d'expressions faciales semble purement infini. A ma connaissance aucun long métrage animé de cette manière n'a déjà mis en scène des personnages si humains...même si on n'échappe pas à la caricature (volontaire) de certains protagonistes.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant, Selick et son équipe n'ont pas cherché à reproduire basiquement des êtres humains dont seule la perfection plastique susciterait l'enthousiasme. &lt;br /&gt;Au contraire loin de représenter chaque muscle et chaque plissement de peau, les créateurs du film se sont essentiellement concentrés sur les traits spécifiques de chaque personnage de manière à ce que leur personnalité transparaisse à travers leurs différentes attitudes. J'enfonce peut être une porte ouverte mais c'est tellement frustrant dans l'animation quand des  personnages (en images de synthèse le plus souvent) incroyablement réalistes demeurent froids comme la glace...  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici rien à craindre. Les personnages sont tellement convaincants que l'on oublie très rapidement qu'il s'agit de simples marionnettes. &lt;br /&gt;Le meilleur exemple est certainement le personnage principal, Coraline, qui semble plus vraie que nature. Cette petite fille espiègle en qûete de liberté et de nouveauté que ne peuvent pas lui offrir ses parents, éternellement absorbés par leur travail, possède des mimiques absolument irrésistibles !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais « Coraline » ce n'est pas juste les personnages ce sont aussi les décors. &lt;br /&gt;Tout comme dans les « Noces Funèbres », la vie réelle est désespéremment morne et terne (il pleut sans arrêt et un épais brouillard vient masquer l'horizon, ne laissant plus entrevoir que le vieux manoir délabré où vient d'emmenager Coraline) tandis que le nouveau monde qui s'offre à elle est un enchantement de tous les instants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que Coraline découvre ce monde parallèle, difficile de s'empêcher de comparer le film de Selick avec celui de Burton. Chez Burton le monde des morts se veut peinturluré de couleurs vives, que les rues illuminées rendent chatoyantes. Dans « Coraline » les décors ne sont pas bariolés ils sont resplendissants, les couleurs ne sont pas chatoyantes, elles sont éclatantes et l'autre demeure de Coraline n'est pas illuminée mais brûle de mille feux à la clarté de la lune! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La caméra de Selick ne perd d'ailleurs aucune miette de ces visions à l'éffarante beauté et ne semble connaître aucune limite pour évoluer dans les décors. Pour ce genre de film, la fluidité des mouvements est exemplaire &lt;br /&gt;A elle seule la scène du jardin suffit pour nous prouver l'importance des moyens mis en oeuvre pour créer ces extérieurs à la fois gigantesques et majestueux : la caméra se pose sur chaque végétal, qui s'éveille alors au passage de Coraline, puis virevolte avant de s'envoler dans les airs pour un travelling arrière grandiose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout n'est pas rose au pays de Coraline et une fois que le ton de l'histoire s'assombrit, le film fait de même. Nos certitudes s'effondrent alors comme un vulgaire château de cartes et les couleurs scintillantes font place à une esthétique macabre plus Burtonnienne (on pense notamment à « Beetlejuice » et  à « Edward aux mains d'argent ») tandis que les personnages se métamorphosent en créatures difformes et les meubles en insectes géants... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à ce moment que le film commence à poser certaines questions en filigrane comme : Jusqu'où est-on prêt à aller pour une vie meilleure? Et surtout qu'est-on prêt à perdre pour l'obtenir?&lt;br /&gt;En tant que conte moral pour enfants, le film nous montre que l'herbe n'est pas forcément plus verte dans le pré d'à côté et qu'il faut savoir accepter ce que l'on a déjà.&lt;br /&gt;Evidemment le thème de l'oeil, du masque et du miroir sont très présents tout au long du film et les apparences sont, une fois encore, bien trompeuses... &lt;br /&gt;Sans oublier que le thème du double, voire du doppleganger-du quoi?-n'est pas étranger non plus ; rien que le nom de l'héroine rappelle le sujet(Coraline/Caroline).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La qualité artistique du film est également due à son ambiance sonore. &lt;br /&gt;Les doublages des différents personnages sont remarquables, surtout Teri Hatcher (« Desperate Housevives) qui doit jouer sur plusieurs registres. Mais la palme revient naturellement à la jeune Dakota Fanning (« Man on Fire», « La Guerre des Mondes ») qui se glisse avec talent dans la peau de la malicieuse Coraline, en lui prêtant sa voix. &lt;br /&gt;Et autant que les voix, c'est bien la musique qui crée le charme angoissant du film. Suscitant parfois l'appréhension, parfois le sentiment, parfois la fascination, Bruno Coulais ("Microcosmos ", "Les Choristes") réussit une BO magnifique, employant intelligemment des choeurs d'enfants et des chansons plus traditionnelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si visuellement « Coraline » est unique en son genre, il n'est certainement pas vierge de toute référence. Au contraire, il mélange habilement les clins d'oeil aux contes à la littérature et au cinéma.&lt;br /&gt;En premier lieu on reconnaît évidemment « Alice au Pays des Merveilles » : le tunnel qui mène à un monde surréaliste et psychédélique mais aussi le chat parlant qui sert de guide à Coraline et le thème du miroir que l'on peut, ou non, traverser (« Through the looking glass »). &lt;br /&gt;Sans oublier que les personnes que l'on croit folles dans le monde réel (le russe excentrique, les voisines légèrement séniles) et que l'on redoute ( le père de Coraline sursaute quand des sans abris se mettent à faire leur numéro) ne deviennent qu'une formalité dans l'autre monde : comme le lièvre et le chapelier dans le livre de Lewis Caroll, tout le monde est fou là bas. &lt;br /&gt;On pourra aussi reconnaître « Le bossu de notre Dame » ou encore « La Belle et la Bete » d'après l'idylle qui se forme entre Coraline et Padbol, qui se tient souvent bizarrement et qui agit de même. &lt;br /&gt;La séquence où les voisines se griment en sirène au théâtre peut également être un clin d'oeil au « Aventures du Baron de Munchausen ».&lt;br /&gt;Le splendide jardin,  immense et luxuriant, semble sortir tout droit du « Magicien d'Oz » de Fleming, quant au néant, qui efface toute trace de vie, n'est-il pas réminescent de « L'Histoire sans Fin »? &lt;br /&gt;Toutes ces références sont probablement fortuites mais elles accentuent&lt;br /&gt;indéniablement l'harmonie visuelle du film. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A une époque où l'animation ne semble plus jurer que par les images de synthèse, « Coraline » apparaît comme une véritable bouffée d'air frais. &lt;br /&gt;A la fois beau, drôle et effrayant, il met en scène une jeune héroine adorable et crédible et bénéficie d'une direction artistique hors du commun. &lt;br /&gt;Un joli conte-pour enfants comme pour adultes-réalisé avec des doigts de fée. &lt;br /&gt;Un vrai coup de coeur!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ****&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-5294966322274849334?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/5294966322274849334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=5294966322274849334' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/5294966322274849334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/5294966322274849334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/06/coraline.html' title='Coraline'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-5145370133693822524</id><published>2009-06-15T05:38:00.000-07:00</published><updated>2009-06-15T05:49:31.182-07:00</updated><title type='text'>Le bazaar de l'épouvante</title><content type='html'>&lt;a href="http://accel6.mettre-put-idata.over-blog.com/254x335/2/23/81/13/IMAGES-03/00793040-photo-affiche-le-bazaar-de-l-epouvante.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 253px; height: 335px;" src="http://accel6.mettre-put-idata.over-blog.com/254x335/2/23/81/13/IMAGES-03/00793040-photo-affiche-le-bazaar-de-l-epouvante.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est dans la petite ville de Castle Rock que vient s'installer Leland Gaunt, un brocanteur qui propose, pour un prix dérisoire, les objets dont chacun rêve depuis longtemps. Le succès est immédiat mais ces achats réveillent des haines enfouies. &lt;br /&gt;La situation s'envenime rapidement, jusqu'à l'irréparable. &lt;br /&gt;Qui est Leland Gaunt? Serait-ce le Diable en personne?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le bazaar de l'épouvante » (à ne pas confondre avec « La petite boutique des horreurs »...) est l'une des nombreuses adaptations des romans de Stephen King pour le grand écran. Comme la plupart de ses oeuvres, le film traite de ses sujets de prédilection : la religion (« La ligne verte », « The Mist ») et le matérialisme (« Christine », « Maximum Overdrive »...). &lt;br /&gt;Le rapport à la religion est évident mais ici ce n'est pas tant les objets qui sont possédés que leurs possesseurs respectifs qui sont obligés de commettre des actes horribles afin de les acquérir. &lt;br /&gt;En d'autres termes : ils doivent vendre leur âme au diable...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour citer un film connu : « Le coup le plus rusé que le diable ait jamais réussi, ça a été de faire croire à tout le monde qu'il n'existait pas... ». Mais il existe. Il vit à Castle Rock, s'appelle Leland Gaunt et il a les traits de Max Von Sydow. &lt;br /&gt;Pour autant, il n'est pas comme on se l'imagine. &lt;br /&gt;Pas de cornes, ni de sabots apparents. C'est un homme, la cinquantaine, fier et clinquant dans sa redingonte. &lt;br /&gt;Et alors qu'on pourrait penser que l'acteur en fait des tonnes pour tenter d'incarner le mal absolu (cf Al Pacino dans « L'avocat du Diable »), rien ne laisse transparaître sa véritable identité. &lt;br /&gt;Allure sophistiquée, bonnes manières, sourire mielleux et d'une bienveillance désarmante, le Mal sait se faire discret. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son but : mettre  la ville à feu et à sang. Normal. Mais pas question de salir ses petites mimines quand on peut laisser les autres faire le sale travail. &lt;br /&gt;En incitant les habitants de Castle Rock à jouer une « petite farce » à leurs voisins, il crée aussitôt une sacrée zizanie, semant la violence et la mort sur son passage. &lt;br /&gt;C'est alors que, confortablement installé dans son fauteuil Louis XVI, on le surprend à savourer chaque victoire, les yeux illuminés de noirceur (et un oxymore, un!), les dents retroussées en un sourire angoissant... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'une des plus grandes qualités du film c'est assurément son casting. &lt;br /&gt;Max Von Sydow n'est certes pas inconnu des amateurs de fantastique puisqu'il il interprétait l'exorciste dans le film du même nom. Il est une fois de plus remarquable, apportant une vraie présence à son personnage, tout comme le formidable Ed Harris (« Abbys », « Rock »), en flic désabusé et taciturne. &lt;br /&gt;Parmi les rôles secondaires, on appréciera, entre autres, les prestations de Bonnie Bedelia (« Piège de Cristal »), Amanda Plummer ("Pulp Fiction") et de J T Walsh ("Breakdown"), chacun sachant mettre en avant le côté noir de son personnage et jouer la folie avec conviction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si généralement les adaptations de Stephen King au cinéma se concentrent surtout sur les effets visuels, « Le bazaar de l'épouvante » échappe à la règle et met en scène à la fois des personnages crédibles et une histoire solide. &lt;br /&gt;Chaque personnage est unique et tout le monde a ses petits comptes à régler. Les dialogues, pour la plupart tragi-comiques, sont particulièrement soignés et empreints d'un humour noir bienvenu, notamment grace à toutes les allusions et les sous-entendus sur la personnalité de Gaunt...       &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant, la réalisation elle même n'est pas en reste. &lt;br /&gt;Non seulement, l'atmosphère lugubre du film est élégamment retranscrise par une photographie asez poisseuse, accentuée par la pluie et un froid déprimant,  mais le film bénéficie d'une ambiance sonore qui met en valeur les scènes les plus importantes. Aux grandioses partitions de Patrick Doyle, d'un lyrisme mystérieux, s'ajoutent un « Ave Maria » de toute beauté, qui souligne paradoxalement un affrontement sanglant entre deux femmes, et quelques tubes de country qui mettent l'accent sur le côté paumé de la petite ville.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même quand il s'agit de filmer l'action pure, le réalisateur connait les ficelles et ne lésine pas sur les combats à mains nues, à l'arme blanche ou à la pétoire pure et simple. Quant à l'explosion finale, un grand classique dans ce genre de film, elle s'avère absolument stupéfiante, magnifiée par des ralentis et des cadrages de haute volée.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour reprendre une réplique du film : « Après tout on a eu quelques beaux meurtres, quelques très belles explosions. Entre nous, il n'y a pas de quoi pavoiser, en effet. ». &lt;br /&gt;Autrement dit, le film ne restera pas dans les annales. Pourtant on ne peut nier son efficacité. « Le bazaar de l'épouvante » n'est certainement pas la meilleure adaptation de Stephen King mais reste un film fantastique très appréciable, porté par des acteurs de renom et mis en scène avec talent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une petite anecdote pour finir, le film est distribué par Castle Rock Entertainment et se déroule justement à Castle Rock. On peut donc voir le phare du logo de la société plusiseurs fois au cours du film. Voilà ça ne sert à rien mais c'est sympa de le savoir...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-5145370133693822524?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/5145370133693822524/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=5145370133693822524' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/5145370133693822524'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/5145370133693822524'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/06/le-bazaar-de-lepouvante.html' title='Le bazaar de l&apos;épouvante'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-2611394310236386089</id><published>2009-06-05T23:43:00.000-07:00</published><updated>2009-06-05T23:53:33.175-07:00</updated><title type='text'>Les Glandeurs</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.mallratsdvd.com/images/spl_boxart.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 391px; height: 492px;" src="http://www.mallratsdvd.com/images/spl_boxart.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque Brodie se fait larguer par sa copine, il se réfugie au centre commercial en compagnie de son amie T.S. dont la copine vient de le plaquer aussi. &lt;br /&gt;Pour reconquérir le coeur de leur ex, ils décident de faire appel à des délinquants confirmés, Jay et Silent Bob, dont les exploits donnent une nouvelle dimension à l'expression « désordre public ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette gentille comédie pour ados mérite bien plus que l'accueil exécrable qu'elle a reçu au box office et les critiques, loin d'être élogieuses, qu'elle a écopé. &lt;br /&gt;Et pour cause, « Les Glandeurs » est le second film de Kevin Smith, le réalisateur culte du non moins culte « Clerks ». &lt;br /&gt;Avec un budget dérisoire mais de bonnes idées à la pelle, Smith y faisait preuve d'une maîtrise affinée des dialogues truculents et d'un sens aigu de la mise en scène, ce qui fait que « Clerks » continue souvent d'être cité parmi les plus grands chefs d'oeuvre du film indépendant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si « Les Glandeurs »  reprend les recettes qui ont fait le succès du premier, le film est d'un tout autre acabit.&lt;br /&gt;Second film oblige, Kevin Smith voit plus grand et la petite supérette d'origine où « Clerks » se déroulait devient un centre commercial immense, lieu de pérégrinations (voire de pélerinage) des deux personnages principaux. &lt;br /&gt;Et en bons « héros de Kevin Smith », ces deux personnages ne s'intéressent qu'à deux choses : les filles et la culture geek. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Culture geek qui se définit dans le film par tout ce qui se rapporte aux comics, au cinéma et aux jeux vidéo. Pas étonnant donc de retrouver de multiples références à « Star Wars », « Batman » et aux BD de super héros Marvel. D'ailleurs, le film bénéficie d'un magnifique générique en bande  déssinée, comme entrée en matière on a rarement fait mieux...&lt;br /&gt;Encore plus fort : les  fans seront ravis d'apprendre que le légendaire Stan Lee lui même y fait une apparition aussi remarquée que savoureuse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si « Les Glandeurs »  et « Clerks » évoluent dans le même univers, ce film n'est pas une suite de « Clerks ». Les personnages principaux ne sont plus les modestes « employés modèles » mais simplement deux ados, incorrigibles bons à rien, comme on en voit tous les jours. &lt;br /&gt;Quant à l'histoire, elle est aussi simpliste que le décor dans lequel elle se déroule : deux types déambulent dans un grand magasin. Voilà, c'est tout.&lt;br /&gt;Du moins en apparence parce qu'avec Kevin Smith ce sont moins les situations qui comptent que la manière dont elle se déroulent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce centre commercial donc devient alors un véritable microcosme où l'on rencontre tout un tas de gens plus ou moins amicaux et plus ou moins...dérangés. &lt;br /&gt;Car si le collectionneur de BD, le gaffeur transi d'amour, l'exhibitionniste et le modèle de prêt à porter qui aime bien « prendre les filles dans un endroit inconfortable » passent pour des gens à peu près normaux, difficile de dire de même du célèbre duo de Jay et son ami muet Silent Bob (joué par Kevin Smith, lui même). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux personnages extravagants, une relation bizarre. En dire plus relève de la gageure car comment parvenir à définir ce couple, aussi saugrenu  que grotesque, de Laurel et Hardy shootés et heavy  métalleux dans l'âme?&lt;br /&gt;Ces deux personnages sont pourtant les chouchous du public et la marque de fabrique de Kevin Smith puisque on les retrouve dans chacun de ses films. Ces deux là passent leur temps à essayer de se sortir de situations inexplicables et à aligner les gaffes avec une plaisir délectable et communicatif.&lt;br /&gt;Bien que leur rôle soit souvent secondaire, le duo s'accapare le film dès leur arrivée à l'écran, tant et si bien qu'on attend leur prochain « mauvais coup » avec plus d'entrain que les rebondissements de l'intrigue principale. Sans pour autant que l'intrigue ne soit bâclée, loin de là.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré la multitude de personnages secondaires qui interviennent au cours du film, chacun possède une personnalité propre, travaillée et originale. &lt;br /&gt;De plus, chacun est parfaitement interprété par des acteurs souvent méconnus mais talentueux. &lt;br /&gt;Le duo Jason Mewes et Kevin Smith mis à part, on se souviendra surtout de la performance enjouée de Jason Lee qui interprête le geek de base en évitant la caricature pure et simple et de Michael Rooker, hallucinante montagne de nerfs constamment sur le point d'exploser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les films de Kevin Smith se reconnaissent surtout par leurs dialogues à la fois décalés et perspicaces. Si techniquement dans « Les Glandeurs »  il ne se passe presque rien, c'est l'occasion pour le spectateur d'assister à de véritables dissertations philosophiques sur le sens de la vie et de la BD en général. &lt;br /&gt;Ca paraît idiot aux premiers abords, mais c'est come chez Van Damme : sous le ridicule se cache toujours un fond de vérité...&lt;br /&gt;Pour peu qu'on fasse un tant soit peu partie de cette culture geek, on s'accroche rapidement aux personnages et si l'on rigole souvent, on gardera surtout en mémoire les scènes cultes de la « paume puante » et de la voyante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, là où le bas blesse c'est au niveau de la mise en scène.&lt;br /&gt;Kevin Smith c'est un peu le Francis Veber américain : pour filmer les dialogues, il n'y a pas mieux mais quand il s'agit des scènes d'action, il se fait un peu poussif...&lt;br /&gt;Mais il faut garder en tête que ce n'est que son second film et son premier film « de studio ». Il fera bien mieux par la suite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elevé aux comédies de John Hugues et John Landis, Kevin Smith réalise ce qu'il  appelle un « Porky's intelligent », où la vulgarité des dialogues n'éclipse pas la pertinence de la réflexion. Des répliques inspirées, des personnages attachants et une histoire originale ; « Les Glandeurs »  est une sacrée bonne farce, bien plus travaillée qu'elle n'y paraît. &lt;br /&gt;Massacré par la critique, le film possède désormais son lot d'afficionados à travers le monde et ne fait aucunement défaut à la filmographie de Kevin Smith. &lt;br /&gt;Un film de geek, fait par des geeks pour des geeks. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : **&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-2611394310236386089?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/2611394310236386089/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=2611394310236386089' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/2611394310236386089'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/2611394310236386089'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/06/les-glandeurs.html' title='Les Glandeurs'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-6726381656646512232</id><published>2009-06-05T23:32:00.000-07:00</published><updated>2009-06-05T23:43:25.459-07:00</updated><title type='text'>In and Out</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.boxofficequebec.com/full/p9694.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://www.boxofficequebec.com/full/p9694.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Howard Brackett enseigne la littérature et la poésie anglaises au lycée de Greenleaf, une paisible bourgarde de l'Indiana où il a passé son enfance. Célibataire desinvolte, il est fiancé depuis trois ans à la timide Emily Montgomery, qui attend avec impatience leur mariage, comme sa mère. C'est alors qu'un de ces anciens élèves, devenu comédien, recoit un Oscar à Hollywood. Filmé par la télévision, il rend un hommage public à son ancien professeur et inspirateur, Howard Brackett...en disant qu'il est gay.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frank Oz est l'un des marionnetistes les plus célèbres du cinéma : « La petite boutique des Horreurs » c'est lui, « Labyrinthe » c'est lui et sans lui Yoda n'aurait jamais vu le jour...&lt;br /&gt;Mais Frank Oz c'est aussi un grand réalisateur de comédies virulentes et satiriques. &lt;br /&gt;Moins trash que « Joyeuses Funérailles », « In and Out » est une sacrée bonne surprise. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oz aime les personnages atypiques et les secrets de famille perturbants . &lt;br /&gt;Dans « Joyeuses Funérailles », on apprend que le défunt était homo. Cette fois c'est au tour d'un professeur de poésie anglaise, sur le point de se marier, de faire les frais de sa « mauvaise réputation ». &lt;br /&gt;Pour lui, tout bascule du jour au lendemain à partir du moment où toute la ville le croit gay : la presse ne le lâche plus d'une semelle, sa famille prend ses distances, ses élèves se méfient de son comportement et un mystérieux journaliste entre dans sa vie... Mais est-il vraiment gay?   Il n'en est plus sûr lui même...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est vrai qu'il roule à bicyclette, que ses manières sont plutôt efféminées et que sa virilité laisse à désirer. Le personnage est magistralement campé par le génial Kevin Kline. Kline maîtrise à merveille les subtilités de son rôle et évite la caricature trop facile : on est loin de la « Cage aux Folles ». Sa performance lui vaudra même une nomination aux Golden Globes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste du casting est vraiment excellent. &lt;br /&gt;Entre les crises de nerf de Joan Cusack (nominée aux oscars comme meilleur second rôle) et la belle gueule de Matt Dillon, au rôle bien moins stéréotypé que ce que l'on attend, on prend un vrai plaisir à admirer le jeu des acteurs. &lt;br /&gt;Sans oublier Tom Selleck, méconnaissable (!) sans la moustache king size de Magnum...&lt;br /&gt;On apprécie aussi les apparitions de Glenn Close et Whoopi Goldberg qui se prêtent au jeu en jouant leur propre rôle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frank Oz jubile à démolir tout le monde : du monde du showbizness, en passant par le mariage et la religion (la scène de la  confession), des tops models jusqu'à se moquer ouvertement de la cérémonie des oscars...pour le réalisateur rien n'est sacré. &lt;br /&gt;Avec lui, tout le monde se retrouve à cacher son petit secret. &lt;br /&gt;Personne n'est ce qu'il semble être ; façades et masques tombent les uns après les autres pour la plus grande susprise de tous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que classique, la mise en scène ne laisse échapper aucun détail croustillant. &lt;br /&gt;Pourtant ce sont bien les dialogues qui donnent au film tout son sel. Même si parfois le trop plein de mélo se fait sentir, l'ambiance est au règlement de comptes. &lt;br /&gt;Les répliques mémorables volent dans tous les sens et c'est souvent méchant. Mais jamais de mauvais goût. &lt;br /&gt;Et même si la bande son repose essentiellement sur des tubes discos (dont « I will survive » et les chansons de YMCA, égéries de la gay attitude, Frank Oz  ne sombre jamais dans la farce grotesque. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En lui même, le film n'invente rien et la happy end forcée (tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil : tout le monde il est gay...) est vraiment ridicule. En revanche, Oz se permet de sortir des sentiers battus en nous offrant des moments d'une extravagance rare pour une comédie britannique : rarement mariage n'aura été aussi mouvementé et la séquence de la cassette audio est à tomber par terre! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frank Oz ose! On peut reprocher au film d'enforcer des portes ouvertes, que sa morale finale est particulièrement niaise et qu'il n'améliorera probablement pas la tolérance envers les homosexuels. Mais quel pied! Oz ne respecte rien et le phlegme britannique disparaît rapidement pour laisser place à une impertinence réjouissante. &lt;br /&gt;Les acteurs, tous formidables, s'amusent comme des fous à jouer des rôles à contre courant et leur bonne humeur communicative rejaillit sur l'ambiance générale du film, assurant aisément le spectacle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dépit de rares maladresses, « In and Out » s'affirme comme une des comédies les plus mordantes du réalisateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-6726381656646512232?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/6726381656646512232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=6726381656646512232' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/6726381656646512232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/6726381656646512232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/06/in-and-out.html' title='In and Out'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-3640571188326789520</id><published>2009-06-05T23:23:00.000-07:00</published><updated>2009-06-05T23:32:22.359-07:00</updated><title type='text'>Les lois de l'attraction</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://baptisteducreux.files.wordpress.com/2009/01/19039887_w434_h_q802.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 357px; height: 500px;" src="http://baptisteducreux.files.wordpress.com/2009/01/19039887_w434_h_q802.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une université, aux Etats Unis, quatre étudiants tentent d'assouvrir leurs fantasmes sexuels : Lauren, habituée aux déceptions sentimentales, s'éprend, comme Lara sa camarade de chambrée, de Sean, tandis que Paul, un étudiant bisexuel, cherche à obtenir les avances d'un garçon qui les lui a déjà refusées à plusieurs reprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec un résumé pareil, on pouvait s'attendre à un gentil mélodrame dégoulinant de bons sentiments, une comédie pour ados à la « American Pie » ou carrément un pilote pour une nouvelle série à la mode. Tout. &lt;br /&gt;Tout, mais pas ça!   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des films qui vous emportent corps et âme sans que vous sachiez exactement pourquoi. Est-ce le scénario, la mise en scène, le jeu des acteurs? Impossible de savoir ce qui attire autant dans « Les lois de l'attraction » mais une chose est sûre, on reste littéralement scotché à l'écran, incapables de quitter le film des yeux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas étonnant quand on sait que le scénariste et réalisateur n'est autre que Roger Avary, à qui on doit le scénario du cultissime « Pulp Fiction ». &lt;br /&gt;Adapté du roman de Bret Easton Ellis, « Les lois de l'attraction » est plus qu'un simple film sur les déboires amoureux d'une bande de jeunes, bien plus. &lt;br /&gt;Mais encore une fois, difficile d'exprimer clairement ce que l'on ressent en voyant le film.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut reconnaître avant tout la qualité du scénario, basé sur des relations plutôt complexes, et la finesse d'écriture des dialogues. Il n'est pas rare d'entendre les monologues intérieurs d'un personnage durant une scène entière. Ils se livrent à coeur ouvert au spectateur alors qu'il leur est parfois impossible de faire le premier pas dans leurs histoires de couples.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les lois de l'attraction » bénéficie de nombreuses similitudes avec le chef d'oeuvre de Tarantino, à commencer par une mise en scène qui ne respecte pas un ordre chronologique. &lt;br /&gt;Si Tarantino découpait chaque scène explicitement, Avary use et abuse des séquences tournées à l'envers. &lt;br /&gt;Le passage pré-générique est un modèle de perfection dans ce domaine, où à chaque présentation d'un nouveau personnage, le film remonte littéralement le cours du temps jusqu'à montrer la scène d'un autre point de vue. &lt;br /&gt;Le procédé n'est certes pas nouveau, mais aussi bien maîtrisé, il laisse pantois d'admiration. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avary prend d'ailleurs un malin plaisir à casser les codes de la mise en scène conventionnelle grace notamment à l'utilisation de l'écran scindé, où deux personnages qui se parlent s'adressent en réalité à la caméra. &lt;br /&gt;Ou encore ces séquences oniriques, où l'on voit simultanément ce que les personnages font et ce qu'ils fantasment de faire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'autorise également un jusqu'au boutisme que peu se seraient permis. &lt;br /&gt;Entre un voyage en Europe raconté à la manière d'une « Auberge Espagnole » sous acide ou ce suicide dans une baignoire, véritablement choquant, (je défis quiconque de regarder la scène sans avoir un haut le coeur ou de faire une grimace...), Avary développe un style particulier qui se moque éperdument des tabous. &lt;br /&gt;Pour autant, on n'assiste jamais à une surenchère de scènes d'orgies, de violence injustifiée et de vulgarités gratuites comme on pourrait imaginer. &lt;br /&gt;Avary se concentre avant tout sur son scénario, noir mais férocement drôle,  et sur la façon dont les relations entre les personnages s'enchevêtrent dans tous les sens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second point commun entre les deux films c'est des dialogues jubilatoires et un casting absolument parfait. Tout au long du film, on retrouve la patte crue et fleurie du scénariste de « Pulp Fiction ». &lt;br /&gt;Le film regorge de petites pépites qu'il est difficile d'apprécier sorties du contexte (je ne chercherai donc pas à en citer quelques exemples) mais qui garantissent de sacrés éclats de rire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, pour ce qui est du casting, si « Les lois de l'attraction » ne bénéficie d'aucune pointure à opposer aux comédiens de « Pulp Fiction », chaque acteur incarne son personnage à la perfection, à commencer par James Van Der Beek (« Dawson »), charismatique en diable et incroyablement crédible dans la peau du psychopathe à retardement. &lt;br /&gt;De même, on pourra se régaler des moues coquines et de la plastique aguicheuse de Jessica Biel et Shannyn Sossamon et de l'interprétation complètement déjantée du reste du casting. &lt;br /&gt;Mention spéciale à l'acteur qui joue Richard/Dick dont la prestation courte mais mémorable restera longtemps dans les annales...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, quand on pense à « Pulp Fiction », on ne peut passer à côté de titres comme « Mirsilou » et  « Girl, you'll be a woman soon » ; je parle évidemement de la bande son. Et pour ce qui est de créer une ambiance unique, Avary est  vraiment un dieu dans son domaine. &lt;br /&gt;La BO de « Les lois de l'attraction » est un petit bijou de passion et de fantaisie. &lt;br /&gt;Les morceaux choisis mettent parfaitement en valeur le côté à la fois farfelu et exalté des situations et se veut aussi entrainant qu'éclectique. &lt;br /&gt;De Blondie, à George Michael en passant par le « I can't live without you » de Harry Nilsson jusqu'à oser du Serge Gainsbourg(!), rarement bande son aura été si détonnante!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène, hypnotique, captive jusqu'à la fin du film, qui malheureusement se termine un peu en queue de poisson...&lt;br /&gt;Seul défaut notable (même s'il paraît que le livre se termine ainsi également) pour une oeuvre qui surprend, séduit et passionne constamment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore un film pour les jeunes (enfin 16 ans minimum, vaut mieux) qui fonctionne sur la recette efficace « Sex, drugs and rock n roll », mais malgré les apparences,  « Les lois de l'attraction », se place bien au dessus de la masse des comédies américaines pour ados. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des protagonistes perturbés et shootés comme dans « Trainspotting », une bande son racée et des répliques savoureuses à la « Pulp Fiction », un univers réaliste basé principalement sur les relations sexuelles qui rappelle « Boogie Nights », une mise en scène décalée mais étonnament soignée et une violence crue et réaliste qui emprunte autant à Oliver Stone qu'à de Palma... &lt;br /&gt;Le film de Roger Avary est un amalgame de tout ce qui a déjà été fait et refait des dizaines de fois, alors justement pourquoi est-il si bon? &lt;br /&gt;La question n'a pas de réponse et c'est aussi ce qui fait son charme indéfinissable. Culte!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-3640571188326789520?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/3640571188326789520/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=3640571188326789520' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/3640571188326789520'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/3640571188326789520'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/06/les-lois-de-lattraction.html' title='Les lois de l&apos;attraction'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-873922422771289277</id><published>2009-06-04T17:39:00.000-07:00</published><updated>2009-06-06T01:29:29.556-07:00</updated><title type='text'>Terminator Renaissance</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.cappuccino-time.fr/wp-content/uploads/2009/05/terminator4.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 400px;" src="http://www.cappuccino-time.fr/wp-content/uploads/2009/05/terminator4.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2018, John Connor est devenu le chef de la résistance humaine contre Skynet et son armée de Terminators. Sa vision du monde est pourtant remise en cause par l'apparition de Marcus Wright, un inconnu qui se souvient seulement de s'être trouvé dans le quartier des condamnés à mort. Connor doit découvrir si Marcus a été envoyé du futur ou s'il est un rescapé du passé. Alors que Skynet prépare l'assaut final, Connor et Marcus s'engagent dans une odyssée qui va les mener au coeur même des opérations de Skynet...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;TER-MI-NA-TOR, quatre syllabes qui résonnent aux oreilles des amateurs de SF et d'action musclée comme un chant de pinson. &lt;br /&gt;4 syllabes qui auront marqué à jamais le paysage vidéoludique du cinéma de genre, qui auront propulsé un autrichien culturiste inconnu du grand public au rang d' icône mondiale et qui auront définitivement installé James Cameron comme le maître incontesté de la pyrotechnie intelligente. &lt;br /&gt;Après Jonathan Mostow et son 3ème épisode en demi teinte, c'est au tour du réalisateur McG de tenter de faire renaitre (d'où le titre) cette saga inmanquable qui a démarré il y a déjà plus de 20 ans, en 1984... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Terminator Renaissance" est le premier épisode à se dérouler dans le futur, c'est donc la suite de la saga ou plutôt non le prologue puisque à cette époque Kyle et le T 800 n'ont pas encore été envoyé dans le passé. Les évènements sont donc antérieurs aux films volets précédents mais demeurent chronologiquement postérieurs puisque c'est le futur...Attendez-vous donc à quelques imbroglios scénaristiques inévitables, voilà ce qui arrive avec les voyages dans le temps... &lt;br /&gt;Le futur donc et apocalyptique qui plus est. Skynet a pris le contrôle de la planète alors que la race humaine est réduite à une poignée de résistants éparpillés qui se cachent dans les décombres d'anciennes villes. Cette ambiance post "Jugment Day", le réalisateur réussit à la rendre à merveille en utilisant une photographie sépia du plus bel effet et en tournant essentiellement dans des paysages désertiques et des villes en ruines. L'atmosphère à mi-chemin entre "Mad Max 2" et "Les Fils de L'Homme" n'en est que plus étouffante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque épisode de la saga ayant marqué les esprits par des scènes d'action époustouflantes, ce quatrième épisode se devait de placer la barre très haut mais tout le monde n'a pas l'étoffe d'un Mostow, encore moins d'un Cameron. &lt;br /&gt;De ce fait avec McG, avec pour seul passage derrière la caméra les deux "Charlie et ses drôles de dames", à la barre, on était en droit de craindre le pire. &lt;br /&gt;Au mieux, on écopait d'un film d'action honnête, au pire du sabordage pur et simple de la légende. Hauts les coeurs et chapeau bas, c'est une excellente surprise que nous offre le réalisateur! &lt;br /&gt;Ne vous attendez pas à voir des centaines de robots tueurs dézinguer tout ce qui bouge dans un déluge de feu et de sang (peut être pour la prochaine fois...), en revanche préparez-vous à une série de courses-poursuites époustouflantes et à de redoutables batailles entre humains et machines. &lt;br /&gt;Machines qui vont du "vulgaire" T 600 et sa gatling intégrée, à la moto de guerre autonome, en passant par les colosses mécaniques de plusieurs dizaines de mètres de haut. En effet l'époque futuriste permet au réalisateur d'intégrer de tous nouveaux modèles de machines de combat, ce qui autorise une grande variété dans les affrontements et empêche la lassitude de s'installer. Le tout, grace à une mise en scène efficace et rythmée et surtout à des effets spéciaux extraordinaires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La saga Terminator a d'ailleurs marqué d'une pierre blanche le domaine des effets spéciaux dont le succès tient en 3 lettres : ILM. &lt;br /&gt;ILM (dont Stan Winston, l'un des fers de lance, est décédé pendant le tournage du film...R.I.P Stan) , la société  "son et lumière" maintes fois oscarisée de George Lucas qui a permis de créer de véritables mythes du cinéma comme les vaisseaux de "Star Wars" ou les dinosaures de "Jurassic Park", a accompli une fois de plus de véritables prouesses techniques en matière d'images de synthèse et nous bluffe du début à la fin du film. &lt;br /&gt;Les machines sont ultra réalistes et échappent au côté "flou" de leur dernière production similaire : "Transformers". Un réel progrès qui nous laisse plus d'une fois pantois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ILM ce n'est pas que l'image c'est aussi le son. Et de même que le visuel, les effets sonores jouissent d'une qualité exemplaire, donnant une personnalité unique à ces monstres d'acier et soulignant sans peine leur aspect menaçant. Il suffit d'entendre le mugissement métallique du colosse, à vous glacer le sang, pour s'en assurer...    &lt;br /&gt;La musique va également dans cette direction en proposant essentiellement des sonorités industrielles angoissantes. Danny Elfman, qui succède à Brad Fiedel et Marco Beltrami, reste bien loin de son univers Burtonien fantastique dont il est si familier. Ici tout n'est que chaos, fracas et désespoir et ses partitions accablantes nous font bien savoir que le bout du tunnel est encore loin. Mais quel bonheur de retrouver le thème principal de la série !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans retenue et exploitant son énorme budget, McG multiplie les scènes d'action bourrines sans pour autant négliger leur aspect visuel. &lt;br /&gt;Bénéficiant d'un montage de qualité, ces scènes brillent par leur inventivité autant que par leur clarté. Employant à bon escient les images de synthèse et truffant le film d'explosions massives (parfois jusqu'à l'écoeurement...), McG satisfera sans aucun doute les amateurs d'adrénaline et de sensations fortes. &lt;br /&gt;On en prend plein les mirettes et plein les oreilles : le spectacle est total !   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le succès des Terminator vient du mélange habile entre action pure et réflexion philosophique. En effet, loin de toute pyrotechnie gratuite et prétentieuse, James Cameron avait su, à l'époque, donner à ses films ce que de nombreux metteurs en scènes modernes oublient (MichaelTOUSSETOUSSEBay...TransTOUSSETOUSSEformers..) : une âme.&lt;br /&gt;Et en dépit de certaines critiques assassines de la presse, "Terminator Renaissance" n'est pas qu'un simple blockbuster froid et vide d'intérêt. &lt;br /&gt;Au contraire, on peut être (agréablement) surpris de voir que le scénario n'a pas été laissé de côté : le film propose des réflexions intelligentes, à défaut d'être réellement approfondies, sur la nature humaine et ce qui nous différencie d'un vulgaire mixeur. Mieux, en proposant un personnage inédit dans la saga (chut...), il s'efforce de repousser toujours plus loin la limite entre l'homme et la machine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce qui est des personnages, ils sont également suffisament approfondis pour qu'on s'intéresse à eux et sont joués de manière convaincante. &lt;br /&gt;En tête de liste, Christian Bale, la star du moment que tout le monde s'arrache depuis "The Dark Knight"  incarne un John Connor beaucoup plus impliqué que ne l'était Nick Stahl dans le 3ème épisode et se partage l'affiche avec un Sam Worthington tout en muscle mais aussi plus de cervelle que prévu. &lt;br /&gt;Si les seconds rôles manquent parfois de profondeur, on appréciera le retour de Michael Ironside ("Total Recall", "Starship Troopers") et la participation de la superbe Helena Bonham Carter ("Sweeney Todd") qui joue un rôle déterminant dans l'histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des scènes d'action explosives et un scénario travaillé, le film partait décidément sur de bonnes bases mais encore mieux, McG fait preuve d'un respect admirable pour le matériau d'origine. Non seulement, il dispose quelques répliques cultes ici et là mais il conserve une bonne cohésion avec les épisodes précédents, tant au niveau scénaristique (comme les relations entre les personnages, la reprise de la photo et la voix de Sarah Connor, plus une belle surprise à la fin...) que de la mise en scène : on retrouve les modèles T 800 du premier film, les vaisseaux du second mais aussi l'imposant prototype du 3ème et la fin du film reprend les élements du 2ème épisode, comme la fonderie. Le film installe un univers cohérent sans oublier les éléments essentiels de ses prédecesseurs. En dépit de quelques scènes un peu navrantes (dont une love story bien cliché) et de quelques exagérations typiques du cinéma américain, ça reste du beau boulot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dépit des mauvais pressentiments, "Terminator Renaissance" porte bien son nom : il relance la saga pour de bon. Anticipant les blockbusters estivaux, le film fait une entrée fracassante dans cette saga de légende et s'affirme comme digne successeur de la série : Le film d'action de ce début d'été ! &lt;br /&gt;Même si je lui préfère amplement le deuxième épisode (rappelons qu'il avait gagné 4 oscars et 2 nominations et puis surtout que McG est loin d'avoir la fibre visionnaire de James Cameron...), je ne dirai qu'une chose : LA SUITE, LA SUITE !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-873922422771289277?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/873922422771289277/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=873922422771289277' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/873922422771289277'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/873922422771289277'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/06/terminator-renaissance.html' title='Terminator Renaissance'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-4147767219147724549</id><published>2009-06-01T05:14:00.000-07:00</published><updated>2009-06-01T05:26:41.199-07:00</updated><title type='text'>Panic Room</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://dimhirwen.web-log.nl/photos/uncategorized/panic_room.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 352px; height: 475px;" src="http://dimhirwen.web-log.nl/photos/uncategorized/panic_room.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Afin de commencer une nouvelle vie, Meg Altman achète une immense et splendide maison située dans un quartier huppé à l'ouest de New York. Son ancien propriétaire y a fait construire au dernier étage une pièce de sûreté dans laquelle on peut se réfugier en cas de menace extérieure et rester enfermé de nombreux jours grâce aux provisions qu'elle contient.&lt;br /&gt;Cependant, Meg n'aurait jamais pensé s'en servir dès le premier soir. En effet, trois cambrioleurs ont pénétré dans la maison avec la ferme intention de dérober une somme de quatorze millions de dollars cachée par l'ancien maître des lieux. Tout porte à croire que ce butin est dissimulé dans la pièce de sûreté, là où se sont réfugiées Meg et Sarah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant que réalisateur, David Fincher a deux personnalités. &lt;br /&gt;Dans la première, il remplit des films glauques de scènes horriblement gores (« Fight Club », « Alien 3 », « Seven) et dans la seconde, il fait des thrillers angoissants dans un style beaucoup plus sobre (« Zodiac », « The Game »).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Panic Room » fait sans conteste partie de la seconde catégorie. &lt;br /&gt;Les plans sont léchés et la caméra se déplace librement à travers les moindres interstices de la maison, ce qui nous vaut un des plus beaux plan séquence de l'histoire du cinéma.  &lt;br /&gt;Les mouvements de la caméra permettent au réalisateur une liberté totale et s'il multiplie les gros plans extrêmes et les angles biscornus, il ne cède jamais à l'esbrouffe visuelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu que les héroines vont rester enfermées plus de la moitié du film dans leur cage à lapin blindée, Fincher ne pouvait pas choisir de meilleur point de vue que celui de la claustrophobie. &lt;br /&gt;La maison est bourrée d'escaliers étroits et de recoins sombres et Fincher use et abuse des caméras de surveillance intégrées de la maison pour nous donner l'impression que l'on est réellement dans le film. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si visuellement, le film est impeccable, on ne peut qu' applaudir l'ambiance sonore. &lt;br /&gt;Le son est un aspect important du scénario. Dans ce genre de situation, le moindre bruit de pas est un arrêt de mort assuré, et les voleurs se doivent de rester le plus silencieux possible pour ne pas alerter le voisinage (même si en fait ils hurlent souvent...).&lt;br /&gt;Si chaque bruit a son importance, c'est justement l'absence de son qui est le plus inquiétant (la scène sans effets sonores est d'ailleurs magnifique!) et Fincher joue habilement sur l'utilisation des caméras de surveillance « muettes » et des hauts parleurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du côté de la musique, Howard Shore reprend les thèmes de prédilection de sa période Cronenberg et fait vibrer les cordes de façon particulièrement stressante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vu le contexte, on pourrait croire que le film suit un rythme lent pour installer une ambiance pesante, mais non. Si on frôle parfois la panique (encore une fois, la séquence sans bruitages), le montage est rythmé, les dialogues sont soignés et regorgent de références, les scènes s'enchaînent sans temps mort et sans que l'on s'en rende compte on a déjà passé 1h30 de pellicule! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien à dire donc du côté de la réalisation, mais c'est bien le scénario qui surprend le plus. &lt;br /&gt;Le scénariste David Koepp est un habitué du fantastique et plus particulièrement des blockbusters (il a signé les scénarios de nombreux Spielberg dont « Jurassic Park »). &lt;br /&gt;Ici ni fantastique, ni blockbuster mais un script remarquablement bien troussé. &lt;br /&gt;Aux premiers abords, l'histoire semble très conventionnelle mais rapidement le scénario prend des tournures inattendues et nous prend constamment par surprise. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non seulement les trois cambrioleurs ne sont pas de simples stéréotypes mais ils possèdent une personnalité recherchée qui sort des sentiers battus.&lt;br /&gt;De leur côté, la mère et la fille, prisonnières dans leur propre maison, vont se révèler pleines de ressources. &lt;br /&gt;Ce qui s'apparentait à un « simple » cambriolage va se transformer en véritable combat des esprits et chaque camp va devoir redoubler d'intelligence pour s'en sortir. &lt;br /&gt;Malin, Koepp muliplie les surprises et ira même jusqu' à inverser les rôles... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais que serait le film sans ses interprètes? &lt;br /&gt;Si Jodie Foster est toujours aussi excellente, on prend un vrai plaisir à admirer les prestations de Jared Leto ("Requiem for a Dream", "Lord of War") et Forest Whitaker ("Le dernier roi d'Ecosse"). Quand à Dwight Yoakam, s'il demeure caché un certain temps sous sa cagoule, il a la tête du parfait psychopathe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut reprocher une fin typiquement Hollywoodienne où les personnages deviennent brusquement des murs de brique capable d'encaisser les coups : le méchant se prend un coup de masse dans la tête suffisamment puissant pour lui éclater le crâne comme un melon trop mûr avant de  s'écraser un étage plus bas...ce qui ne l'empêche pas de remonter (sur les genoux, mais quand même..) et de faire son rôle de méchant. &lt;br /&gt;Sans oublier que la cavalerie arrivera, comme toujours, juste quand on n'a plus besoin d'eux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré une fin un peu décevante, le film réussit à nous tenir en haleine durant deux heures entières. La mise en scène inspirée de Fincher, le scénario surprenant et les performances remarquables des acteurs suffisent pour faire de « Panic Room » un thriller passionnant. &lt;br /&gt;Une fois que les cambrioleurs pénètrent dans la maison, on ne quitte plus l'écran des yeux!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-4147767219147724549?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/4147767219147724549/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=4147767219147724549' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/4147767219147724549'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/4147767219147724549'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/06/panic-room.html' title='Panic Room'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-629165373548003430</id><published>2009-06-01T04:54:00.000-07:00</published><updated>2009-06-01T05:14:28.873-07:00</updated><title type='text'>Gangs of New York</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.dailyinfo.co.uk/images/cinema/gangs-of-new-york.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 442px;" src="http://www.dailyinfo.co.uk/images/cinema/gangs-of-new-york.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1863, les Etats Unis sont au bord de la guerre de Sécession. A New York, la corruption a gagné à peu près tous les dirigeants politiques. L'un des quartiers les plus pauvres de la ville, Five Points,  est la proie de la guerre des gangs. C'est en ces temps de chaos que Amsterdam Vallon, un jeune immigrant irlando-américain revient à Five Points. Son but : se venger de William Cutting alias Bill le Boucher, le puissant chef de gang qui s'oppose farouchement aux immigrants et qui a tué son père.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Superproduction hollywoodienne de renom, "Gangs of New York" avait fait parler de lui bien avant sa sortie. Le tournage qui s'étalait et qui n'en finissait pas et le montage maintes fois changé n'étaient rien face au sujet lui même : la guerre civile entre les natifs et les immigrants au coeur d'une Amérique en pleine crise identitaire et sociale. Sujet extrêmement controversé, cela va sans dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes dans une époque où le racisme bat son plein. Noirs comme étrangers sont vus comme la peste par ceux qui considèrent que le pays leur appartient. Plus habitué à tourner dans un New York contemporain, Martin Scorsese doit recréer entièrement plusieurs quartiers du New York des années 1860.&lt;br /&gt;Le budget colossal dont il dispose lui permet une reconstitution historique impressionnante de l'époque. Pas besoin d'avoir un livre d'histoire sous la main pour comprendre comment était la vie en ce temps là. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les rues, on ne compte même plus les mendiants et les voleurs. Quant aux bistrots, ce sont des bouges crasseux où tout le monde s'entasse pèle mêle pour se rincer le gosier, prendre du bon temps avec les filles de joie ou parier sur un combat de coq. C'est le repaire de tous les poivrots, les soiffards et les miséreux de la ville. Par leur aspect malpropre et dégoûtant ils rappellent fortement le "Heavens Gate" de Michael Cimino.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'opposé, Scorsese filme des quartiers chics où le luxe transparait littéralement à travers le mobilier. Les personnes fortunées essentiellement issues de l'aristocratie y vivent aisément, à l'abri de la foule et du besoin.  Ce sont elles qui contrôlent les quartiers plus défavorisés, dont Five Points, mais le seul contact qu'ils en ont c'est une petite promenade ,sous la protection de la police, dans les rues mal famées.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont donc les deux extrêmes que le réalisateur dévoile.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour adapter sa fresque historique, Scorsese nécessitait un casting d'exception. &lt;br /&gt;Cette fois ni Robert de Niro, ni Harvey Keitel (ses acteurs fétiches) ne seront de la partie. &lt;br /&gt;Le héros du film sera interprété par l'étoile montante Leonardo Di Caprio. Autant on peut lui reprocher de n'être qu'un acteur à midinettes ("Romeo + Juliette", "Titanic") autant il faut reconnaitre son talent lorsqu'il est bien dirigé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2002 aura été une année faste pour Di Caprio : il aura tourné à la fois sous la houlette de Scorsese ET de Spielberg, ce qui, il faut bien l'avouer, n'est pas donné à n'importe qui. &lt;br /&gt;Bref on oublie ces précédentes prestations pour se retrouver face à un très bon acteur. Inférieure à son rôle dans "Attrappe moi si tu peux", sa performance en temps qu'Amsterdam reste néanmoins parfaitement crédible. Il sait donner du charisme au personnage et ses sourcils constamment froncés en font un personnage mystérieux et arrogant qui suscite l'attention. &lt;br /&gt;De plus sa voix off nous permet d'en savoir largement plus que ce que son comportement ne laisse transparaitre.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut trouver de mauvais goût qu'un américain de pure souche (il est né à Hollywood) joue le rôle d'un Irlandais mais ce n'est pas la première fois au cinéma que ce procédé intervient. &lt;br /&gt;En revanche on apprécie la présence de Brendan Gleeson et Liam Neeson qui eux pour le coup sont de vrais acteurs irlandais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule fille du groupe, Cameron Diaz, a une chevelure de feu et un tempérament de même. Si son histoire d'amour avec Amsterdam semble superflue, l'actrice nous rappelle qu'elle était autrefois une bonne actrice avant de se complaire dans les niaiseries pour ados attardés ("Allumeuses", "Charlie's Angels 2"...). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est tout l'ensemble du casting qui s'efface en présence de Bill le Boucher, joué avec superbe par Daniel Day Lewis. &lt;br /&gt;Day Lewis c'est un acteur, un vrai. Le genre de type qui symbolise à lui seul la bravoure et l'héroisme ("Le dernier des Mohicans") mais qui sait aussi interpréter des rôles beaucoup plus intimistes (oscar du meilleur acteur pour "My Left Foot" et "There Will be Blood"). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grace à lui, Le Boucher n'est pas le simple méchant du film qui tente d'imposer la peur sur Five Points, c'est à la fois un psychopathe menaçant, un homme d'honneur et une personne meurtrie qui doit vivre avec le poids du passé. L'acteur compose un personnage aux facettes multiples, terriblement humain, et lui apporte tout son charme et sa force de caractère pour en faire LE personnage du film que personne n'oubliera. Sa performance exceptionnelle lui vaudra une nomination aux oscars. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalisation elle même est particulièrement réussie.&lt;br /&gt;La caméra de Scorsese se ballade librement dans les rues au cours de longs plans séquence à la logistique impressionnante et chaque plan est porteur d'une idée de cinéma, intelligente et efficace. Difficile d'oublier le début où l'on suit un groupe armé dans une espèce de grotte obscure, à peine éclairée par quelques torches, avant de découvrir brusquement les rues désertes de Five Points où la neige étincelante nous aveuglerait presque.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa représentation de l'époque Scorsese n'hésite pas à aller parfois vers le burlesque lorsqu'il met en scène deux équipes de pompiers qui se battent comme des chiffonniers au lieu d'éteindre l'incendie qui fait rage en arrière plan. &lt;br /&gt;Mais pour parfaire une vision plus authentique, il s'offre même le luxe de filmer des scènes de théâtre chinois et d'intercaler de vraies images d'archives au cours des séquences les plus marquantes pour l'histoire des Etats Unis. &lt;br /&gt;Quant au plan final il est aussi lourd de sens que réussi esthétiquement.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La photographie se veut réaliste et met en valeur des décors remarquables. Elle ajoute également une atmosphère lugubre et funèbre qui colle idéalement à l'histoire sombre et aux personnages torturés.&lt;br /&gt;La musique mérite aussi qu'on s'y attarde vu l'importance qu'elle joue dans le film.&lt;br /&gt;Howard Shore c'est le compositeur mondialement connu pour la musique du "Seigneur des Anneaux" (3 films, 3 oscars pour meilleure musique!). &lt;br /&gt;Moins réussie que les précédentes, la musique de "Gangs of New York" n'en reste pas moins remarquablement travaillée avec des morceaux superbes très "Hobbitiens". &lt;br /&gt;L'utilisation récurrente des flutes et des tambours se marie à merveille avec des sonorités celtiques toutes droit sorties de "Braveheart".  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si elles sont loin d'être le coeur du film, les séquences de batailles restent saisissantes. On connaissait l'aptitude de Scorsese à montrer le côté réaliste de la violence mais il ne l'avait jamais fait à si grande échelle. La scène du début rassemblant des dizaines de figurants est d'une cruauté rare. &lt;br /&gt;Piochant du côté de "Gladiator" pour les ralentis saccadés et chez "Braveheart" pour la brutalité des coups portés, la scène en devient presque viscérale.&lt;br /&gt;Elle est comme ce duel à main nue entre Amsterdam et un homme du Boucher : désordonnée et vraisemblable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La violence crue du film est amplifiée quand le Boucher compare le corps humain à celui d'un cochon : il explique la composition et le placement des organes et montre quel coup peut tuer, quel coup non. Il en donne carrément des frissons...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici les membres des gangs sont des "streetfighters" au sens propre, à savoir des combattants de la rue.  Pas de chorégraphies martiales stylisées, pas de coup mortel encaissé sans broncher sous pretexte qu'on est le héros. &lt;br /&gt;Les armes employées sont essentiellement des armes blanches (haches, couteaux, poignards, masses...) et chaque impact et visible à l'écran. &lt;br /&gt;Le montage reprend l'idée des films précedemment cités ("Gladiator" et "Braveheart" entre autres) à savoir une accumulation rapide et brutale d'images gores et choquantes qui défilent jusqu'à l'écoeurement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chaos des affrontements est palpable et soulève presque le coeur. Les lames taillent et s'enfoncent profondément dans la chair, on s'égorge et on s'éventre avec férocité et à la fin, les corps ouverts et démembrés recouvrent un sol maculé de sang. &lt;br /&gt;C'est d'autant plus dommage vu la qualité de la première séquence que la fin soit aussi vite expédiée. Bien que spectaculaire (les canons des bateaux tirent sur la ville), le rapide duel dans le brouillard décoit quelque peu par son manque d'ambition. J'aurais souhaité un combat plus impressionnant, d'autant que pendant plus de 2h le film nous garde continuellement sous tension pour nous préparer au dénouement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hormis quelques facilités scénaristiques (l'inévitable rivalité entre les deux amis pour la fille) et une fin qui ne tient pas ses promesses, "Gangs of New York" reste indéniablement un grand film. &lt;br /&gt;Lauréat de 10 nominations aux oscars ( dont meilleure photo, meilleur montage, meilleurs décors, meilleurs costumes, meilleur scénario, meilleur son, meilleur réalisateur, meilleur film et surtout meilleur second rôle pour Daniel Day Lewis), il impose définitivement Martin Scorsese comme l'un des plus grands cinéastes de notre temps...si l'on oublie son pâle remake de "Infernal Affairs".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : ***&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-629165373548003430?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/629165373548003430/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=629165373548003430' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/629165373548003430'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/629165373548003430'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/06/gangs-of-new-york.html' title='Gangs of New York'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-6707256269692666657</id><published>2009-06-01T04:46:00.000-07:00</published><updated>2010-07-18T14:45:56.084-07:00</updated><title type='text'>Baby Blood</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://fantistof.files.wordpress.com/2008/07/babyblood_illustr1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 450px; height: 619px;" src="http://fantistof.files.wordpress.com/2008/07/babyblood_illustr1.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yanka s'ennuie ferme jusqu'à ce qu'un événement étrange vienne bouleverser son existence : un être bizarre prend forme dans son ventre, une drôle de bestiole qui parle, qui a faim et soif...de sang frais!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Baby Blood » est un film fantastique gore... français! C'est suffisament rare pour être signalé. Pour autant, est-ce à cause de sa nationalité gauloise qu'il est aussi mauvais? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récompensé au festival d'Avoriaz 1990 par le prix spécial du jury, le film possède des qualités indéniables. &lt;br /&gt;Avant tout, on peut saluer les responsables des effets spéciaux pour nous offrir des scènes de tripaille sanglantes et extrêmement violentes qui raviront les amateurs. Ces effets spéciaux garantissent un nombre impressionnant de séquences choc assez perturbantes qui culminent avec celle de la «  peau de bébé », au sens littéral du terme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, on peut apprécier l'originalité du scénario et les nombreuses mises en abîme grace aux nombreux parallèles entre la naissance, l'enfantement et la création universelle. Je n'en dis pas plus...&lt;br /&gt;Un thème passionnant mais plus ou moins bien mis en valeur selon les cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ces quelques avantages ne suffisent pas à faire pencher « Baby Blood » du bon côté de la balance. Comme on dit : « sur le papier ça sonne bien, pourtant ». &lt;br /&gt;Car dans les faits, la mise en scène molassone et l'amateurisme des acteurs le font malheureusement couler à pic. &lt;br /&gt;Le réalisateur, Alain Robak, a du mal à trouver le ton juste et se contente le plus souvent d'aligner les scènes gores mais gratuites. Pour autant, il sait fait preuve d'inventivité, avec notamment des angles de caméra inattendus, mais le rythme du film est définitivement trop mou pour captiver réellement.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire aurait été idéale pour un court métrage mais elle demeure bien trop simpliste pour une durée d'une heure trente.&lt;br /&gt;Les idées délirantes du scénario restent à l'état d'ébauches et sont le plus souvent sous-exploitées tandis que certaines scènes dispensables traînent en longueur. &lt;br /&gt;Ainsi dans le film les hommes sont tous de véritables obsédés notoires unidimensionnels dont on se fiche totalement du sort (atroce) qui leur est réservé. &lt;br /&gt;Quant au  prologue dans le cirque, il se révèle bien trop long comparé à son manque d'utilité par la suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même les scènes « drôles » sont ratées à cause d'un timing approximatif dans les répliques et de la pauvreté du jeu des acteurs.&lt;br /&gt;Seule idée vraiment intéressante : le bébé qui parle en voix off (doublé par Robak lui même), sujet à des réflexions plutôt amusantes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le véritable problème de « Baby Blood », c'est le personnage principal. On sent que l'actrice met le paquet pour rendre son personnage crédible et ne recule devant rien pour nous le faire savoir. La nudité ne la dérange pas, pas plus que d'être recouverte de sang des pieds à la tête. &lt;br /&gt;Malgré tout, elle ne réussit qu'à rendre son personnage antipathique et exaspère très rapidement à force de surjouer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Baby Blood » est un film culte pour beaucoup. &lt;br /&gt;Culte parce qu'il a réussi à faire parler de lui au festival d'Avoriaz en étant considéré par Wes Craven(!) comme « le meilleur film du festival », ce qui lui a valu un coup de pub légendaire. &lt;br /&gt;Culte parce qu'il est l'un des rares à présenter une femme (le personnage comme l'actrice) qui entreprend des meurtres aussi choquants. &lt;br /&gt;Culte parce qu'en qualité de précurseur, c'est l'un des premiers films français aussi gore et qu'il a ouvert la voie à de nombreux fidèles dont Ian Kounen (« Doberman ») ou encore Matthieu Kassovitz (« Les rivières pourpres »). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, il n'en reste pas moins terriblement mal joué, ce qui gache la plus grande partie de son intérêt. On voit que le réalisateur s'est beaucoup amusé mais le plaisir n'est pas partagé. Et ce ne sont pas les apparitions en guest-star de Lafesse et Alain Chabat, géniales mais bien trop courtes, qui me feront changer d'avis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : *&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-6707256269692666657?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/6707256269692666657/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=6707256269692666657' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/6707256269692666657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/6707256269692666657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/06/baby-blood.html' title='Baby Blood'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-5943886436678632932</id><published>2009-05-28T16:24:00.000-07:00</published><updated>2009-05-28T16:27:32.462-07:00</updated><title type='text'>Jusqu'en Enfer</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.clapmovies.fr/films/2009/photos/j-usqu-en-enfer.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 474px;" src="http://www.clapmovies.fr/films/2009/photos/j-usqu-en-enfer.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Christine Brown, spécialiste en crédit immobilier, vit à Los Angeles avec son petit ami, le Professeur Clay Dalton. Tout va pour le mieux jusqu'au jour où la mystérieuse Mme Ganush débarque à la banque et la supplie de lui accorder un crédit supplémentaire pour sa maison. Christine hésite entre la compassion et la pression de son patron, Mr Hicks, qui la voudrait plus ferme avant de lui octroyer une promotion. Fatalement, Christine choisit sa carrière, même si sa décision met Mme Ganush à la rue. Pour se venger, la vieille femme jette la malédiction du Lamia sur Christine, transformant sa vie en un véritable cauchemar...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir fait planer l'homme araignée dans la stratosphère du box office pendant 3 épisodes, Sam Raimi effectue un retour aux sources et replonge avec délice dans  l'horreur burlesque, genre qui l'avait fait connaître avec la trilogie des "Evil Dead". Le scénario de "Jusqu' en Enfer" est d'ailleurs assez similaire à celui de la fameuse trilogie puisque dans les deux cas on y parle de sorcellerie, de possessions démoniaques et de malédictions. Rien d'étonnant puisque le-dit scénario a été en réalité écrit juste après "L'Armée des Ténèbres". &lt;br /&gt;Alors "Jusqu' en Enfer", un "Evil Dead 4" potentiel?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on devait comparer "Jusqu' en Enfer" à l'un des "Evil Dead" ce serait bien le tout premier : c'est le seul où l'horreur pure se marie avec la comédie, les autres épisodes demeurant largement plus drôles qu'effrayants. En effet, "Jusqu' en Enfer" fait peur. Et faire peur aujourd'hui n'est plus à la portée de n'importe qui, la preuve avec tous ces slashers et remakes horrifiques sans saveur ni originalité que l'on voit deferler sans relâche sur nos écrans...&lt;br /&gt;Mais Sam Raimi n'est pas tombé de la dernière pluie et connait parfaitement les règles du jeu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas besoin de verser des héctolitres de sang pour faire sursauter le spectateur, une porte qui grince suffit amplement. Une porte bien grosse qui grince  de plus en plus fort, accompagnée par des hurlements stridents à vous glacer le sang, des fenêtres qui volent en éclat, des sons de l'au delà qui font trembler les murs et sur lesquels se dessinent des ombres menaçantes. Le tout qui survient brusquement après un silence de pierre tombale avant de disparaître aussi sec, là oui ça fait peur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Honnêtement, la recette n'est pas nouvelle et Raimi ne fait que reprendre ce qui marchait si bien dans les "Evil Dead". Après tout pourquoi montrer un esprit maléfique et limiter l'imagination du public alors qu'une simple caméra en vue subjective et une déferlante d'effets sonores jouent un bien meilleur rôle? &lt;br /&gt;C'est donc un film à l'ancienne que Raimi nous a concocté mais qui dit ancien ne veut pas forcément dire dépassé. &lt;br /&gt;Raimi le sait bien et (se) joue des codes du genre avec délectation, notamment dans le domaine du gothique : héroine apeurée, maison hantée, vieille batisse délabrée, sortilèges, démons et esprits frappeurs (qui pour le coup donnent de sacrées baffes !), cimetière... On ressort les vieilles ficelles sans aucune honte mais c'est pour mieux les mettre au goût du jour car si l'héroine est apeurée elle n'est sûrement pas sans défense et ce n'est pas un manoir délabré qui est la proie d'esprits vengeurs mais une maison de banlieue flambant neuve. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours dans l'idée de continuité entre l'ancien et le nouveau, on ne peut qu'apprécier le générique tout en gravures animées qui nous remémore les vieux "Dracula", quant au jeu des ombres sur les murs, elles renvoient directement au "Nosferatu" de Murnau, un incontournable du gothique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui impressionne le plus dans "Jusqu' en Enfer" c'est la qualité de sa réalisation. D'abord un grand bravo aux décorateurs qui ont accompli un travail remarquable tant sur le mobilier que sur les décors en général (dont la superbe salle d'invocation).  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La musique de Christopher Young, sans être exceptionnelle, met directement dans l'ambiance grace à une utilisation prononcée d'instruments à cordes, de choeurs inquiétants et de sonorités stridentes. &lt;br /&gt;Tout le contraire de la photographie, chatoyante, et du montage qui créent une impression de "vie de tout les jours" et ne donne que rarement des indices sur ce qui va se passer. C'est d'ailleurs cette voie que va suivre Raimi tout au long du film ne laissant jamais entrevoir quand et comment se manifestera la prochaine attaque. Dans les faits il joue surtout sur les silences prolongés avant de nous plonger dans un vacarme aussi violent que soudain, sans oublier une remarquable mise en scène des effets chocs, qui ne surviennent à l'écran qu'au tout dernier moment. &lt;br /&gt;Sincèrement, ça marche. Si certains réalisateurs emploient cette méthode à tort et à travers sans aucun effet de style, Raimi jouit d'un timing parfait entre les silences et les bruitages et a le chic pour nous prendre au dépourvu et nous faire littéralement bondir de notre siège. Pacemakers déconseillés...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche en matière d'horreur pure, hormis le jeu du "1, 2, 3....BOOOOOOH!" cité ci-dessus, on devra se contenter de quelques maquillages plutôt réussis (rhaa les lentilles de Flor de Maria Chahua!!) et de jets de liquides peu ragoûtants. C'est peu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté humour maintenant. Que ceux qui n'ont pas cru qu'ils allaient éclater (littéralement) de rire en regardant les "Evil Dead" sortent de la salle, ce film n'est pas fait pour eux. Libéré de toute pression commerciale (le film n'a rien d'un blockbuster à la "Spiderman"), Raimi s'en donne à coeur joie dans le trash hilarant qui lui va si bien. "Jusqu' en Enfer" possède donc une facette cartoonesque aussi innatendue que jouissive (la règle en travers de la gorge, l'enclume accrochée à la corde...) qui rappelle les meilleurs moments des aventures loufoques de ce fameux Ash. Même si les scènes poilantes se comptent-hélas-sur les doigts de la main, le film nous fait profiter d'éclats de rires bien sentis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les "Evil Dead" c'était aussi un casting de légende et quid de celui (ou celle pour l'occasion) qui a la lourde tache de succeder au génialissime Bruce Campbell? Bah de toute façon, faire mieux que lui relève du miracle...&lt;br /&gt;Pourtant le casting de "Jusqu' en Enfer" recèle bien des surprises. Dans la peau de l'héroine on trouve Alison Lohman, la révélation de "Les Associés" de Ridley Scott, une jeune actrice aussi belle que douée et qui dépense une énergie considérable pour rendre son personnage convaincant. &lt;br /&gt;Son petit ami est joué par Justin Long qui, je persiste à dire, est certainement l'un des meilleurs acteurs de sa génération. Spécialisé dans les seconds couteaux qui détendent l'atmosphère ("Die hard 4", "Admis à tout prix", "Dodgeball"), ses expressions sont souvent très drôles et il est parfait quand il s'agit de balancer des vannes. Bien que très limité, il apporte charisme et crédibilité à un personnage qui n'est là que pour mettre l'héroine en valeur.&lt;br /&gt;Le couple gagnant du mois, donc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans oublier un David Paymer ("Séquences et Conséquences",  "Get Shorty"), génialement détestable dans la peau d'un directeur de banque sans scrupules et Lorna Raver qui volerait presque la vedette derrière son maquillage pourrissant et son oeil de verre.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais malgré toutes ses qualités, force est d'avouer que le film n'atteint pas les cimes des "Evil Dead". Si durant la première partie, on va de surprise en surprise en enchaînant des scènes jubilatoires, la seconde moitié manque de punch. Le réalisateur assure le spectacle mais on ne peut s'empêcher de se dire qu'il aurait pu aller bien plus loin. Comparé à "Evil Dead 2" par exemple, le film reste bien trop sage. Un peu de folie aurait été salutaire d'autant que Raimi disposait de moyens largement suffisants pour donner libre cours à son imagination débordante. Si certaines scènes sont de véritables joyaux, d'autres ne font que ralentir le rythme du film. Le dîner chez les parents a déjà été vu et archi-vu et se révèle au final sans intérêt pour la suite de l'intrigue, de même que le contexte économique, qui n'est traité qu'en surface. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la fin, annoncée par le titre, elle survient, abrupte et sans concession, alors que l'on s'attend à ce que le film nous révèle l'apothéose tant attendue mais qui ne viendra jamais. Peut-être qu'un petit épilogue? Mais non, déjà le générique défile et nous de rester sur notre faim...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A une époque où les films d'horreur ne jurent que par la surenchère de gore et de violence gratuite, "Jusqu' en Enfer" apparaît comme une bouchée de fraîcheur. Admirablement filmé et joué par des acteurs talentueux et charismatiques, le film aligne les clichés du genre pour mieux les déformer dans la bonne humeur. On sent que le réalisateur surdoué Sam Raimi a pris un plaisir fou à sortir du carcan des méga-productions hollywoodiennes pour retrouver ses  délires d'éternel ado accro aux sensations fortes. &lt;br /&gt;Malheureusement, le film s'embourbe un peu dans sa seconde partie faute d'un rythme en dents de scie et de scènes qui se dispersent où qui s'éternisent. &lt;br /&gt;Pas la révolution tant attendue (la presse en chante les louanges...) mais un bon petit film d'horreur "old school" qui vous fera autant rire que bondir. &lt;br /&gt;Attention l'abus de pop corn est dangereux pour la moquette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : **&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-5943886436678632932?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/5943886436678632932/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=5943886436678632932' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/5943886436678632932'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/5943886436678632932'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/05/jusquen-enfer.html' title='Jusqu&apos;en Enfer'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-169337664353156094</id><published>2009-05-16T08:51:00.000-07:00</published><updated>2009-05-16T09:03:05.971-07:00</updated><title type='text'>Tango et Cash</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.dvd-collector.com/affiche/tango-et-cash.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 351px; height: 475px;" src="http://www.dvd-collector.com/affiche/tango-et-cash.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ils sont flics et se détestent. A eux deux, ils ont mis à l'ombre la moitié des criminels de Los Angeles. L'autre moitié va tout faire pour s'en débarasser...&lt;br /&gt;Accusés de meurtre, ils vont devoir travailler ensemble et tout mettre en oeuvre pour retrouver l'auteur du complot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tango et Cash » est un buddy movie : un film, souvent policier, basé sur les relations animées de deux personnages antagonistes. La recette n'est pas nouvelle et a donné naissance à de très bons duos d'acteur (« L'arme Fatale », « Rush Hour », « Shangaï Kid », « Men In Black »...). &lt;br /&gt;En revanche, si ces films soignent plus ou moins bien leur scénario, « Tango et Cash »  ne prend même pas cette peine. L'histoire est d'une nullité affligeante : elle regroupe les plus beaux clichés du genre, cède souvent à la facilité et regorge d'incohérences. &lt;br /&gt;Pour arranger les choses, les personnages ne sont que de simples stéréotypes sans originalité ; mention spéciale au vilain méchant qui passe son temps à caresser ses souris (genre Dr No et son chat...). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tango et Cash » est-il un mauvais film pour autant? &lt;br /&gt;Aux premiers abords, il en a tout l'air, mais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais rapidement, on voit que ce que le film propose c'est « action. Good old American action » comme ils disent. &lt;br /&gt;Autrement dit, si la caricature est de mise ce n'est pas innocent puisque le plus grand intérêt du film réside dans une série de cascades aussi spectaculaires que gratuites et moults explosions qui ne s'imposent pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant les premières 10 minutes, un des héros se moque d'un soviétique et l'autre torture un asiatique. On ne peut pas dire que la subtilité soit le point fort du film...&lt;br /&gt;On se dit que ce genre de scène est peut être justement l'occasion de critiquer la politique xénophobe et patriotique qui concerne généralement les films d'action. &lt;br /&gt;Dans ce cas, « Tango et Cash » ne se prendrait pas au sérieux et aurait des intentions parodiques, n'hésitant pas forcer les situations grotesques dans le seul but de pointer du doigt les énormités de ses prédecesseurs (« Rambo, c'est qu'une pédale! »). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, la mise en scène ne laisse aucun indice prouvant que le film n'est pas juste complètement idiot. Malgré un « OK allons y! » en phrase d'accroche et des dialogues souvent très drôles, le film est parfois trop violent et noir pour que l'on le prenne comme une parodie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que reste t'il? &lt;br /&gt;La réalisation et les acteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalisation oscille entre le bon (les dix premières minutes et quelques plans de temps en temps) et le moins bon (peut être pas tout le reste mais toute la partie de l'évasion est vraiment lourde et inutilement choquante). Le montage n'est pas mauvais dans l'ensemble mais ne parvient que rarement à mettre en valeur les scènes d'action. &lt;br /&gt;En revanche, la musique dynamique de Harold Faltermayer (« Le Flic de Beverly Hills », « Top Gun ») parvient à apporter le rythme dont la mise en scène manque. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les scènes d'action surprennent par leur envergure (la scène finale avec la voiture blindée) mais déçoivent par le manque d'inventivité des plans. &lt;br /&gt;Tout casser pour tout casser d'accord, mais faut savoir un minimum tenir une caméra.&lt;br /&gt;Dans l'ensemble, on a vu beaucoup mieux.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste donc les acteurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les personnages sont,  comme je l'ai déjà dit, de simples caricatures (rien que leurs noms ; Tango : le mec classe et élégant/ Cash, le type fonceur qui cogne avant et pose les questions après). &lt;br /&gt;Mais les acteurs, Silvester Stalonne et Kurt Russel, sont deux stars aguerries du film d'action qu'on ne présente plus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui me lisent savent que je ne cache pas mon admiration pour Kurt Russel et ici je ne vais pas dire qu'il joue mal parce que ce n'est pas vrai. Cash n'est certes pas sa meilleure performance, néanmoins il parvient à le rendre à la fois attachant et amusant. On ne lui en demande pas plus. &lt;br /&gt;De son côté, Stalonne délaisse les Rocky et autres Rambo pour faire ce que la plupart considère comme sa plus mauvaise facette : la comédie. &lt;br /&gt;Dans le jeu comme dans la tenue vestimentaire, il reprend à la lettre son personnage très propre sur lui de « Arrête ou ma mère va tirer ». De ce fait, si vous l'avez aimé dans ce film, vous l'aimerez aussi dans celui là, sinon ben vous pouvez d'ore et déjà laisser tomber...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, Jack Palance (oscarisé pour « La vie, l'amour les vaches ») fait vraiment le minimum syndical dans la peau du méchant de service, se contentant de cabotiner à tout va et de cracher sa haine contre les héros du titre. Pathétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La complicité à l'écran des deux acteurs principaux fait malgré tout plaisir à voir et certaines de leurs répliques sont vraiment hilarantes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tango et Cash », un duo de choc pour un film grotesque et stéréotypé dont le plus gros défaut reste de ne jamais montrer si c'est bien son intention...&lt;br /&gt;Il vaut avant tout pour ses dialogues débiles (pour le coup, c'est volontaire) et pour le « couple » Stalonne/Russel qui s'amusent visiblement beaucoup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : **&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-169337664353156094?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/169337664353156094/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=169337664353156094' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/169337664353156094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/169337664353156094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/05/tango-et-cash.html' title='Tango et Cash'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-7758766866900688140</id><published>2009-05-16T08:43:00.000-07:00</published><updated>2009-05-16T08:51:27.406-07:00</updated><title type='text'>Sans plus attendre</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://live.abidjan.net/flyersImages/sans_plus_attendre.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 394px; height: 526px;" src="http://live.abidjan.net/flyersImages/sans_plus_attendre.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu’il ne leur reste que quelques mois à vivre Edward Cole et Carter Chambers, deux hommes atteints d’un cancer, partent à l’aventure après avoir dressé une liste de leurs rêves inaccomplis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7,6 sur l'échelle de IMDB! Autant dire que "Sans plus attendre" est un grand film. Ou pas.&lt;br /&gt;Oui parce qu'avec un casting réunissant deux monstres sacrés du cinéma, Morgan Freeman et Jack Nicholson, on était en droit d'attendre d'eux autre chose que ces cabotinages lourdingues et ce manque de crédibilité. &lt;br /&gt;Si leur face à face réserve quelques surprises, ils ne parviennent jamais à se faire oublier derrière leur personnage. Tout au long du film, on ne voit que les interprètes et non les interprétations... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, leur personnalité respective leur donnait du grain à moudre et chacun avait de quoi faire pour modeler son personnage. Mais non.&lt;br /&gt;Nicholson en fait des tonnes en excentrique acariatre et Freeman joue, comme toujours, le côté posé du duo et ne parvient même pas à utiliser les connaissances de Chambers (un vrai puit de science!) à bon escient.&lt;br /&gt;Si ce n'est à deux trois reprises pour critiquer le goût d'un café ou pour parler de la montagne, il se contente de suivre la version américaine des "Chiffres et des Lettres" en pompant la scène de "Un jour sans fin".  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, on avance en terrain connu et on attend fébrilement qu'une zeste d'originalité pointe le bout de son nez. &lt;br /&gt;Après tout, on se dit qu'une fois sortis de cette chambre d'hôpital, filmée aussi platement qu'un épisode des "Feux de l'amour", le film va enfin démarrer et qu'on va prendre plaisir à voir ces deux légendes s'éclater comme en 40 en faisant les choses les plus délirantes possibles. Ou pas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tatouages, tour du monde, saut en parachute, c'est bien joli tout ça mais le scénario tourne rapidement en rond faute de ne pas savoir donner aux scènes une ampleur suffisante et surtout de ne pas savoir s'en servir pour faire avancer le schmilblic. &lt;br /&gt;On y parle de rites égyptiens, de palais construits par amour, de familles brisées, de boîtes de conserve, de l'Hymalaya mais au fond le film ne parvient jamais à sortir du lot. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si le scénario tombe aussi à plat c'est certainement dù au relâchement excessif du réalisateur Rob Reiner. Où diable est passé sa faculté à saisir la moindre parcelle de dialogue savoureux ("Quand Harry rencontre Sally")? &lt;br /&gt;Pourquoi ne parvient-il jamais à cerner ses personnages aussi bien qu'avant ("Stand by Me")?&lt;br /&gt;Pourquoi sa mise en scène manque autant de fantaisie ("Princess Bride") et ne ressemble plus qu'à un vulgaire téléfilm?&lt;br /&gt;Des questions qui resteront sans réponse mais qui gâchent le film à coup sûr...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film aligne les plus beaux clichés du cinéma américain : l'éternelle scène où les deux personnages sont mis en comparaison (chancun dans son milieu quotidien) fait dans la facilité en alternant couleurs chaudes et repas copieux pour la famille recomposée et couleurs froides pour le pauvre type, enfermé dans sa solitude, qui pleure en regardant la rue... Une idée vieille comme le monde qui, à force de ne pas se renouveler, fait plus rire qu'autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tour du monde se résume en une série de plans-carte postale dont l'ambiance sonore est à pleurer de rire.&lt;br /&gt;Que l'on entende "The lion sleeps tonight" pour illustrer leur safari en Afrique passe encore mais que, en 2007, Rob Reiner ose encore représenter la France par des joueurs de pétanque sur un air d'Edith Piaf, ça en devient ridicule! &lt;br /&gt;Quant à la fameuse scène de la course automobile, si les couleurs sont éclatantes, elle n'en reste pas moins molassone et, au final, complètement inutile. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, on ne peut pas dire que le film soit si insupportable que ça. &lt;br /&gt;Si les acteurs jouent de manière convenue, ça reste un plaisir que de voir ces 2 stars se donner la réplique. Et si le scénario est au mieux conventionnel, au pire d'une platitude effarante, il comporte quelques (rares) bons moments. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un film très classique, pas spécialement mauvais mais avec Nicholson et Freeman devant la caméra et Rob Reiner derrière, "Sans plus attendre" aurait pu être largement plus réussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note : *&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2427855057634922019-7758766866900688140?l=nazgulantong.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://nazgulantong.blogspot.com/feeds/7758766866900688140/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2427855057634922019&amp;postID=7758766866900688140' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/7758766866900688140'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2427855057634922019/posts/default/7758766866900688140'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://nazgulantong.blogspot.com/2009/05/sans-plus-attendre.html' title='Sans plus attendre'/><author><name>nazgulantong</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09438334791826547426</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2427855057634922019.post-8895389320155409821</id><published>2009-05-16T08:29:00.000-07:00</published><updated>2009-05-16T08:42:46.212-07:00</updated><title type='text'>Natural City</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://i1.tinypic.com/4ifdrow.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 380px; height: 534px;" src="http://i1.tinypic.com/4ifdrow.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2080. Commando d'une unité d'élite chargée d'éliminer les cyborgs défectueux ou rebelles, R tombe amoureux de l'une d'entre eux, la belle Ria. Si sous trois jours, R ne peut pas greffer la puce mémoire de Ria dans un nouveau corps, elle mourra. &lt;br /&gt;Il fait alors appel au Dr Giro, qui prétend connaître le moyen de prolonger la vie au-delà de ses limites. Mais, dans son ombre, se profile la silouhette de Cype, un cyborg de combat en quête d'immortalité...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le synopsis vous semble familier, rien de plus normal. « Natural City » est en effet un condensé des chefs d'oeuvre de la science fiction moderne, en même temps qu'un hommage à ces derniers. &lt;br /&gt;Le film fourmille de références dont, en autres, une introduction mettant en scène une femme nue (« Ghost in the Shell »), un héros taciturne, une histoire d'amour entre un humain et une androïde, des voitures de police volantes et une ville futuriste constamment sous la pluie (« Blade Runner ») et des combats câblés filmés au ralenti (« Matrix »). Sans oublier une esthétique manga très prononcée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, contrairement à ses prédecesseurs, « Natural City » n'a rien d'un grand classique de la SF et ce pour plusieurs raisons. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scénaristiques, avant tout. &lt;br /&gt;Complexe, le scénario n'en est pas moins original et captivant et repousse, une fois de plus, les limites entre l'homme et la machine. &lt;br /&gt;Mais si l'intrigue se révèle travaillée et riche en rebondissements, elle n'empêche pas l'ennui de poindre au delà de la première demi heure. « Natural City » met en scène des personnages tristes et torturés mais parvient rarement à les rendre intéressants d'autant que les performances des acteurs ne sont pas transcendantes...&lt;br /&gt;Hormis le héros, volontairement antipathique, les protagonistes demeurent de simples silouhettes sur lesquelles on ne sait pas grand chose.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a parfois l'impression qu'à force de nous balader à droite à gauche sans faire avancer le scénario, le réalisateur a voulu rallonger son film artificiellement. C'est d'ailleurs dommage vu qu'en étant plus concis, il aurait gagné en clarté et donc en intérêt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde raison, elle, est purement visuelle. « Natural City » bénéficie d'effets spéciaux exemplaires ( et récompensés au cours de nombreux festivals) mais peine à les mettre en valeur. &lt;br /&gt;Si les vaisseaux spatiaux et autres paysages de synthèse étonnent par leur crédibilité, les scènes d'action décoivent par leur manque de précision.&lt;br /&gt;Le film multiplie les combats matrixiens, usant et abusant de ralentis qui se veulent esthétiques. Malheureusement la rapidité du montage empêche constamment de voir ce qui se passe à l'écran : les plans défilent à une vitesse fulgurante et seuls les effets sonores nous permettent de décortiquer les affrontements.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, la surenchère dans les mouvements acrobatiques et les effets de destruction laissent de marbre puisque on n'a même pas le temps d'en profiter. &lt;br /&gt;Sans oublier que la plupart des personnages portent une armure, semblable à celles de « Final Fantasy » qui ne permet pas de les distinguer (ils enlèvent d'ailleurs leur casque dans les moments importants...) et que le filtre bleuté du film les laisse souvent dans la pénombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pire, malgré leur effet stroboscopique désagréable, les scènes d'action brillent par leur rareté. Passé l'introduction, il faudra attendre facilement une bonne heure pour que les personnages ressortent leur pétoire.  &lt;br /&gt;Les deux heures semblent alors parfois s'éterniser même si la fin rattrape le coup. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Natural City » aurait pu être un nouveau fleuron du cinéma sud-corréen, au même
